Les notes d’OL-Dijon (4-1) : boulevard désert

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LES NOTES. Dans un Formidable Outil surdimensionné pour la jauge des 5000 spectateurs, l’OL est longtemps tombé dans le piège de Dijonnais qui laissaient à Maxwel Cornet toute la place qu’il souhaitait pour rater ses centres. Puis les Lyonnais se sont aperçus que le DFCO était bien faiblard, se sont souvenus que Memphis Depay était un joueur exceptionnel et ont donc soigné leur différence de buts pour lancer cette saison sans Europe.

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Anthony Lopes (5). Prend un but sur lequel il ne peut globalement rien faire, puis on ne l’a plus du tout vu. On n’a même pas assez de matière pour faire une blague histoire de meubler un peu, c’est dire. Vous connaissez celle du petit ouistiti qui trempe ses couilles dans mon whisky ?

Marcelo (4). Point positif, il a été présent sur le premier tir cadré de Dijon. Point négatif, il est du coup à l’origine du deuxième tir cadré de Dijon, qui est relativement important. Ensuite, 70 minutes où il a peut-être fait un Uno avec Denayer et Lopes, on n’a pas de documentation visuelle sur le sujet.

Jason Denayer (4). Point négatif, il se fait mettre dans le vent sur le premier et le deuxième tir cadré de Dijon. Sur les 70 minutes suivantes, voir ci-dessus.

Fernando Marçal (6). Point positif, il n’est pas impliqué sur le premier et le deuxième tir cadré de Dijon. Autre point positif, il a plutôt bien joué son rôle hybride de central capable de porter le ballon et même d’aller parfois centrer. Remplacé par Joachim Andersen (79e), qui a peut-être rejoint les autres pour le Uno.

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d’OL-Dijon (4-1)

Maxwel Cornet (3). Il s’est montré approximatif d’entrée de jeu, avec un oubli dans son dos, une relance ratée et un centre approximatif dans les cinq premières minutes. C’est dans ce dernier registre qu’il a marqué la soirée, avec un running-gag en forme de record : son premier (et quasiment seul) centre à trouver un Lyonnais est intervenu après 52 minutes, et à peu près autant de tentatives. Impliqué sur deux actions avec un centre dangereux (Memphis en première mi-temps, Cherki en seconde), cette fois dans le rôle du destinataire maladroit. Le penalty qu’il obtient récompense davantage sa bonne volonté que sa justesse (contrôle raté décisif sur le coup). Remplacé par Melvin Bard (79e), appliqué mais guère en vue dans une animation un peu plus axiale et sur une fin de match globalement moins animée.

Léo Dubois (4). S’il a apporté sa contribution à la stat des centres ratés, il a montré une variété de jeu un peu plus grande que Cornet avec quelques phases de pressing et une poignée de belles passes dans le sens du jeu, près de la surface adverse. Rien de bien magique, malgré tout. Il a lui aussi obtenu un penalty sans le vouloir. Suppléé par Kenny Tete (71e), plus discret et qui n’a raté que deux centres (petit joueur).

Maxence Caqueret (7). On connaissait le presseur intelligent et infatigable, on imaginait le métronome. Maxence Caqueret est un homme généreux, qui veut faire plaisir à tout le monde : ceux qui aiment le confort des certitudes et ceux qui préfèrent la découverte. Le FC maillot mouillé est enchanté, le Sportif club des esthètes intello a son héros. Et on cherche encore un défaut à celui qui n’est même pas décoiffé après 90 minutes d’effort.

Bruno Guimaraes (7). Il y a eu le coup de foudre, avant le confinement. Et puis cette vague inquiétude, dans les premiers grands moments : et si on s’était laissé avoir ? Et que le beau Bruno n’était pas aussi génial que les premiers soirs au bar ? Ressorti un peu perturbé du carré VIP lisboète, il a repris sa place comme pilier au comptoir du PMU de la Ligue 1. Quelques tournées payées, des bastons maîtrisées, un meilleur pote déjà trouvé. Cette fois plus de doutes, Bruno G, c’est validé.

Moussa Dembélé (4). On sera surpris de voir un attaquant de sa trempe ne pas marquer alors que son équipe s’est créée autant de situations. Ce n’est pas dû à sa volonté, car on l’a vu répéter les appels et se démarquer plutôt intelligemment, mais il a clairement manqué d’adresse à la finition, à l’image de cette volée du gauche sur un centre de Cornet qui s’est envolée dans le virage. Sa frustration est devenue de plus en plus palpable au fil du match. Une rencontre à oublier.

Karl Toko-Ekambi (3). Il a rappelé toutes ses limites face à un bloc bas. Peu tranchant dans ses courses, malheureux dans ses choix, et peu à l’aise techniquement, il n’a pas réussi grand-chose du match et n’a pas pesé sur la défense dijonnaise. Son plus grand fait d’armes restera de priver Memphis d’une occasion en or sur un centre de Cornet. La différence entre les 67 minutes de KTE sur le terrain et les 20 de Rayan Cherki est abyssale. Remplacé par Jeff Reine-Adélaïde, moins mémorable que lors de ses entrées à Lisbonne.

Memphis Depay (8). On ne l’a pas senti très tranchant sur les 30 premières minutes, dans la lignée de ses matches précédents. Il a peu combiné avec Dembélé et Toko-Ekambi, mais le penalty a lancé son match. Plein de sang-froid pour le convertir, plein d’inspiration pour forcer le contre-son-camp de Lautoa, plein de finesse pour un enchaînement technique de haute volée sur le troisième but, plein de réussite pour convertir un deuxième penalty en touchant de nouveau un montant. Ses replis défensifs volontaires ont rassuré sur son état physique. S’il n’a pas encore retrouvé toute son explosivité, il a porté l’OL et a fait très mal à Dijon. Remplacé par Rayan Cherki (71e), qui a assuré le spectacle dans une fin de match sans suspense.

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