Les notes d’OL – Leipzig (2-2) : Memphis et Aouar, faites des lumières

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LES NOTES. Éliminé de toute compétition européenne au coup d’envoi de la deuxième période, lorsque le Benfica venait d’ouvrir le score contre le Zénith (3-0 score final) et qu’il était mené de deux buts par Leipzig sans avoir montré la moindre idée dans le jeu, l’OL s’en est finalement sorti grâce à sa meilleure tactique depuis de nombreuses saisons : s’en remettre à des exploits de ses individualités. Nabil Fekir parti, ce sont Houssem Aouar et Memphis Depay qui se sont chargés d’arracher le nul lors du sixième match de poule (2-2) et une deuxième qualif d’affilée en huitièmes de finale de Ligue des Champions.

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Anthony Lopes (4). Un match frustrant. En retard sur sa sortie sur le premier penalty, il n’a pas vraiment l’occasion de se rattraper par la suite.

Kenny Tete (6). Des limites techniques, comme d’habitude. Mais une disponibilité de tous les instants, un gros volume de course, et une certaine solidité défensive, en témoigne son gros retour devant Poulsen en seconde mi-temps. Ça nous suffit, et ça en dit sans doute long sur le niveau de l’OL ce mardi.

Joachim Andersen (5). Pas particulièrement impliqué sur les deux penaltys, et pas énormément mis en difficulté en dehors, il a montré ce qu’on a l’habitude de voir de sa part : un travail défensif propre et une volonté de jouer vers l’avant. Malheureusement, il s’est signalé 2 ou 3 fois par des relances très approximatives qui ont mis l’équipe en danger instantanément… On l’a senti tendu en début de match. Quitte à s’offrir un Nordique, c’est dommage de prendre le seul qui n’a pas le sang froid.

Jason Denayer (4). On n’a pas vu le taulier qu’il est censé être, que ce soit sur l’aspect strictement défensif ou dans le jeu vers l’avant. Pris dans son dos sur l’action du premier penalty, il est aussi coupable d’une perte de balle dangereuse sur un dribble au milieu de terrain. Pas d’autre highlights, malheureusement.

Rafael (5). Sur son côté gauche dominé par la justesse d’Aouar, il a apporté le classique Rafael des gros matches : un langage corporel qui montre qu’il est très content d’être là et qu’il ne lâchera pas l’affaire. Sauf que contrairement à certains de ses congénères qui allient cette activité maladive à des pieds en dodécaèdre, il a été plutôt bon dans ses phases avec le ballon, notamment pour mettre de la vitesse. Pour un latéral sur son mauvais pied, c’est louable. Remplacé par Fernando Marçal, auteur d’un sauvetage en fin de match qui le place troisième gardien de l’OL derrière Anthony Racioppi.

Martin Terrier (4). Il a fait un de ces débuts de match qui pousserait presque à se demander si Maxwel Cornet est une si mauvaise option que ça. Pourtant, au fil du match, il s’est distingué par des appels intelligents qui ont mis en difficulté son adversaire direct. Il a à nouveau un peu disparu en deuxième période, quand les solistes de l’OL ont pris la main. Remplacé par Marcelo, qui aura eu le temps de rater une relance lors de ses quelques minutes passées sur la pelouse, mais restera surtout lié à ce match à cause d’une banderole le représentant en âne qui a déclenché une baston entre joueurs et supporters lors de la célébration de la qualification de l’OL. Kamoulox.

Lucas Tousart (3). Aurait pu devenir un héros si sa frappe n’avait pas été contrée dans les arrêts de jeu de la première mi-temps. Mais ce n’est pas son genre. L’histoire a plutôt retenu qu’il a concédé le deuxième péno, et pas grand chose d’autre, et sa passe « décisive » pour Aouar est à peine suffisamment maîtrisée pour cacher le reste. Remplacé par Jeff Reine-Adélaïde, qui n’a pas eu besoin de se faire remarquer pour gagner 1-0. Le football est une science.

Thiago Mendes (4). A souffert du double pivot, se cachant, comme son double, à la relance, et peu saignant à la récupération. Libéré après la sortie de Tousart, enfin tourné vers l’avant, a donné envie de le revoir seul en 6. Ou avec un joueur en qui il a confiance (coucou Maxence).

Houssem Aouar (7). Sans son but magnifique qui sort de nulle part, où est-ce que l’OL en serait après ce match ? Difficile d’imaginer une issue positive et c’est sans doute son exploit individuel qui a permis de lancer l’improbable remontée lyonnaise. Au-delà de ça, un des rares joueurs de l’OL à avoir réussi des enchaînements contrôle-passe pendant tout le match, mais sans forcément créer d’énormes occasions.

Memphis Depay (6). Une première mi-temps cataclysmique, même s’il peut finir avec deux passes dé entre son coup franc pour la tête d’Aouar (39e) et sa remise en pivot pour Dembélé (45e+2). Vite fait mieux en seconde, mais clutch jusqu’il faut. Et une fois encore, ça change tout.

Moussa Dembélé (3). A l’image de son niveau depuis quelques semaines, assez inexistant dans le jeu. Même son physique ne pèse pas sur une défense, qui était bien armé à ce niveau avec Upamecano et Klostermann. Il a été inutile dans le jeu de combinaison au sol dans une équipe en grande souffrance à ce niveau. Une occasion dans le match avec une frappe sur la barre en fin de première mi-temps, sinon pas grand chose.

(Photo Damien LG / OL)

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