Les notes d’OL-OM (1-0) : l’exploit du petit poussif

OLOM

LES NOTES. L’OL a enfin battu un club actuellement dans le top 5 de Ligue 1. C’était en Coupe de France, c’était au bout d’un match pourri et c’était contre un OM remanié et qui n’avait pas compris qu’un nul ne rapportait pas un point, mais ça compte quand même. Surtout que ça nous a évité trente minutes de malheur en plus.

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Anthony Lopes (5). S’est autant fait chier que nous, mais au moins il était payé.

Kenny Tete (4). Face à un côté gauche marseillais peu offensif puisque Payet repiquait beaucoup et que Sakai montait peu, il a eu de quoi se dégourdir les jambes et participer offensivement, sans que ça donne grand-chose pour autant. Défensivement, pas de grosse erreur, mais quelques espaces laissés bêtement sur son aile, notamment en début de match.

Joachim Andersen (4). Comme tous les grands artistes, on a des petits trucs. Et on avait ainsi un paragraphe tout prêt pour Andersen, avec un « [insérer description de sa boulette et la minute] » au milieu. On n’en a pas eu besoin (malgré une relance dans le ventre d’un coéquipier après avoir bien surgi, mais ça n’a pas abouti à une vraie situation), ce qui est déjà pas mal. Il dégage quand même une certaine impression de fébrilité, même si Lopes lui a fait une passe dans la surface sur un six mètres. Preuve que ses coéquipiers lui font confiance, ou que Lopes est un vrai kamikaze c’est selon.

Jason Denayer (5). On fait gaffe depuis ce tweet post PSG-OL, mais il n’a pas reculé jusque dans ses buts ce mercredi. Ce qui est certes sans doute plus dû au fait que l’OM n’a jamais semblé vouloir marquer qu’à un travail d’analyse vidéo du staff.

Maxwel Cornet (4). Pas si horrible que ça selon ses standards, ce qui en dit plus sur ses standards que sur son match.

Lucas Tousart (4). A récupéré des ballons qu’il a aussitôt perdus. Du coup, il a à la fois fait plaisir à ses fans Facebook et à ses haters Twitter. Sorti blessé et remplacé par Thiago Mendes (51e) pour retrouver sa place sur Google+.

Houssem Aouar (5). Pour tenter de sortir l’équipe du marasme, il a beaucoup forcé son jeu, et ce n’est jamais une bonne nouvelle. C’est cependant sur un débordement à droite qu’il est venu nous délivrer de l’effrayante prolongation qui se profilait (un peu comme Bensebaini l’an dernier – il y a un double sens). Merci Gone.

Maxence Caqueret (6). Dans un marasme collectif qui devient petit à petit une norme, Caqueret fut le phare dans la nuit. Toujours juste, en mouvement et auteur d’un nombre de récupérations de balle mirobolant, le Petit Prince de Corbas a été l’une des rares satisfactions de ce match une nouvelle fois ultra-pauvre de la part de l’OL. Au vu du match très moyen de Tousart et de l’entrée une nouvelle fois insipide de Thiago Mendes, on se demande vraiment ce qui justifie que Caqueret ne soit pas un indéboulonnable du onze…

Karl Toko Ekambi (5). On l’avait trouvé assez moyen dans le registre de l’ailier où Garcia veut le faire jouer : ses bonnes actions des matches précédents étaient d’ailleurs plutôt venues quand il s’est recentré. Il ne l’a pas fait cette fois, mais a brillé dans un registre inattendu : un peu plus en retrait sur l’aile, et envoyant des belles passes vers l’axe. C’est d’une de celles-ci (depuis la gauche cette fois) que vient le but d’Aouar, et c’est mérité pour lui. A voir les matches suivants si c’est plus qu’une passade, mais il serait intéressant d’avoir enfin un bon passeur sur l’aile droite.

Moussa Dembélé (4). Intéressant dans le jeu, des appels plutôt malins, et même s’il n’a pas été très décisif, il a fait bonne impression en pointe où on l’a senti remuant et inspiré. Mais qu’est-ce que ça a l’air loin, 9m15, quand c’est lui qui y pose le ballon… Remplacé par Fernando Marçal (85e) une fois le score ouvert, parce que Rudi Garcia.

Martin Terrier (4) : toujours intelligent dans le jeu, que ce soit dans sa volonté de jouer en remises en une touche, ou dans ses appels entre les lignes et en profondeur. Récompensé sur le centre qui amène le penalty. Mais pour le reste, toujours cette impression de fragilité sur les contacts, de manque de vitesse sur les courses, et de tout un tas de petites choses. On va commencer à regarder le nombre de matchs qu’il parvient à obtenir dans un club comme l’OL. Un peu comme son acolyte du côté gauche Remplacé par Bertrand Traoré (77e) qui aura au final été l’homme du match ou pas loin : sa passe cachée pour Aouar aura débloqué la situation, et son entrée remuante aura animé la fin de rencontre.

(Capture d’écran Eurosport via OL Plus)

One Comment

  1. socherve

    13 février 2020 at 10:42

    Merci pour ce retour,
    Je suis un peu partagé sur Cornet. C’est un peu le seul latéral avec une volonté offensive (encore heureux) et je trouve que son amélioration dans les gestes défensifs le met au moins à égalité avec Marçal et devant Koné, ce qui fait que sa présence dans le 11 actuel n’est pas du tout déconnante au final. Au final, j’ai bien aimé le voir.

    A l’opposé c’est bien qu’on ait eu qu’une moitié du double pivot titulaire, ça a certainement facilité notre assise défensive et offensive (Bref Caqueret). Par contre, ce serait bien qu’Andersen soigne ses crises d’angoisse d’ici la fin de l’année parce qu’il y a moyen d’avoir une bonne rampe de lancement plutôt que le passeur attitré d’A Lopes (se place super bien pour relancer… hésite… passe en arrière).

    Bref un match pas très emballant mais sérieux et, franchement, cette année ça me suffit.

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