Les notes d’OL-Toulouse (4-1) : il faut bien que jeunesse passe

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LES NOTES. Pas ouf mais suffisamment sérieux, un OL remanié s’est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue en battant – comme tous les clubs de Ligue 1 – un triste Toulouse (4-1). Seul problème : Gouiri et Cherki ont été bons, alors qu’il aurait fallu être génial pour chambouler le pourtant faible ordre établi.

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Ciprian Tatarusanu (5). Pour son premier (et peut-être dernier) match avec l’OL, le gardien roumain n’a rien pu faire sur le but toulousain et a globalement été au chômage technique à part ça. Il a ainsi dû attendre la 19e minute pour faire son premier arrêt en repoussant une frappe pas cadrée et trop écrasée de Jean-Victor Makengo, avant de repousser du genou une frappe de Kelvin Amian sur un moment de flottement de la défense après un coup franc joué rapidement par Toulouse (34e). Et c’est à peu près tout. Rien de compliqué, mais la performance de Mauro Goicoechea a montré que tous les clubs de Ligue 1 n’ont pas un deuxième gardien capable de faire les arrêts pas compliqués.

Kenny Tete (6). Positionné à droite du 4-2-3-1 sur la compo, mais le système se muait en réalité en 3-4-3 avec lui qui se recentre et Cornet qui monte pendant que Terrier prend l’axe en phase offensive. Le Néerlandais, capitaine d’un soir, a donc plutôt été défenseur central que latéral et, comme les autres centraux de l’OL, n’a pas eu grand chose à faire vu l’inoffensivité de l’attaque toulousaine. Il l’a mieux fait que ses compères, en étant plus solide dans les duels et en se projetant parfois vers l’avant (forcément).

Marcelo (4). A failli découper un Toulousain d’entrée sur une action anodine, mais il était encore plus en retard que son tacle donc le mec était déjà parti. Il a moins subi le public, absent, que les Toulousains, pourtant guère plus présents. Il est trop passif sur le but de Manu Koné (2-1, 48e).

Joachim Andersen (4). Toujours juste quand il s’aventure dans le camp adverse (il est d’ailleurs à la construction du deuxième but), il semble tétanisé dès qu’il revient dans sa zone. Puisqu’il n’a aucune qualité pour jouer attaquant et pas assez de défauts pour jouer à Toulouse, on lui donne ce conseil reçu au moment de passer le permis : bois un blanc juste avant, ça ira mieux.

Maxwel Cornet (3). Dans quelques années, on pourra mesurer le climat de désespoir qui entourait l’OL en retrouvant ces quelques « Et pourquoi pas ? » qui ont suivi l’annonce du repositionnement de Maxwel Cornet en arrière gauche. Ce qui était sur le papier une idée absurde s’est rapidement transformé sur le terrain en très mauvaise idée. Pas vraiment arrière gauche en phase offensive où il jouait davantage milieu latéral, l’ancien Messin n’était pas vraiment défenseur en phase défensive non plus. Son côté a régulièrement été laissé à l’abandon et ce n’est pas un hasard s’il est coupable. Au rayon des expériences ratées de Professeur Garcia, on pourra facilement mettre celle là dans le top 3. Pour l’instant.

Jean Lucas (6). Un but et une passe dé, le match statistique est à noter pour un 8, d’autant plus s’il ne joue jamais. Il y a d’ailleurs de belles choses à noter dans le match d’un 8 dont on voit qu’il aime aller de l’avant comme un golden retriever aime sa balade au parc du samedi après-midi : si tous nos milieux étaient aussi enclins à jouer vers l’avant que lui, notre vie serait moins triste. Pour autant, malgré une présence à la fois offensive et défensive, on sent chez lui un manque de maîtrise, comme par exemple sur le but toulousain. Contre Toulouse, ça se passe bien, mais quid contre des joueurs de foot ? Remplacé par Lucas Tousart (81e), rien à signaler.

Thiago Mendes (6). Présent en attaque (une passe décisive), mais moins que Jean Lucas. Présent en défense, mais moins de duels spectaculaires. Sauf qu’on sent qu’il maîtrise mieux son sujet, le ballon, et qu’il est plus capable de faire la même chose contre des gros. Pas de quoi dissiper les critiques sur son ratio niveau/valeur, mais le numérateur augmente.

Bertrand Traoré (6). Il a débloqué la situation dès les premiers instants sur, devinez quoi, un rush depuis la droite et une frappe enroulée du pied gauche (1-0, 2e). On a ensuite parfois revu le Traoré énervant, c’est à dire celui qui fait la même chose sauf que ça ne marche pas. Il a au moins eu le mérite d’être présent défensivement, et a finalement fini avec un doublé en redonnant de l’air à l’OL dix minutes après la réduction du score (3-1, 57e), du pied droit et sans dribble cette fois. Remplacé par Houssem Aouar (69e), dont on s’est demandé si ce n’était pas risqué de le faire entrer vu le nombre de blessés qu’il y a déjà dans l’effectif. Vu l’intensité de la fin de match, il ne risquait en fait pas grand chose.

Rayan Cherki (5). Souvent dans le bon tempo et brillant dans son entente avec Gouiri en première période, Cherki aurait pu faire basculer le match à lui seul s’il n’avait pas été terriblement brouillon dans ses derniers gestes. Pas loin d’être décisif sans jamais parvenir à l’être, Rayan Cherki aura permis d’acter deux choses ce soir : d’une part qu’il n’est pas encore totalement mûr pour jouer les premiers rôles (le contraire aurait été presque inquiétant, à seulement 16 ans), d’autre part qu’il a bel et bien la densité physique pour tenir sa place chez les grands et la caisse pour jouer 90 minutes. Titulaire, pas tout de suite. Joker pour la dernière demi-heure, oui, mille fois.

Martin Terrier (5). Dans un teen movie, il serait cet élève gauche et geek que personne n’avait remarqué mais qu’un incroyable twist va révéler pour finalement en faire le roi du bal de fin d’année. On attend juste le twist (et non, un but inutile contre une défense inexistante, ça ne compte pas).

Amine Gouiri (5). Il n’y a pas eu ce but qu’on aurait aimé voir, et il n’a pas eu énormément de ballons non plus. Pourtant, on a aimé le voir participer au jeu, combiner avec Cherki comme s’ils étaient dans l’effectif depuis un an, et même se créer quelques occasions de frappe. Reste à retrouver le côté létal qu’on lui connaissait avant sa blessure. Remplacé par Moussa Dembélé (79e) qui n’a pas vu beaucoup de ballons dans une fin de match en gestion.

(Photo Damien LG / OL)

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