Les notes d’OL-Strasbourg (3-0) : les rois fainéants

OL

LES NOTES. De retour (provisoirement ?) sur son trône, l’OL n’a pas eu besoin de forcer beaucoup pour battre un Strasbourg réduit à 10 au quart d’heure de jeu. Si la première période a montré une belle capacité à imposer son jeu, dans des conditions toutefois spéciales, la deuxième a surtout consisté en un exercice de gestion, même pas facilité par des changements rapides.

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d’OL-Strasbourg (3-0) !

Anthony Lopes (5). L’un des rédacteurs s’est souvenu au bout des arrêts de jeu qu’il était responsable de la note d’Anthony Lopes et devait écrire un mot sur celui-ci. C’est chose faite en 15 secondes, soit plus de boulot que le gardien de l’OL n’en a eu.

Dans un match que l’OL aurait dû emballer bien davantage, les défenseurs n’ont pas vraiment permis d’asphyxier un adversaire réduit à dix dès le quart de jeu et l’expulsion de Thomasson. Maxwel Cornet (5) a été neutre, ce qui n’est pas son plus mauvais rôle. Guère plus influent dans le jeu, Léo Dubois (5) a au moins eu le mérite de délivrer quelques galettes en début de rencontre. La première d’entre elles a trouvé Sinaly Diomandé (5), gêné par… Marcelo (4), comme si les deux centraux avaient décidé qu’ils trouveraient des duels à disputer, pour s’occuper, parfois pour rien. Résultats des courses, ils ont réussi à prendre leur biscotte chacun, et le Brésilien aurait même pu se faire expulser sur une main, ce qui lui a valu d’être remplacé par Djamel Benlamri (71e). L’Algérien aurait peut-être aimé jouer à la baston lui aussi, mais Strasbourg n’y était plus du tout. Mattia De Sciglio a lui touché sa prime de match et validé un nouveau module de son Erasmus en jouant défenseur central quelques secondes (remplacement de Diomandé à la 89e et arbitre qui ne fait jouer aucun arrêt de jeu).

Le milieu de terrain de l’OL, déjà plutôt à l’aise face à un bloc strasbourgeois bas, a carrément été dans un fauteuil suite à l’expulsion d’Adrien Thomasson – enfin, jusqu’à l’espèce de gestion collective en attendant des changements perdus sur la même route que David Vincent. Thiago Mendes (7) aurait pu connaître un début de match compliqué si Lopes avait été moins attentif alors que le Brésilien avait finalement laissé passer un centre-tir pas facile à gérer. Mais la faute de Thomasson sur lui aura été le tournant du match, pour l’OL comme pour lui. Sa passe décisive de l’exter sur le but de KTE est sa première de la saison. Elle doit beaucoup à la capacité du Camerounais à aller vite et conclure en bout de course, mais a récompensé son envie d’aller de l’avant. Il faut dire que les deux autres milieux, très bons offensivement par ailleurs, l’ont de toute façon bien aidé défensivement.Lucas Paqueta (7) s’est parfois retrouvé à défendre comme un chien en position de latéral (des deux côtés d’ailleurs) et Houssem Aouar (7) a lancé quelques pressings efficaces, comme sur l’ouverture du score. Le numéro 8 de l’OL confirme son retour en forme, forcément une bonne nouvelle dans la course au titre.

On parlait ces dernières semaines du moment où Tino Kadewere (4) allait perdre la réussite qui le faisait marcher sur l’eau : on y est, sans l’ombre d’un doute. Dans un match certes dans un faux rythme, il a beaucoup trop facilement disparu : pas grand chose à lui reprocher, à part quand même de ne pas avoir concrétisé une action collective magnifique, mais on a bien l’impression que sa place aurait pu être prise par n’importe quel offensif avec (au minimum) le même résultat. Karl Toko Ekambi (6) accuse lui aussi le coup, mais on l’a plus vu que son coéquipier, et son but matérialise cette présence pas mauvaise. Un match moyen, somme toute, contrairement à celui qui semblait le plus en difficulté récemment : Memphis Depay (8), qui a éclairé le jeu lyonnais. Face à un un bloc bas et un peu découragé, il avait les conditions parfaites pour décrocher, participer au jeu, et se fendre de quelques gestes techniques bienvenus. Une passe décisive et deux buts, dont un magnifique sur coup franc direct. Le trio offensif a été remplacé par Cherki, Slimani et Da Silva : si l’entrée du dernier à la 88e est anecdotique au delà de l’émotion de débuts professionnels, les deux autres ont fait des entrées à la 71e assez comparables. Leurs fans salueront le fait d’avoir réussi à se faire voir, avec des gestes offensifs plaisants ; leurs détracteurs pointeront, une fois encore, une impossibilité à être décisif (surtout pour Cherki). Mais dans l’apathie générale de la deuxième période, ils ont des circonstances atténuantes.

(Photo Damien LG / OL)

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