Les notes d’OL-Lens (3-2) : la capitale prise d’assaut

Paqueta

LES NOTES. Plaisant en première période, l’OL s’est endormi puis fait peur contre Lens, mais a assuré l’essentiel (3-2) et sa position de leader, à la faveur de la défaite de Lille contre Angers (1-2) et surtout du nul de Paris à Sainté (1-1).

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Anthony Lopes (5). Ses dégagements dans un défenseur puis en touche ont rappelé que le jeu au pied n’était pas vraiment son truc. Mais pas grand-chose à lui reprocher à part ça, y compris sur les buts. 

Léo Dubois (3). Quand vous faites gaffe à lui comme le font les rédacteurs du Libéro Lyon tirés au sort pour se charger de son cas, Dubois a de nombreuses limites à faire valoir. Son manque de vivacité, ses largesses dans le repli ou ses coups de pied arrêtés, qui auront même énervé les observateurs moins attentifs ce mercredi. Ceux-ci n’ont pourtant d’habitude pas vraiment de quoi s’énerver contre le latéral droit, tant il sait être suffisament discret pour ne pas être totalement catastrophique, et être impliqué de temps en temps sur une action décisive même s’il faut pour cela que son centre soit boxé par le gardien adverse sur un défenseur qui marque contre son camp (46e). La différence de perception continuera donc sans doute d’exister après ce match. Certains n’ont trouveront peut-être méchants avec lui, et l’on ne pourra de notre côté s’empêcher de penser que les postes de latéraux mériteraient une concurrence plus saine et moins basée sur les statuts. Remplacé à la 66e sur blessure par Rayan Cherki, qui a pris place de l’autre côté de la diagonale et provoqué un jeu de chaises musicales avec Cornet et De Sciglio.

On a passé le match à s’inquiéter que Sinaly Diomande (5) ait des ballons rapides au sol à jouer et que Jason Denayer (5) ait des duels aériens à disputer. Les Lensois ont eu la bonne idée de jouer Denayer au sol et Diomande de la tête. A moins que les deux compères ne se soient partagés intelligemment les tâches. Une fin de match difficile, même si cela doit probablement plus au milieu de terrain, qui a levé le pied trop tôt, qu’à des erreurs défensives. Ça ne peut pas avoir que des avantages d’avoir des Brésiliens qui traversent la planète plusieurs fois par an.

Mattia De Sciglio (4). Un mec qui avait une bonne hype à droite et qui a décidé de partir à gauche : De Sciglio, c’est l’anti Eric Besson.

Thiago Mendes (5). Moins rayonnant qu’à l’accoutumée, lui et le reste du milieu lyonnais ont parfois eu de mal à contenir les courses verticales des milieux axiaux lensois. Présent dans la construction, moins défensivement avec une seule récupération.

Houssem Aouar (4). Il donne parfois l’impression de tourner au ralenti. Un manque de tranchant sur plusieurs actions offensives malgré une bonne frappe repoussée par Leca. On a de la chance de voir l’OL tourner aussi bien avec un Aouar en-dessous de son niveau, puisqu’on sait qu’il finira par livrer des performances plus complètes que celle de ce soir. Remplacé par Caqueret (71e) dont les courses défensives ont tenté de solidifier un milieu qui s’effritait.

Lucas Paqueta (8). sa première mi-temps est un récital. Sa première offrande pour Cornet d’une passe millimétrée a lancé sa soirée: omniprésent entre les lignes lensoises pour créer des décalages, et toujours là au combat quand l’OL n’avait pas le ballon. À l’origine du premier but d’une passe enune1 touche pour Kadewere. Un peu moins en vue comme le reste de ses coéquipiers en seconde mi-temps, mais toujours au-dessus du lot. Un régal constant et une justesse technique de tous les instants. Remplacé en toute fin de match par Jean Lucas.

Tino Kadewere (6). On se demandait récemment si Kadewere allait pouvoir surfer sur sa réussite pendant longtemps (en se disant plutôt non). Mais un match comme ce soir montre en quoi il peut continuer à apporter quand même : sans la réussite, avec des face à face plutôt mal négociés face à Leca, il a quand même eu un très bel apport sur le match. Et ça, il le doit à son altruisme, à sa capacité souvent prouvée à trouver la passe juste, même (surtout) dans des situations où il pourrait la jouer seul. Si son apport est semblable à chaque match, il peut carrément arrêter de tirer, on s’en fout.

Memphis Depay (5). Prenez l’appréciation précédente, retournez la et collez la ici (en suivant les pointillés). Si Memphis a été évidemment ultra décisif, son premier but arrive après un début de match très moyen, et sa fin de partie est carrément terrible. Ça suffit face à une équipe relativement faible, mais on espère mieux. Remplacé par Benlamri, qui est peut-être un guerrier mais qui s’est fait trimbaler sur le 2e but lensois.

Maxwel Cornet (4). Quand il fait des matchs moyens en latéral gauche, on nous dit « Oui mais c’est un attaquant de métier ». Quand il fait des matchs moyens en attaquant, on nous dit « Oui mais il n’a plus l’habitude ». Du coup on peut tourner le sujet comme vous voulez, mais on arrive globalement à la conclusion qu’il n’a le niveau pour jouer nulle part à l’OL. On a mis 4 pour éviter le shitshow de ses partisans qui nous flinguent en commentaire parce qu’on a oublié qu’il a provoqué le péno, mais même ça il l’a fait sur un contrôle trop long. Remplacé par Bard, qui n’a pas eu le temps de faire grand chose : heureusement qu’on n’a pas concédé le nul, ça aurait été de sa faute.

(Photo Damien LG / OL)

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