Les notes d’OL-PSG (1-5) : Fernan-d’oh !

Marçal

LES NOTES. Le score final de cette demi-finale de Coupe de France n’indique pas vraiment à quel point l’OL aura regardé le PSG droit dans les yeux pendant une heure. Jusqu’au penalty concédé par Fernando Marçal et l’expulsion du défenseur brésilien, qui a permis aux Parisiens de creuser l’écart. Presque un bon signe : ça faisait une éternité qu’on ne pouvait plus s’énerver derrière un arbitrage litigieux tellement on n’avait rien pour faire illusion

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d’OL-PSG (1-5) !

Anthony Lopes (4). Pas grand-chose à faire sur les trois premiers buts, pas chanceux au départ des deux derniers. Et Mbappé s’est écarté lorsqu’il est sorti en trombe de sa surface. Rien de notable donc.

Léo Dubois (6). Une belle percée qui amène le premier but et globalement une aisance technique qui fait toujours chaud au cœur comparé aux errances de Tete il y a quelques mois. En difficulté défensivement face à Neymar cependant, même si on ne lui en voudra pas trop. Parce qu’il a semblé piocher au fur et à mesure de match, alors qu’il revient de blessure. Et parce que museler Ronaldo et Neymar en une semaine, ça aurait fait un peu beaucoup. Remplacé par Joachim Andersen (75e) pour tenir le 1-3.

Jason Denayer (5). La faiblesse relative du PSG de son côté de l’axe lui a permis de passer une soirée moins déplaisante que son compère de défense centrale. Plusieurs centres à gérer dont il s’est acquitté honorablement. Pas grand chose à faire sur les buts. Moins à l’aise quand il est passé à droite d’une défense à trois, confirmant les soucis entraperçus à ce poste contre la Juventus, surtout au contact d’attaquants plutôt vifs. De belles passes pour casser les lignes, en espérant que la nouvelle maîtrise technique et la disponibilité accrue des milieux lyonnais lui permette d’exprimer ces qualités de manière plus régulière.

Marcelo (4). Son gros cul par terre sur le crochet de Mbappé va faire le tour de twitter et refaire passer l’OL pour un club de victimes, quatre mois après les événements de Leipzig. Son match avait mal commencé, éliminé sur un changement d’appuis par le même Mbappé après à peine 30 secondes de jeu. Sur le deuxième but, il est en retard pour venir en deuxième rideau couvrir Dubois et stopper Mbappé. N’importe quel défenseur lambda du monde se serait fait éliminer sur le troisième. Un duel de bolsonaristes décérébrés en chambrant Neymar, une mauvaise habitude du défenseur brésilien (dont CR7 a probablement accroché la photo sur son banc de muscu pour se motiver en prévision du match retour).

Fernando Marçal (3). Vous avez aimé le Marçal qui marque contre son camp ? Vous aimerez le Marcal qui concède le corner de l’égalisation et le penalty du 2-1 en prenant un deuxième jaune (sévère) sur le coup. Marçal, c’est un peu comme la roulette russe, mais avec six balles dans le chargeur.

Lucas Tousart (5). Il n’y avait déjà plus beaucoup de doutes, mais ce match l’a encore confirmé : il est beaucoup plus à l’aise plus haut sur le terrain, moins apeuré de se tourner vers l’avant, proposant des solutions sans ballon et notamment des appels intéressants. Mais il y a peu de postes, en foot, où les limites techniques ne vous rattrapent pas. Et certainement pas en 8.

Bruno Guimaraes (7). Son combo passe foirée – défense molle au départ du deuxième but de Mbappé lui vaut un malus. Et la note qu’il récupère malgré tout montre la vitesse à laquelle on est tombés amoureux de lui. Même si d’autres Bruno G. ont montré qu’il ne fallait pas s’enthousiasmer trop vite pour quelqu’un qui métamorphose après le mercato hivernal un OL apathique, ça va quand même devenir difficile de rester calmes.

Houssem Aouar (6). Le score final le fait oublier, mais l’OL a plutôt dominé le PSG collectivement pendant près de 60 minutes. Une domination particulièrement nette au milieu de terrain. Bien sûr, Guimaraes a tout fait, pour tout le monde. Mais la disponibilité et la sûreté technique d’Aouar ont aussi offert régulièrement des solutions. Moins tranchant proche du but en revanche. Houssemoussé

Karl Toko Ekambi (5). On a vite eu l’impression que KTE n’était pas le profil dont l’OL avait besoin, même si on n’est toujours pas bien sûrs de quel est le sien. On avait quitté un 9 un peu trop personnel contre Saint-Etienne, on retrouve un joueur altruiste ce soir, qui lève la tête parfaitement pour donner sa passe décisive. On voit tantôt un joueur qui descend dans sa moitié de terrain pour venir dribbler 3 joueurs, tantôt un élément énervant qui rate des passes ou des appels que tout le stade a vu. Donc on l’admet : KTE, on ne sait pas Ki Tu Es.

Moussa Dembélé (4). On l’a très peu vu, et comme un symbole, un de ses plus beaux gestes est sur un ballon qu’il ne touche pas. Ça reste cependant léger, dommage qu’il n’ait pas eu le temps de jouer entre deux combats de free fight avec les défenseurs. Sacrifié après le rouge de Marçal, mais on se dit qu’il n’aurait pas pu faire grand chose de toute façon. Remplacé par Rafael (65e), qui a juste vu son équipe se faire enterrer sans y être pour grand chose.

Martin Terrier (6). Au bon endroit au bon moment en attaque, mais aussi plus bas sur le terrain, où il a été plutôt présent dans le jeu. Il ne donne toujours pas l’impression d’être un élément décisif de l’attaque, mais au moins il ne coûte rien. Grosse nécessité de travailler les pointus, par contre. Remplacé par Jean Lucas (83e), mais le match était déjà fini.

(Photo archive Damien LG / OL)

2 Comments

  1. StopRudi

    5 mars 2020 at 12:35

    Les gars vous avez craqué, ça fait 5 de moyenne collective pour une équipe qui a perdu 5-1 contre le PSG à domicile en demi-finale de Coupe de France. C’est pas possible, pas vous.

  2. Gône with the wind

    5 mars 2020 at 3:30

    D’accord pour coller un 6 à Léo Dubois, qui fait énormément de bien à l’équipe depuis son retour. Mais il me paraît vraiment coupable sur l’égalisation de Mbappé : ce dernier s’arrache alors que Dubois, qui est au marquage, ne bouge pas d’un pet’…

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