Les notes d’OL-Rennes (0-1) : entre l’hommage et le désert

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LES NOTES. A Lyon, c’est entre les matchs qu’on s’ennuie le moins. Cinq jours après l’incident post-Leipzig, l’OL retrouvait ce dimanche son public, qui aura chanté tout au long d’une rencontre qui ne méritait sans doute pas autant d’égards. Car la plus belle action lyonnaise aura en effet été le coup d’envoi fictif donné par Bernard Lacombe, célébré après 40 ans d’Institution. Les spectateurs auront tout de même été autorisés par un but d’Eduardo Camavinga (89e) à siffler lorsque l’arbitre a renvoyé les deux équipes aux vestiaires, et officialisé la septième défaite de la saison de l’OL en Ligue 1. 

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Anthony Lopes (5). Des sorties autoritaires, une grosse parades sur un coup franc de Bourigeaud à la demi-heure de jeu et aucune insulte envers Marcelo. Bref, longtemps le meilleur Lyonnais, jusqu’à ce que sa main pas assez ferme devant Camavinga ne rende hommage à la performance collective (0-1, 89e).

Kenny Tete (4). Plutôt peinard pendant 25 minutes quand le jeu se déroulait de l’autre coté. Venu jouer les pompiers à gauche, il n’a finalement pas hérité de Rafinha qui a suivi Rafael (mais bien tenté Rudi) mais a gardé Bourigeaud, face auquel il a souffert. Mais pas autant qu’avec le ballon.

Rafael (4). Un début de match catastrophique à gauche face à Rafinha, qui lui a mis un petit pont d’entrée – puis plein d’autres trucs après – avant de le suivre de l’autre côté malgré la feinte de permutation de Rudi Garcia. Sa performance a longtemps été de ne pas avoir pris de rouge, jusqu’à un sauvetage miraculeux devant Niang à la 82e. Remplacé par Maxwel Cornet, dans le all-in d’arrêts de jeu qui ont duré 7 minutes.

Jason Denayer (4) et Joachim Andersen (2) ont longtemps livré le même match. Sans grosse erreur mais fade, avec des placement pas toujours terribles sur les rares incursions de Rennais assez peu volontaires dans leurs attaques. Le Danois a au moins le mérite d’essayer de jouer davantage vers l’avant, mais il se fait éliminer propre et net par Camavinga sur le but.

Bertrand Traoré (5) a remplacé à la 35e minute Jeff Reine-Adélaïde (nn) et l’on s’est dit à plusieurs moments qu’il était l’un des Lyonnais les plus intéressants par son activité et sa relative justesse technique. Ce qui en dit sans doute plus long sur le niveau de ce match que le sien.

 

Lucas Tousart (3). Comme souvent, dès qu’il subit un pressing adverse, son manque de qualité technique l’oblige à assurer en jouant avec Denayer et Andersen. Dans un double pivot, c’est un problème car tout le poids de l’organisation est mis sur son partenaire. Il est impliqué dans quelques séquences de pressing très agressives en début de match, sinon pas grand chose. En deuxième mi-temps, il est passé relayeur en 4-3-3, où son impact négatif sur le jeu a été encore plus flagrant. A noter également : une volonté incompréhensible de tirer de loin dès qu’il en avait l’occasion. Evidemment, ça n’a jamais rien donné de positif.

Maxence Caqueret (5). Il a été à l’origine de quelques ballons récupérés en défendant en avançant. Malheureusement, la plupart de ces situations ont mené à une passe en retrait de ses partenaires. Ce pressing ultra agressif lui a fait commettre quelques fautes qui ont provoqué un jaune en fin de match, mais il continue de faire tomber l’absurde cliché du joueur petit et technique incapable de défendre. Quelques bonnes orientations de jeu dans l’axe du terrain, notamment pour Dembélé et Memphis en première mi-temps qui n’en n’ont pas fait grand chose. En deuxième mi-temps, il est passé en milieu pointe basse d’un 4-3-3, en étant positionné entre les deux centraux à la relance. Il s’est offert le luxe d’être à l’origine de la plus grosse occasion lyonnaise de la deuxième mi-temps d’une belle frappe repoussée par Mendy sur sa seule montée dans les 20 derniers mètres. Seul point négatif du match, une passe stupide sur Niang qui a tenté de lober du milieu de terrain. Relativement anecdotique, mais c’était sans doute l’une des cinq plus grosses occasions de la rencontre (0,0001 xG). 

Houssem Aouar (4). l’un des rares lyonnais à avoir été au niveau dans l’implication, à l’image de ses nombreuses courses de pressing non suivies par ses coéquipiers. Malheureusement, son déchet offensif est resté assez constant, à gauche comme dans l’axe, mais il n’avait personne autour de lui pour l’aider à briller. Désespérément seul.

Memphis Depay (3). Transparent puis maladroit, le maestro habituel de l’OL n’a pas réussi cette fois à surnager dans le marasme collectif. Blessé à la demi-heure de jeu, le Néerlandais est sorti à la pause, remplacé par Martin Terrier (3) dont on a remarqué à la 80e minute qu’il était bel et bien sur la pelouse du Parc OL.

Moussa Dembélé (3). Il conclut toujours ces articles au format bulletin de notes, et autant dire qu’on finit rarement par une bonne note (dans les deux sens) en ce moment. Car l’ancien du Celtic est totalement à côté de ses pompes, et particulièrement empoté avec le ballon lorsqu’il l’a dans les pieds. Il l’a même pris dans la tête à un moment, empêchant un dégagement de Damien Da Silva de finir en corner. Donne envie de voir Maxwel Cornet sur le terrain, et l’on n’aurait pas pensé finir un article là-dessus un jour.

(Capture d’écran beIN par OL Plus)

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