Les notes d’OL-Brest (2-2) : peut-être qu’il fallait passer à six derrière pour tenir…

Guimaraes

LES NOTES. Malgré l’entrée de Sinaly Diomandé pour tenir le score face à des Brestois réduits à dix et globalement asphyxiés, l’OL a dû se contenter du point du match nul à la maison contre les Bretons (2-2). Le plus dur semblait pourtant fait, avec un score renversé grâce aux entrants dans un match plutôt correct collectivement mais plombé par cette fin de match mal gérée et de grosses erreurs individuelles dans les deux surfaces.

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Aveu : l’un des quatre rédacteurs de ces notes avait pris Anthony Lopes (1), Marcelo (5) et Jason Denayer (5) en espérant n’avoir pas grand-chose à faire. C’était plutôt bien vu, jusqu’à la fin du match. A ce moment-là, les seules petites questions consistaient à savoir comment gérer la notation de défenseurs centraux qui n’avaient presque rien eu à faire et l’avaient bien fait, et celle d’un gardien dans le même cas mais ayant envoyé involontairement un ballon ayant rebondi sur le poteau dans ses filets. Et puis Denayer est passé au milieu suite à l’entrée de Diomandé pour Guimaraes dans les dix dernières minutes, pour une sorte de passage à cinq derrière pas totalement assumé. Ça n’a pas trop d’impact immédiat sur la notation du Belge, mais plutôt sur celle de Lopes. Coupable de la faute sur l’un des penaltys les plus étranges de l’année, avec deux joueurs qui semblent vouloir éviter le ballon pour éviter de faire faute, il a cru sauver l’OL avant que la vérification vidéo n’interrompe une célébration qui a tout de suite semblé trop exubérante vu la nouvelle donne sur les penalties, son historique en la matière et l’impression du live. Pour être un rédacteur flemmard, il valait donc mieux être celui de la banderole « Un homme historique – RIP Gérard ».

Léo Dubois (3). Peu sollicité défensivement, il a eu beaucoup de ballons à jouer, les Brestois laissant les couloirs libres. Ils avaient sans doute prévu que Dubois rate la plupart de ses centres, et ils avaient raison. Quelques bons ballons donnés à l’intérieur, ou en profondeur, mais un meilleur latéral aurait puni ce choix radical des Bretons.

Mattia De Sciglio (1). Hormis un bon jaillissement en début de match, son match est à oublier. Coupable sur le premier but, en laissant beaucoup trop de latitude à son vis-à-vis, très en retard sur une intervention qui lui a valu un carton jaune, et peu utile balle au pied, alors qu’il a eu beaucoup de munitions. On ne veut plus jamais le revoir latéral gauche, surtout qu’il paraît qu’il y a un jeune prometteur à ce poste à l’OL. Remplacé à la 55e par Maxwel Cornet, qui a donné l’avantage à l’OL d’un vrai geste de buteur (tir en fermant les yeux et en espérant qu’il passe au bon endroit dans la forêt de jambes) et validé le choix du club de l’annoncer comme « attaquant » dans ses groupes, mais dont la passe trop longue pour Diomandé ou trop molle pour Lopes est à l’origine du penalty de l’égalisation.

Le milieu de terrain a été à l’origine de la maîtrise lyonnaise mais aussi de la monotonie du match. Bruno Guimaraes (5) a ainsi touché pas mal de ballons mais les a trop peu bonifiés. Une belle activité mais toujours des frappes de poussin. Remplacé par Diomandé à 2-1. Un changement qu’on a déjà évoqué, mais on rajoute que le central a aussi failli coûté la défaite en ratant une intervention sur un contre brestois à la 95e.

Maxence Caqueret (3) a été très peu en vue et l’on n’a pas grand-chose d’autre à signaler que son remplacement par Lucas Paqueta (55e) dont les passes cachées et la technique ont fait du bien. Houssem Aouar (4) a éclairé la nuit par intermittences, avec une accélération chaloupée plein axe à la 27e et la talonnade pour le but de Cornet. Entre-temps, il a mis trop de temps pour armer sa frappe en bonne position et c’est à peu près tout ce qu’il y a à se mettre sous la dent.

Tino Kadewere (4). Il a symbolisé le début de match lyonnais d’un point de vue offensif : plutôt en vue, donne l’impression d’être juste dans une petite maladresse temporaire… qui ne disparaît jamais. Du coup, on a envie de se dire qu’il a fait un match pas si mal alors que concrètement, il aurait pu faire beaucoup mieux.

Moussa Dembélé (1). Lui pour le coup, aucun souci : on a envie de dire qu’il a fait un match horrible, et c’est exactement ce qu’il a fait. Très peu d’impact, et surtout énormément d’égoïsme dans la gestion de ses actions : il a réalisé exactement le match à ne pas faire pour un joueur habituellement sur le banc. On se sentait mal jusqu’ici de le voir relégué au rôle de remplaçant alors qu’il sortait d’une saison tout à fait correcte au moins statistiquement, mais il n’a fait que donner raison à Rudi Garcia. Notre pari : il ne sera plus titulaire jusqu’au prochain enchaînement de matchs tous les 3 jours de l’OL. Sans Europe et sans Coupe de France, autant dire que ça ne sera pas tout de suite. Remplacé par Rayan Cherki, dont on a l’impression qu’il aurait eu des choses à faire plus tôt que la 78e face à ce bloc bas. Il est d’ailleurs à l’origine du but de Cornet avec une belle incursion dans la surface.

Karl Toko Ekambi (3). On avait laissé KTE sur une très belle série, il a cette fois été l’attaquant le moins vu (dans la mesure où on a beaucoup vu Dembele faire n’importe quoi). On a retrouvé l’attaquant maladroit qu’on avait perdu depuis quelques matches, et il a rapidement été remplacé par Memphis, beaucoup plus efficace : 15 minutes après son entrée, le capitaine ad hoc provoque et transforme le penalty qui concrétise enfin la domination lyonnaise.

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Ménès2Society

    17 décembre 2020 at 5:02

    Bel hommmage que l’exocet de Maxwell.

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