Les notes d’OL-Metz (0-1) : beau et con à la fois

OL

LES NOTES. Pas gâté par le destin, l’OL s’est incliné en toute fin de match face à Metz pour la première fois depuis quatre mois. Une défaite frustrante tant on a vu de belles séquences de football par instants, mais pas totalement imméritée pour des Lyonnais qui n’ont jamais su maîtriser la rencontre sur la durée.

Votez pour le Jurynho
d’OL-Metz (0-1) !

Anthony Lopes (2) a été relativement peu sollicité. A son actif : une sortie à la lisière de sa surface qui a fait frémir de plaisir tous les polémistes du foot français. Il a ensuite été en réussite sur l’occasion bizarre où son poteau puis Marcelo le sauvent (effet visuel surprenant sur le deuxième, puisque son plongeon dans le vide finit alors que le ballon trop mou n’est pas encore arrivé à son niveau). Rebond « favorable » également suite au tir sur la barre qui lui ricoche dessus sans dégât en seconde mi-temps. Et, pour finir, fautif sur le but, avec une sortie à moitié franche qui montre qu’il a peut-être bien fini par laisser les commentaires le faire gamberger.

Le rédacteur ayant choisi de noter Marcelo (6) et Jason Denayer (6) pensait être plus tranquille que ça ce dimanche soir. Si Metz a été plus dangereux que prévu, la charnière aura été plutôt convaincante. Et même si la question de sa responsabilité sur le but peut se poser, on a envie d’y répondre qu’être pris de vitesse par un attaquant rapide et parti à la limite est l’un des risques du jeu. Petit point bonus pour Denayer pour ses montées dans le camp adverse qui rappellent Cris (dans un style, et pas que capillaire, totalement opposé), même si son nom sera moins facile à grogner de façon primitive. Et petit point bonus pour Marcelo pour son sauvetage sur la ligne, inutile au final. On avoue tout de même s’être demandé si un autre joueur touchait aussi souvent le ballon sur coups de pied arrêtés en étant aussi inefficace que le Brésilien (deux corners et un coup franc repris aujourd’hui, sans jamais cadrer).

Dans un onze type où les hiérarchies sont désormais bien établies, le poste de latéral est celui qui laisse aux supporters grincheux une raison persistante de ronchonner. Et pour cause : aucun des trois favoris de l’entraineur ne se distingue en positif. Ce soir, ce sont Léo Dubois (4) et Mattia De Sciglio (4) qui ont occupé les flancs : rien de catastrophique, rien de magique. Le premier n’a pas lésiné sur les efforts et a accompagné de nombreuses actions, tentant plusieurs tirs à mi-distance (tous contrés), finalement sans plus de danger que son alter-ego italien, pour le coup inexistant devant, mais sans doute un chouïa plus autoritaire derrière. Entré à gauche (69e), Maxwel Cornet a lui obligé Oukidja à une parade et essayé d’animer son couloir. Certainement suffisant pour être titulaire la prochaine fois…

Maxence Caqueret (6). Il jouait gros car ses titularisations sont rares. Et hormis un mauvais contrôle à l’origine d’un contre dangereux en début de deuxième mi-temps, il n’a pas manqué sa chance. Sa très grosse activité au pressing, ses nombreux duels gagnés et ses passes tendues verticales ont permis à l’OL d’avoir plusieurs belles cartouches. Mais les attaquants (et la VAR) l’ont privé d’une soirée agréable.

Lucas Paqueta (4). Il a été beaucoup moins influent qu’à l’habitude, notamment car son partage des rôles avec Caqueret était mal défini. On l’a vu aller presser dans la zone de Memphis et décrocher pour chercher des ballons dans celle de Mendes. Le placement de Caqueret à droite l’a conduit à souvent jouer à gauche, ce qui lui a fermé les angles de passe qu’il affectionne avec son pied gauche. D’ailleurs, il trouve une bonne passe en profondeur lors d’un (rare) réaxage à droite en fin de première mi-temps. Remplacé par Houssem Aouar (68e), qui n’aura eu le temps de se mettre en évidence que pour donner du grain à moudre aux polémiques arbitrales et faire briller Oukidja sur un tir à bout portant.

Thiago Mendes (4). Il a été battu plusieurs fois lorsqu’il a dépanné Dubois sur le côté en se faisant déborder par un ailier messin, mais on ne lui demande pas d’être un bon latéral (on ne le demande d’ailleurs à personne dans ce club). Pour le reste, pas d’erreurs manifestes, mais il a une nouvelle fois été trop neutre avec le ballon dans l’organisation du jeu, ce qui pose problème quand on affronte Metz à domicile. Fait plus rare, il s’est signalé très haut sur le terrain, sur deux ou trois tentatives dont l’une a amené le but refusé à l’OL.

Tino Kadewere (4). On évoquait il y a quelques matchs le moment où Kadewere aurait moins de réussite, sans se douter que ça viendrait aussi vite. Si on continue de voir de la finesse dans ses prises de balle et de l’altruisme dans ses choix, son match est pénalisé par une concrétisation de faible niveau. Pour sa défense, c’est évidemment plus dur de briller par altruisme quand les autres ne sont pas bons, mais c’est vraiment parce qu’on l’aime bien. Remplacé par Rayan Cherki, qui a fait son entrée classique : des beaux gestes, mais encore rien de décisif. Dommage, cette fois, on en avait besoin.

Karl Toko Ekambi (3). Lui aussi devait beaucoup à sa réussite, lui aussi s’expose forcément à la critique quand il ne réussit rien. Sous vos yeux ébahis, une comparaison Toko-Mbappe : comme l’attaquant français qui essaie de faire du Neymar au lieu de capitaliser sur ses qualités de finisseur, on a vu le camerounais décrocher jusque dans le rond central pour participer au jeu. Si les Lyonnais aiment généralement bien ce profil de 9 qui participe au jeu, on a du mal à y croire concernant KTE (et on a déjà Memphis pour ça). On préfèrerait le voir dans un registre de finisseur, comme il l’a été sur ce but simplement refusé sur une appréciation contestable de la règle. Remplacé par Islam Slimani, qui a vraisemblablement négocié une prime à la passe décisive, puisqu’il cherche un coéquipier lorsqu’il est à 15 mètres du but sans défenseur face à lui.

Memphis Depay (3). On ne connaît que trop bien le personnage : dans les matchs difficiles, il essaie de tout faire tout seul. Ça aurait pu marcher si le but de Toko avait été accepté, puisque sa géniale talonnade crée le décalage décisif. Puisque ce geste n’a pas été récompensé à sa juste valeur, on se retrouve à juger des frappes forcées et des gestes techniques dispensables. Et forcément, on en ressort frustrés, même si son dernier quart d’heure où il a pris ses responsabilités a aussi montré un esprit de leader dont l’OL aura besoin pour aller chercher le titre. Car après tout, il n’est que deux points derrière le PSG.

(Photo Damien LG / OL)

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>