Les notes d’OL-Montpellier (1-2) : deux mains, ça ira mieux

Lopes

LES NOTES. Au terme d’une rencontre agréable et enlevé, l’OL a payé cher sa fébrilité dans les deux surfaces, et notamment celle d’Anthony Lopes, coupable d’une erreur d’appréciation sur un coup franc non cadré de Savanier qui a abouti au but de la victoire de Montpellier (1-2). Mais les Lyonnais restent dans la course, alors tout reste possible. Même finir quatrièmes, certes.

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d’OL-Montpellier (1-2) ! 

Anthony Lopes (2). Pour le poste de gardien (surtout d’une cage souvent peu exposée), on a parfois tendance à être assez scolaire au moment de noter : un 5 au départ, une colonne « + », une colonne « -« , et on fait le compte à la fin. Mais certaines erreurs valent plus que d’autres, et l’envolée pour remettre en jeu un coup franc qui passait largement à côté et offrir le deuxième but à Elye Wahi est l’une de celles-ci. On n’ira pas jusqu’à dire qu’elle coûte le titre à l’OL, mais elle semble en tout cas entériner que l’OL de début 2021 n’est plus celui qui marchait sur l’eau fin 2020. Ce que les résultats cachaient déjà de plus en plus mal, mais qu’ils ne le font désormais plus du tout : l’OL a déjà plus perdu en deuxième partie de saison qu’en première.

Marcelo est vite sorti (26e) et Jason Denayer était visiblement trop court pour sortir du banc (ce qui peut interroger sur la nécessité de l’y placer, vu qu’on rentre rarement pour un petit quart d’heure de remise en forme à son poste). On a donc revu la charnière bis, qui avait tenu le choc à Lille début novembre lors d’une deuxième période en infériorité numérique. On avait alors vu toutes les qualités de Djamel Benlamri (4) et Sinaly Diomandé (4), l’esprit guerrier du premier, le contrôle des airs du deuxième. On a cette fois surtout vu leurs défauts, des limites techniques qui n’ont pas contribué à permettre à l’OL de respirer et reprendre le match pour l’Algérien, une jeunesse parfois préjudiciable à un poste où chaque erreur peut se payer cash pour l’Ivoirien. Même s’il faut reconnaître que cette impression a sans doute été accentué par le résultat final du match, et que Benlamri a su être costaud quand il le fallait et que Diomandé a su apporter le danger par son jeu long et sa présence sur coups de pied arrêtés offensifs.

Avoir les honneurs de la Une de l’Equipe ce samedi (au moins l’édition régionale) n’a pas transcendé Léo Dubois (4) plus que ça. On lui reconnaîtra malgré tout une participation au jeu plus qu’honnête, notamment dans les 10 premières minutes réussies de l’OL puis après l’entrée de Cherki. Défensivement, il a offert une prestation plus neutre, et même polluée par deux approximations qui auraient pu coûter cher. Pas de bol sur le deuxième but du MHSC, avec le ballon qui lui rebondit dessus.

Maxwel Cornet (3) a presque rassuré, pour commencer, sur son jeu avec ballon, avec quelques bonnes passes et une tendance à dégager dans la difficulté plutôt qu’à prendre des risques. Ce n’est déjà pas énorme, mais ça s’est dégradé, tandis que son rôle strictement défensif est resté à la zob tout du long. Remplacé par De Sciglio (62e), synonyme de « pas grand-chose à signaler » en italien.

Le milieu de l’OL a clairement perdu la bataille (du milieu, donc), malgré dix premières minutes de pressing étouffant et une bonne phase avant la pause. Il a aussi souvent été sauté, ce qui ne facilite jamais les choses.

 Thiago Mendes (4). Quelques belles récupérations à son actif mais il n’a pas su limiter l’influence de Savanier et Mollet. Et on attend plus dans son apport offensif, en particulier des passes moins neutres pour créer plus souvent un premier décalage au coeur du jeu.

Houssem Aouar (4). Le toucher de balle est toujours soyeux mais il lui manque quelque chose en ce moment. Sans puissance, la maîtrise n’est rien. C’est ce qu’on se dit en voyant une frappe trop molle, un sprint où il se fait bouffer ou encore quand idéalement placé, il met une tête moyennasse, repoussée par Omlin mais heureusement poussée au fond par Paqueta. On se dit qu’il gagnerait à jouer un peu plus simple, le temps de retrouver des sensations et de la confiance. Remplacé par Slimani à la 71e. Intéressant pour combiner, très mobile, il a en revanche manqué d’un poil d’élan sur les deux têtes qui auraient pu sauver les meubles.

Lucas Paqueta (4). Il est à l’origine de la majorité des bonnes phases de pressing en première mi-temps. Le relayeur Brésilien a en revanche connu un déchet inhabituel avec la gonfle et son rayonnement a été moindre. Remplacé par Cherki à la 72eme. Tout de suite tranchant, le Gone a créé tout de suite des décalages sur l’aile droite et ouvert des brèches dans une arrière garde héraultais jusqu’ici assez sereine. Une belle entrée qui on l’espère, appelle à un rôle plus important dans cette fin de saison où Toko et Tino marquent un peu le pas. Son entrée a d’ailleurs contribué à mettre plus en évidence Dubois.

Memphis Depay (3). Perso plusieurs fois, à l’image de l’engagement après le premier but montpelliérain où il va s’empaler sur la défense sans un regard sur ses coéquipiers. Il a eu du mal à exercer son rôle de point d’ancrage ce soir. Son musellement (ou muselage, les deux existent ! #MoinsBêtesCeSoir) n’est pas pour rien dans la relative inoffensivité lyonnaise. Discret comme souvent ces derniers temps, on n’a pas eu le droit cette fois à l’éclair de génie qui efface tout.

Karl Toko Ekambi (4) et Tino Kadewere (3) ont vécu une soirée assez similaire, malheureusement assez loin de leurs niveau automnal. Leur participation au jeu a été assez chiche, et souvent approximative. Ils ont donc été en vue surtout en bout d’occasion. Dans ce registre, le Camerounais s’est créé quatre ou cinq situations de tirs plus ou moins bien gérées et offre deux centres intéressants, dont un sur le but de Paqueta. Cette implication sur un but, à nouveau, lui a sans doute valu de rester sur le terrain jusqu’au bout. De son côté, le Zimbabwéen est au tir sur l’occasion créée dès l’engagement, puis tente une aile de pigeon difficile sur un corner, et manque de justesse sur un long (et beau) ballon de Diomandé. Et c’est bien tout. Remplacé par Bruno Guimaraes (62e), entré dans un rôle de relayeur, qui a dépensé beaucoup d’énergie pour gratter des ballons. Une activité qui a flirté avec la nervosité à plusieurs reprises. Dans le jeu, il confirme qu’il a des idées, avec un peu de difficultés à les concrétiser pour cette fois.

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Ménès2Society

    14 février 2021 at 12:46

    Wahi ? Tell me Wahi.

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