Les notes de Lens-OL (1-1) : un peu trop nul aux finales

Memphis

LES NOTES. Alors que le PSG fait tout ce qu’il faut pour laisser la place au rêve, l’OL n’a toujours pas gagné une seule de ses « dix finales ». Pour la troisième, il s’en est presque bien sorti avec un nul à Lens (1-1) au terme d’un match indigent, comme la grosse moitié des joueurs choisis par Rudi Garcia. Les Lyonnais deviennent quasiment favoris pour la quatrième place, mais la bonne nouvelle, c’est qu’ils tiennent rarement leur rang.

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Anthony Lopes (4). Une grosse boulette du Portugone à la relance aboutit à un but heureusement refusé des Artésiens (35eme). Il s’est mis en évidence sur un très bel arrêt sur une volée de Clauss dans la foulée (37eme) puis au retour des vestiaires. Il n’est pas heureux sur le but qu’il encaisse, entre les jambes. Frustrant, à l’image du match lyonnais.

Maxwel Cornet (3) et Léo Dubois (3). La mort n’est pas la seule chose inéluctable. Les prestations insipides ou moyennasses de Cornet et Dubois sur les côtés de la défense de l’OL le sont aussi. Remplacés par Melvin Bard (76e) et Mattia De Sciglio (59e), qui n’ont pas été beaucoup plus excitants mais qui ont au moins l’excuse d’avoir été là moins longtemps.

La responsabilité de la charnière sur le but lensois, avec Clauss qui part entre les deux, est sans doute un peu engagée. Jason Denayer (5) a toutefois comblé trop de trous pour qu’on lui en veuille, toujours dans son style inimitable qui paradoxalement l’avantage peut-être visuellement (syndrôme Voeckler du mec qui semble à l’arrache et qu’on remarque plus). Marcelo (4) n’a pas été infamant défensivement, même s’il s’est gentiment rangé sur le bas-côté quand le convoi exceptionnel Fofana est arrivé lancé dans la surface en première période. Mais le central brésilien a trop symbolisé les soucis dans le jeu de l’OL, avec ses longs ballons pour ne pas avoir à construire. 

Le milieu restera sans doute le secteur où le différentiel entre le talent à disposition et ce qu’on voit sur le terrain aura été le plus frustrant cette saison. Thiago Mendes (3) n’est pas celui dont on attend le plus, mais il arrive pourtant à nous décevoir un peu plus chaque semaine. Neutre offensivement et plus si solide défensivement, il profite d’une place réservée qui semble de plus en plus indue. Bruno Guimaraes (4), qui pourrait être son concurrent en sentinelle, a joué ce samedi un cran plus haut et n’a pas vraiment été flamboyant. Deux passes laser ont toutefois rappelé qu’il avait été un joueur qui avait changé à lui tout seul le visage d’une équipe terne, il y a à peine un an.

Lucas Paqueta (5) n’a pas été exempt d’imprécisions lui aussi, mais a eu le mérite de ne rien lâcher. Un gros contact avec Jean-Louis Lèque (prononciation corso-ch’ti) dès la première minute, et un but à la fois beau et laid pour arracher le nul (81e). Entretemps il avait causé une frayeur au gardien lensois en le faisant sortir de sa surface le long de la ligne, et tenté une bicyclette après contrôle de la poitrine qui était l’un des rares beaux gestes lyonnais du match. Guimaraes a été remplacé par Maxence Caqueret (59e) et Mendes par Islam Slimani (70e), auteur d’un magnifique « Arrête frérot ! » à monsieur Millot après son expulsion.

Memphis Depay (3) a donné les rares forces que la trêve internationale lui avait laissée. Il a décroché pour venir proposer des relais dans le jeu, a proposé des courses en profondeur, a beaucoup pressé, mais sa débauche d’énergie lui a coûté sa justesse technique. Trop irréprochable dans l’état d’esprit, finalement. Mouille moins le maillot la prochaine fois, bro.

Tino Kadewere (2). Deux immenses occasions vendangées. Ce qui permet au moins de faire oublier son match beaucoup trop neutre. Soldat de Garcia, il symbolise sa dynamique depuis janvier : nulle. Remplacé par Rayan Cherki (76e), qui est entré avec une envie débordante et encore plus de frissons dans les pieds. De quoi amener le but du 1-1, en accompagnant l’effort de Paqueta. Quelques munitions gâchées à 1-1, mais vu ce qui est toléré à d’autres, il faudrait une sacré dose de mauvaise foi pour lui en vouloir. Si vous en cherchez pour pimenter votre journée dominicale, rendez-vous sur Facebook !

 

Karl Toko Ekambi (4). Une immense occasion vendangée sur une superbe passe de Guimaraes, mais de la justesse dans le jeu par ailleurs, notamment en deuxième période sur l’aile droite, à l’image du caviar offert à Kadewere. Le raté l’emporte cependant sur le reste du match. Si on peut tolérer les sous performances face au but en première partie de saison, maintenant, ça chiffre immédiatement. On a paradoxalement presque envie de le surnoter pour son action gag dans les dernières secondes, qui nous a offert un éclat de rire sincère dans une soirée où l’on a peu souri.

(Photo Damien LG / OL)

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