Les notes d’OL-Nîmes (0-0) : la marche en navrant

Memphis

LES NOTES. Un poil emballant dans la première demi-heure, mais en concédant plusieurs occasions, l’OL a dû se contenter d’un nul indigent face à un Nîmes Olympique privé de nombreux titulaires. Pas une surprise pour ceux qui avaient vu les deux matchs précédents. Voire les trente.

Votez pour le Jurynho 
d’OL-Nîmes (0-0) !

Anthony Lopes (7). Il oscillait jusque-là entre le 5 parce qu’il n’avait rien à faire et le 4 parce qu’il n’avait pas été décisif sur le peu qu’il avait à faire, donnant l’impression que le début de saison de l’OL aurait été le même sans lui. Il n’a eu qu’un peu plus de boulot, mais il n’était pas toujours facile. Un arrêt à bout portant dans les premières minutes, une horizontale sur une frappe de Ferhat et une intervention en deux temps et avec un brin de réussite sur un centre vicieux : sans lui, le début de saison de l’OL serait encore pire.

Léo Dubois (4). Le changement de système a fait qu’on l’a moins vu et que le jeu lyonnais était moins dépendant de lui. Et, sans être méchant, ce n’était pas une mauvaise nouvelle vu ses derniers matchs. Loin d’être tranchant, il a toutefois profité du nouveau dispositif pour montrer un peu de mieux en ayant du monde pour combiner devant lui (souvent mal) et pour lui donner du temps pour centrer, l’adversaire devant faire un choix lorsque Cherki (par exemple) s’excentrait. Son centre pour Dembélé en première période aurait dû faire but si le numéro 9 de l’OL avait réussi ce qui est censé être son point fort. Il a ensuite un peu plongé jusqu’à son remplacement poste pour poste par Sinaly Diomandé (56e), volontaire mais dont on a bien compris qu’il était un défenseur central qui dépannait à droite.

Marcelo (6). Retour dans une défense à quatre, et retour du questionnement associé sur sa capacité à défendre haut face à des attaquants lancés. Il est resté attentif tout au long du match, même si le jeu nîmois s’est plus concentré sur l’autre moitié de terrain et a moins mis en valeur ses limites. La physionomie du match fait qu’il n’a pu utiliser son jeu long, une de ses réelles qualités, et il a comme Denayer assuré ses transmissions courtes. Il a moins pesé dans le jeu aérien offensif que face à Montpellier, mais il ne peut être tenu responsable de la faiblesse abyssale et récurrente des coups de pieds arrêtés lyonnais.

Jason Denayer (6). RAS pour le Bruxellois, qui a contrôlé Duljevic et l’a privé d’espace vital. Le système tactique ne lui demandait pas de se projeter et il a assuré ses passes vers les latéraux. Toujours bien placé pour assurer la récupération haute, suivie en général de sa spéciale feinte de corps qui lui ouvre l’intérieur du terrain. Dur de lui demander plus sur ce match.

Melvin Bard (5). Il n’a pas tout réussi, ni défensivement (avec par exemple un vent de Ferhat sur un contrôle orienté en début de match) ni offensivement (avec des centres à ras de terre trop systématiques et dégagés par la défense). Mais il a aussi montré qu’il était solide au moment de surgir dans les pieds, à l’aise pour contribuer au jeu, et qu’il comprenait ce que demandait le poste tactiquement. Et dans cet OL, le fait d’être un vrai arrière gauche est à elle seule une qualité intéressante.

Cornet/Bard : une histoire
de piston(né)

Maxence Caqueret (4). Le jeu est souvent passé par lui et il a tenté de bonifier les ballons malgré quelques imprécisions inhabituelles avant cette semaine. Un cran en-dessous aussi dans l’impact défensif. Sa course vers l’avant parfaite l’aurait été encore plus s’il avait décoché son centre décisif pour Dembélé une fraction de seconde avant que la balle ne sorte. Remplacé par Jean Lucas (63e), très actif et en vue mais trop brouillon.

Bruno Guimaraes (3). Fraîchement sélectionné chez les Auriverdes, Guimaraes n’a malheureusement pas été à la hauteur de ce nouveau statut. On n’a pas retrouvé le milieu qui nettoie les ballons et qui verticalise le jeu grâce à sa justesse et son coup d’oeil. Du déchet, des hésitations et une influence clairement inférieure à ses standards. Il semble que le milieu à deux le desserve particulièrement.


Rayan Cherki (5). Le jeu de l’OL a souvent consisté à donner le ballon à un jeune de 17 ans en attendant un semi-exploit. Le pire, c’est que ça a été plutôt efficace lors de la première demi-heure où Cherki était tranchant et disponible, bien qu’un peu trop éloigné de l’axe. Il s’est perdu au fur et à mesure du match, finissant cramé et perdant en lucidité. Mais difficile de le saquer. Remplacé par Tino Kadewere (87e).

Memphis Depay (2). Bien sûr, sa technique lui permet toujours de faire quelques différences, comme sur sa superbe ouverture vers Cornet pour la première occasion lyonnaise. Mais la technique, comme l’alcool, n’excuse pas tout. Et notamment le fait de jouer en marchant et en ignorant trop souvent les mouvements de ses coéquipiers. Le contrecoup physique après son retour de grave blessure, l’enchaînement de trois matchs en une semaine, la tête au Barça ou un peu de tout ça ? Ce soir, ni flacon ni ivresse. D’une bonne cuite, Memphis ne nous a laissé que le mal de tête.

Maxwel Cornet (1). De retour à son poste de supposée prédilection, il a fait du Cornet. Une occasion doublement manquée face à Reynet sur un long ballon, des approximations techniques et des centres trouvant systématiquement un défenseur. Encore pire après son passage à droite qui a fait passer la mythique disasterclass de Ghezzal à Marseille pour du Mahrez.

Heureusement, le supplice s’est arrêté à la mi-temps. Malheureusement, la peste a été remplacée par le choléra à la pause et Karl Toko-Ekambi (1) s’est attaché à faire plus ou moins la même chose. Et plutôt moins, en fait.


Moussa Dembélé (2). Un attaquant à 20 buts doit cadrer – au moins – l’offrande de Dubois à la 9e minute qui aurait changé la physionomie du match et mis l’OL dans un fauteuil. Il n’a pas réussi à compenser ce raté par ailleurs. Peu servi dans les intervalles. Plusieurs situations de centre où il aurait dû faire appel/contre-appel, mais préfère s’enfermer au premier poteau et couper les solutions de passe au porteur. Et même trop invisible dans les airs lorsque l’OL balançait des ballons à la zeub. 2020 n’est vraiment pas son année.

(Photo Damien LG / OL)

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>