Les notes de Juventus-OL (2-1) : Maxence Caqueret, fort comme un bluff

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LES NOTES. Emmené par un grand Aouar et un Caqueret qui fait toute la différence, l’OL a éliminé la Juventus en perdant sur un score suffisamment court pour décrocher avec une équipe improbable le deuxième plus grand exploit de son histoire européenne. À sa manière : sur un malentendu.

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Anthony Lopes (4). Un match contrasté. Un bug de jeu vidéo sur une sortie au sol sur Bernadeschi en première mi-temps. Un nouveau contre-pied sur penalty qui est un peu plus qu’anecdotique. Par la suite, il a remporté son premier duel avec Ronaldo sur un coup franc, avant de s’incliner sur une frappe de loin sur laquelle on a l’impression qu’il pouvait faire un peu plus. Mais présent dans les airs face aux nombreux centres de la Juve.

Jason Denayer (5). Fun fact : il est titulaire dans une équipe quart de finaliste de la Ligue des champions. Il perd un ballon dans sa surface sur la première occasion de Cristiano (8e). Pas hyper bon, mais jamais vraiment coupable, il sort boitillant à la 60e. Remplacé par Joachim Andersen, qui a parfois ressemblé sur ses premières actions à un puceau tout nu devant quelqu’un pour la première fois, mais aura ensuite tout pris de la tête et relancé propre, au cours d’une demi-heure où l’OL a plutôt bien géré sa surface. Est en fait le meilleur central lyonnais, mais ce serait temps qu’il en prenne conscience.

Marcelo (7). Fun fact : il est titulaire dans une équipe quart de finaliste de la Ligue des champions. Sauve la patrie après que Bernadeschi avait humilié Cornet et Marçal et dribblé Lopes (20e). Dans le rôle de sa vie quand il s’agit de camper dans son camp, il a été solide dans la boîte. Les quelques fois où un imprudent lui a fait une passe, ça a été plus compliqué. Mais assez rare, merci.

Fernando Marçal (5). Fun fact : il est titulaire dans une équipe quart de finaliste de la Ligue des champions. Aurait pu tout foutre en l’air avec un coup de coude débile à Cristiano alors que Lopes avait le ballon et la situation bien en mains (25e), cinq minutes après s’être fait fumer par Bernadeschi. Il a toutefois pas mal écopé de la tête sur les centres centres de la Juve au deuxième poteau. Et réalise une magnifique faute de salopard en toute fin de match, avec le double mérite d’annihiler une occasion turinoise et annuler le rouge qu’aurait mérité Bruno juste avant, quand l’arbitre a laissé l’avantage. Splendide symbole d’une épopée improbable qui n’aurait pas eu lieu sans un sauvetage improbable de sa part contre Leipzig.

Léo Dubois (3). Ce tweet est le seul truc à retenir de son match. Remplacé par Kenny Tete (90e), pour gérer la fin de match (à la fois avec un profil plus défensif et un changement pour casser le rythme).

Bruno Guimaraes (5). Très en difficulté dans une première mi-temps où la Juve l’a constamment mis sous pression et où il a manqué de spontanéité et de précision dans ses transmissions. Du mieux en seconde période avec une intensité physique supérieure, notamment.

Houssem Aouar (8). Il a confirmé son énorme match aller en donnant le tournis au milieu et à la défense de la Juve jusqu’à sa sortie pour Thiago Mendes (90e). En cherchant constamment les demi-espaces, il a fait un bien fou à l’OL sur les remontées de balle et sur plusieurs belles séquences de conservation, mais aussi dans les temps faibles, lorsqu’il fallait reprendre son souffle dans des moments irrespirables. Juste dans les passes et toujours précieux par ses courses verticales. En bonus, un délice de dribble sur Bernardeschi (14e) qui rejoindra dans les compilations son petit pont du match aller. Patron.

Maxence Caqueret (8). Difficile de croire qu’il s’agissait de son premier match en Ligue des Champions (mais si, rappelez-vous du match contre le Zenit où Rudi Garcia avait préféré faire jouer Denayer à ce poste). Dans un rôle de relayeur droit qui lui va à merveille, il a tout fait. Précieux de par sa disponibilité constante, y compris dans la profondeur, et dans sa capacité à absorber la pression, il n’a pas rechigné à aller au combat. Une semaine après avoir couvert 14 kilomètres contre Paris, il a à nouveau démontré un énorme volume de course, avec de nombreux replis pour couvrir le côté droit. Son dribble en seconde période pour s’ouvrir le but, plein axe, est la cerise sur le gâteau de son superbe match.

Maxwel Cornet (5). Son match ne fera pas avancer le débat autour de son cas. Comme la semaine dernière, il a été très actif et généreux, il n’a par contre jamais rien fait avec le ballon. Pour jouer au foot, c’est forcément compliqué. Mais vu que l’OL doit s’attendre à des matchs comme celui de ce vendredi, ça ne devrait pas être trop problématique.

Karl Toko Ekambi (5). La surprise du onze. Sur le papier, ce n’était pas si bête de remplacer un Moussa Dembélé apparu émoussé contre le PSG par un profil plus avaleur de profondeur. Sur le terrain, ça a été moins convaincant. Dembélé, qui l’a remplacé à la 67e, a d’ailleurs apporté une présence bien plus visible, même si l’on peut arguer que la défense avait été usée par son prédécesseur.

Memphis Depay (7). Il sait toujours faire le show, y compris dans un match tendu entre deux équipes sans grandes idées : une panenka couillue pour ouvrir le score à la 12e, les réglementaires doigts dans les oreilles pour faire taire un stade à huis clos, une main sifflée sans logique pour garder un peu de suspense. Mais il sait aussi mettre les mains dans le cambouis, et est d’ailleurs sorti bien fatigué à la 67e. Son remplaçant Jeff Reine-Adélaïde a lui aussi fait les efforts défensifs, un cran plus bas que le Néerlandais, dans une dernière demi-heure où l’OL n’a de toute façon fait que ça.

(Photo Damien LG / OL)

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