Les notes de LOSC-OL (1-1) : soupe et solide à la fois

Lopes

LES NOTES. Toujours mièvre dans une expression collective qui ne sait pas trop vers quoi elle doit pencher, l’OL n’a toujours remporté que trois matchs en neuf journées mais repart de Lille avec un bon point. Et peut-être une charnière.

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de LOSC-OL (1-1)

Anthony Lopes (6). La question de sa responsabilité sur le but de Jonathan Bamba, où il semble trop court de façon suspecte, fait plus que se poser. Mais ses jumps bondissants ont ensuite suffisamment sauvé l’OL pour qu’on n’ait pas envie de s’appesantir là-dessus.

Léo Dubois (3). Les quelques interventions précieuses à son actif en défense ne suffisent pas à compenser ses difficultés à contribuer au jeu. Surtout, il a de nouveau montré les signes d’un joueur au bout du rouleau en perdant notamment, à deux reprises, plusieurs mètres sur un crochet simple de son vis-à-vis. Il a naturellement pris le brassard dans une fin de match où toute l’équipe est passé en mode sauve-qui-peut, lui qui évoluait dans ce registre depuis la 20e minute (de cette saison).

Maxwel Cornet (2). Le regard désespéré de Lopes, qui n’a même pas eu besoin de rajouter un mot, après un énième débordement d’Araujo de son côté en dit sans doute plus long que tout ce qu’on pourrait écrire. Et laisser sans voix Lopes, c’est un vrai exploit.

Et si Maxwel Cornet
était le Totti de l’OL ?

Sinaly Diomandé (7). Toujours une petite crainte lorsqu’il va au duel, à cause de ce ratio bonne agressivité/hasard qui flirte encore trop souvent avec le 50%. Mais ce soir, le ratio est monté plutôt haut, avec une majorité des duels gagnés, auxquels le jeune défenseur a ajouté un placement globalement bon, et un apport avec le ballon toujours aussi positif. Point de bonus pour avoir glissé sans encombre à droite de la charnière après l’entrée de Benlarmi, et pour s’être bien adapté au siège lillois. Un premier gros test très réussi, qui en appelle d’autres, avec un ratio excitation/inquiétude qui devrait monter chez les supporters de l’OL.

Marcelo (1). Après plusieurs matchs corrects, voire bons, on commençait à se demander si notre rédaction n’était pas trop anti-Marcelo par principe, tout comme on est (parfois) trop pro-Aouar par principe. Et puis Marcelo a décidé de rappeler pourquoi les principes sont importants dans la vie, avec un deuxième carton jaune stupide reçu dans une zone non-dangereuse en début de seconde période. On ne lui en veut pas tellement pour le résultat final, mais plutôt pour nous avoir contraint à une indigne seconde mi-temps, tout en offrant à son coach une excuse pour cette bouillie impardonnable, même à 10 contre 11. Certes, certains feront remarquer que le premier carton jaune est très sévère, et pas cohérent avec d’autres contacts en seconde mi-temps. Mais Mikaël Lesage a probablement voulu sanctionner en avance l’ensemble de l’oeuvre de Marcelo durant sa courte présence sur la pelouse : pris de vitesse dans son dos sur plusieurs longs ballons lillois, des placements toujours aussi hasardeux sur les centres en retrait, un jeu au pied long défaillant, et une relance simple plein axe ratée dans une zone dangereuse.

Remplacé (indirectement) par Djamel Benlamri (7), dans le rôle du senior devenu lent et qui n’aime rien tant que subir un siège un dimanche après-midi pluvieux sur un terrain boueux. Et qui gagne, même à l’arrache, 100 % de ses duels. Le contexte était favorable pour lui, mais un match de Z’Homme (comme on dit en Algérie) comme Marcelo en a fait plus dans l’esprit de ses fans qu’en réalité.

Lucas Paqueta (6). Après deux premiers matches plutôt neutres, Paqueta a dévoilé un peu plus de ses qualités ce soir. De façon surprenante, ce n’est pas la facette qu’on attendait le plus qu’il nous a montrée. Quelques bons déclenchements de pressing en première mi-temps, beaucoup de courses défensives, des passes interceptées et une belle couverture de balle. Cet abattage a été bien utile face à un collectif lillois plus huilé et sûr de ses forces et accessoirement à un de plus pendant 40 minutes. Il faudra maintenant en montrer plus offensivement, et quelques éclats épars laissent penser qu’il en est capable.

Thiago Mendes (6). En première mi-temps, il a souvent pris la responsabilité de la première relance. De façon assez neutre et avec un peu de déchet sur le jeu long, mais sa passe quasi décisive pour Aouar sur le but lyonnais vient joliment rehausser l’ensemble. Après l’expulsion de Marcelo, il s’est attaché à bloquer les lignes de passes au cœur du jeu. Pas un match énorme, mais une prestation plutôt solide. Et après 15 mois de médiocrité, pour lui, ça veut dire beaucoup.

Houssem Aouar (7). Peut-être un brin surnoté (mais même pas sûr), mais il a toujours tenté d’être dangereux en première période. Il aurait pu donner une passe décisive sublime en une touche (pour Toko-Ekambi sur l’action bien défendue par Kadewere), il a finalement été récompensé d’une passe décisive involontaire (pour la poitrine de Zeki Celik). On a aussi envie de lui donner un petit bonus pour son remplacement à la 52e qui a mis fin au bon moment passé à voir l’OL jouer au foot.

Memphis Depay (5). Il aime clairement ce rôle de faux neuf qui décroche et profite des mouvements des joueurs autour de lui, et l’a montré en première période même si le contexte l’a moins mis en valeur que la semaine dernière (comprendre que Lille savait défendre, contrairement à Monaco). On l’a logiquement moins vu en deuxième période, les ballons arrivant moins pour cause d’infériorité numérique et la sortie d’Aouar, mais on aurait justement aimé qu’il se montre plus pour aider à les ressortir. Remplacé par Moussa Dembélé (74e) qui n’a même pas eu l’occasion de taper sur le cul de la bouteille de ketchup.

Tino Kadewere (5). Il a beaucoup énervé Toko-Ekambi suite à la grosse occasion lyonnaise avant l’ouverture du score lilloise, même si la gravité de la gêne est peut-être exagérée et que le Zimbabwéen pouvait légitimement penser avoir la priorité et attendre que le Camerounais décale sur la gauche. Dans tous les cas, le fait que ce soit sa seule action marquante offensive est trop court. Mais il aura abattu un certain travail défensif.

Karl Toko-Ekambi (5). Très percutant en début de match, moins après le fameux duel raté. Son autre moment marquant du match est une simulation grotesque dans la surface. Remplacé en fin de match par Bruno Guimaraes (74e) pour subir le siège.

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Patrice

    2 novembre 2020 at 10:26

    Comme vous, je ne comprend pas comment Antho peut prendre ce but, meme si la balle est frappée et bien placée. Le Bamba, il est quand meme en dehors de la suface. Mais bon, il sauve la baraque ensuite…

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