Les notes d’OL-Sochaux (5-2) : du banc et du moins bien

Benlamri

LES NOTES. Largement favoris sur leur pelouse face à une équipe de Ligue 2, les Lyonnais ont réussi à se faire peur, laissant Sochaux revenir deux fois à une longueur. La faute à une défense pas à la hauteur de sa puissance offensive, grâce notamment à la jolie performance des jokers Slimani et Cherki, plein d’entrain et décisifs dans cette qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe de France.

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d’OL-Sochaux (5-2) !

Julian Pollersbeck (4). Il aurait été un milieu coréen, on aurait dit qu’il était vif et discipliné. Mais comme c’est un gardien allemand, eh bien, il joue haut et relance bien au pied. Avec ses mains, ça a été moins convaincant. Pas assez autoritaire sur le second but de Bédia (3-2, 56e), il n’a pas non plus bloqué une ultime tentative de loin. Difficile de donner un avis définitif après un seul match, on s’en tiendra donc au racisme primaire.

Mattia De Sciglio (5). Un délicieux centre tendu pour le genou de Cornet (2-0, 10e), pour une action qui dit tout de la magie de la Coupe. Nettement plus à l’aise offensivement à droite mais pas bien plus sûr derrière. Sans grande conséquence cette fois-ci, même si le frêle Soumaré a réussi à le distancer à la course à chaque fois qu’il s’est invité dans sa zone. Remplace par Léo Dubois (86e).

Sinaly Diomandé (2). On aime un peu trop Sinaly Diomandé pour vous dire la vérité. Alors imaginez-vous le Bako Koné de 2012, 2013 quand vous allez lire la suite. Particulièrement médiocre dans la relance, il a semblé en difficulté dès que les joueurs de Ligue 2 se pointaient dans les 40 mètres. Sans surprise, il rate son intervention sur le but de Bédia (2-1, 41e) et laisse encore partir l’Ivoirien sur son doublé (56e). Une prestation catastrophique qui ne remet pas tout en cause, mais rajoute une inconnue supplémentaire à l’équation de la défense, à court terme mais aussi dans l’optique de la saison prochaine.

Djamel Benlamri (5). Il récupère un point bonus sur une tête décroisée au premier poteau sur un corner de Cornet (1-0, 9e). Une action sur laquelle il provoque une première blessure, celle de Johan Martial, dont on a dû bander la tête après qu’il a été percuté par un coéquipier lui aussi trompé par la course du central algérien. Culpabilisant probablement de n’y être pour rien, il s’est personnellement occupé du cas d’Ambri, qui lui ne reviendra plus sur le terrain. Pour prouver son humanisme, Rudi Garcia l’a sorti à la 68e. Plus pacifiste, son remplaçant Jason Denayer s’est contenté de marquer, à la réception d’un corner de Cherki (77e).

Melvin Bard (6). Il perd le ballon et n’est peut-être pas revenu assez fort sur Soumaré sur l’action du deuxième but sochalien. Rien n’était scandaleux, mais il fallait en parler, comme ça, ça nous permettra de trouver un semblant de raison à ne jamais voir en championnat celui qui a prouvé qu’il était très probablement le meilleur latéral lyonnais. Tonique, solide, calme et propre, il a été sorti par à un quart d’heure de la fin par Toko Ekambi (74e), histoire qu’on n’en sache pas trop.

Le secteur offensif, au sens large, a connu un match très kiffant, et parfois un peu frustrant sur certains ratés. A sa base, Bruno Guimaraes (6) a eu un rôle d’équilibre et de première relance peu visible, mais sans doute indispensable pour huiler la belle mécanique générale. Son match est toutefois entaché par son implication sur les deux buts sochaliens, et son remplacement par Thiago Mendes à un moment où l’OL n’avait qu’un but d’avance (74e) avait pour but de fermer la boutique. Mais ça nous a malgré tout fait plaisir de revoir BG en 6.

Dans un match d’où l’on a envie de ressortir et fixer sur DVD un bon paquet d’actions collectives de l’OL, les deux relayeurs Lucas Paqueta (8) et Houssem Aouar (7) ont été impliqués sur chacune d’entre elles. Le Brésilien a notamment brillé par son jeu de corps, avec deux occasions créées sur des feintes en laissant passer le ballon. Il aurait aussi pu signer une passe décisive si Aouar avait été plus en réussite devant le but sur un centre en retrait, puis sur une talonnade dans la foulée. Le capitaine lyonnais a été remplacé par Maxence Caqueret (86e).

Maxwel Cornet (7) n’aura lui pas forcément été en vue dans les envolées collectives, mais a grandement contribué à ce que l’OL ne tergiverse pas, en étant décisif deux fois sur les dix premières minutes. Sa passe décisive sur corner a été la plus originale de ses actions marquantes (même si on l’avait déjà vu en tirer auparavant) : son but marqué du genou et de façon spectaculaire était totalement cornetien, comme le fait de trouver le poteau opposé sur un centre raté.

Rayan Cherki (8) a lui aussi donné une passe décisive sur corner du gauche, ce qui est encore plus original puisqu’il est en théorie droitier. Enfin, vraiment en théorie, mais disons qu’il tire plutôt les coups de pied arrêtés de ce pied-là. Il a d’ailleurs raté du droit une belle occasion au bout d’une des fameuses actions collectives, même si c’était sans doute moins facile à mettre qu’à première vue. Très bien pour le reste, avec un doublé. Et toujours cette conduite de balle avec des petites touches ultra-rapides et imprévisibles, et une lucidité, y compris en interview d’après-match, qui fait oublier qu’il n’a pas encore 18 ans.

On sait que ce genre de poncifs peut servir à cacher la médiocrité, alors on ne va pas dire qu’Islam Slimani (6) a « pesé sur la défense » même si on en a envie. On va par contre mettre en avant quelques inspirations techniques qui ne collent pas vraiment à son allure rustre et qui ont bien contribué aux fameuses actions collectives. Et promis, on évitera aussi les « Il fait fermer des bouches » à chacun de ses futurs buts.

(Photo Damien LG / OL)

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