Les notes d’OL-Rennes (1-0) : une victoire pas très carrée (ni triangle, ni losange)

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LES NOTES. Après une première période bien trop attentiste, l’OL est lentement monté en puissance contre Rennes avant de l’emporter grâce à un but d’Houssem Aouar (1-0). 

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d’OL-Rennes (1-0) !

L’absence de danger des attaques rennaises (une frappe cadrée) a permis à Anthony Lopes (5) de passer une soirée tranquille. Mais il faut voir le positif : pas d’erreur de sa part aujourd’hui !

Les deux défenseurs centraux de l’OL n’ont pas eu beaucoup de travail en première mi temps où ils se sont surtout illustrés par des relances (ratées) de Marcelo (5) et des montées de balle inutiles de Jason Denayer (6). La seconde mi-temps a été à peine plus agitée avec quelques bonnes interventions défensives de la part du duo, surtout lors d’une fin de match où les Bretons ont poussé un peu plus.

Mattia De Sciglio (4) et Léo Dubois (5) ont livré une copie assez proche, et c’est rarement pour le meilleur. Ce soir, pourtant, les deux latéraux ont fait un match correct, voire un peu plus. Défensivement, il y avait pourtant des clients pour leur faire récolter un 3 habituel. Mais l’Azzurro, certes secoué, a empêché Doku d’être décisif, et le Bleu a peu souffert. Positionné assez haut, la star de la NASA a beaucoup participé aux offensives, et avec moins de déchet que d’habitude, à l’image de son excellent centre sur un but finalement refusé pour un hors-jeu de Kadewere. De Sciglio a beaucoup moins apporté, mais s’est signalé par deux ou trois très jolis centres du pied gauche, apportant des situations à l’OL. On s’en contenterait presque, même si on a un peu peur que ça dénote surtout d’une baisse graduelle de notre niveau d’exigence à ce poste.

Quand on repense
à Ferland… 

Bruno Guimaraes (3) apparaît souvent en difficulté à ce poste de relayeur, ce match n’a pas fait exception. Il a du mal à exister au sein d’un milieu dense, et son manque de mobilité ne l’a pas aidé. Trop neutre et trop peu vertical pour aider cet OL attentiste et sans intensité à exister. Remplacé à la 58e par Houssem Aouar (6), qui a su accompagner la montée en puissance de son équipe, voire la sublimer. Tranchant et décisif, avec le seul but du match. Il est même passé tout proche d’un doublé.

Maxence Caqueret (5). Comme le reste de son équipe, on l’a vu en difficulté en première mi-temps. Il a d’abord eu du mal à fluidifier le jeu de l’OL et à vraiment se montrer défensivement. Du mieux ensuite, quand ses passes à une touche ont donné du tempo au jeu de son équipe. Une grosse occasion non cadrée, seul sur une demi-volée plein axe.

Thiago Mendes (6). Le seul à surnager en première mi-temps, et le régulateur de l’OL en seconde. Plusieurs récupérations hautes et une vraie constance pour réguler et orienter le jeu offensif de l’OL, notamment par son jeu long. Toujours disponible, calme et en contrôle.

En voyant la compo, on était assez impatients à l’idée de voir si le 4-3-3 de l’OL n’allait pas encore plus ressembler à un 4-4-2 losange. Ce n’est déjà pas loin d’être le cas d’habitude, et on se disait que ça pourrait encore plus être le cas avec Islam Slimani (3) dans l’un des deux postes de côté, en théorie. Mais l’essai n’a pas été concluant, avec un Algérien perdu, parfoix excentré à contretemps et pas assez juste techniquement lors de ses repiquages. Remplacé à la 58e par Tino Kadewere, bêtement hors jeu sur le but refusé sur un centre à ras de terre de Dubois.

Il faudrait peut-être voir Slimani à la place de Memphis Depay (6). Même si le Néerlandais ne donne pas envie de le remplacer (Rudi Garcia l’a quand même fait à la 83e en faisant entrer Maxwel Cornet) : Memphis a non seulement un profil unique dans l’effectif, mais aussi le mental pour continuer à jouer et provoquer même quand il a du déchet (plutôt pas mal en début de match). Son abnégation s’est d’ailleurs révélée décisive sur le but, avec une passe décisive après être tombé au sol dans un duel.

Avant le but, il y a eu un moment où l’on s’est dit que Karl Toko Ekambi (5) était le meilleur Lyonnais même si on ne l’avait vu que trois fois. Il faut dire qu’il avait notamment distillé les deux passes ayant abouti aux deux premiers tirs dangereux, à chaque fois pour Memphis : un bon relais juste avant la pause, un amour d’exter juste après. La montée en puissance progressive de l’OL lui a enlevé ce titre honorifique, mais si ça en rapporte un vrai en fin de saison…

(Photo Damien LG / OL)

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