Les notes d’OL-Bordeaux (2-1) : Lyon touche Dubois

Dubois

LES NOTES. Incapables de créer du danger pendant 90 minutes face à Bordeaux, l’OL a d’abord marqué sur une erreur défensive avant de rafler la mise dans les arrêts de jeu grâce à une reprise de Léo Dubois, géniale ou heureuse, en tout cas improbable. Le huitième titre sera un peu les trois.

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d’OL-Bordeaux (2-1) !

Anthony Lopes (6). Une bonne note pour un match où il a eu peu de travail ? Il a fait le gros arrêt qu’il fallait devant Oudin à 1-1 à un quart d’heure de la fin. Rien de spécial à part ça, mais il a été ultra décisif.

Marcelo (5). Quelques imprécisions techniques, qu’on voit souvent chez lui. Mais il n’a pas hésité à sortir balle au pied en fin de match alors que l’OL avait du mal à pousser. Et comme d’habitude, il a été solide dans les duels. Un point positif pour lui, qui montre ses progrès : quand le 6 passe autant à côté que Mendes sur ce match, habituellement, Marcelo coulait aussi. Mais pas ce soir.

Jason Denayer (Non noté). Un beau sauvetage sur un ballon en profondeur sur lequel il se blesse à la cuisse. Remplacé à la 23e par Sinaly Diomandé (5), auteur d’une superbe intervention du bout du pied dans les airs juste après son entrée. Pour une fois qu’il entre en jeu à son poste, il a pu y montrer ses qualités dans les duels et son aisance balle au pied. Il est peut-être un peu court sur le but bordelais.

Léo Dubois (6). Presque un match frustrant pour l’international français . Oudin, dans sa zone, ne lui a posé que peu de danger, mais il pu être pris en défaut à cause de sa projection haute à la récupération lyonnaise. Beaucoup de courses offensives et de solutions proposées. Parfois bien servi dans la course, il a pâti des mauvais appels des attaquants pour réussi à délivrer une passe décisive. Intéressant quand il a amené le surnombre dans l’axe, une piste à explorer pour amener un peu de folie dans le système lyonnais qui a tendance à stagner. Beaucoup de travail pour fluidifier la circulation, une justesse technique appréciable dans le marasme lyonnais du soir, et une belle récompense avec ce but un peu sorti de nulle part à la 90+2. Un symbole de l’état d’esprit lyonnais de la saison.

Mattia De Sciglio (3). Défensivement, plus de travail que Dubois, Sabaly étant très actif et Ben Arfa revenant régulièrement dans sa zone. Souvent pris par HBA, ce qui n’est pas déshonorant, et il a essayé de compenser en restant plus bas. Cette prudence a semblé avoir un impact sur sa capacité se projeter. Restera, pour l’auteur de ces lignes, une impression visuelle frustrante de ne jamais le voir arriver à gauche quand le jeu s’orientait de ce côté. Il semble pouvoir jouer du pied gauche si besoin mais ne le fait jamais. Ses transmissions une fois revenu sur son pied droit n’ont jamais fait de différence, rendant ce positionnement d’autant plus absurde. On restera en droit de se poser la question de son profil à ce poste, vue l’utilité plus que douteuse d’avoir un autre joueur qui plonge dans l’axe et qui ne puisse pas profiter des espaces ouverts le long de la ligne, surtout face à une équipe aussi regroupée. Le danger amené par les centres de Cornet, dont celui qui amène au but de Dubois, démontre l’utilité d’avoir plusieurs cordes à son arc, aussi distendues soient-elles.

On se posait des questions sur la complémentarité du trio du milieu avant le Derby, et ça n’avait pas été un problème à Geoffroy-Guichard. Le match suivant a prouvé que ces soirées étaient toujours spéciales pour l’OL, ou la faiblesse de l’ASSE au choix. Les craintes sur le fait que les relayeurs Maxence Caqueret (6) et Bruno Guimaraes (4) se marchent un peu sur les pieds se sont en effet révélées fondées. Le premier aura eu le mérite d’exercer à lui seul les rares bons moments de pressing lyonnais, même s’il aura aussi connu sa dose d’erreurs techniques (une perte de balle plein axe en marchant sur le ballon). Il aura donc été le premier à être remplacé, par Lucas Paqueta (63e) avant qu’Houssem Aouar ne remplace Guimaraes (72e).

Deux entrées qui auront secoué un peu la fin de match, en particulier celle du Brésilien, mais qui auront aussi posé une question sans réponse : comment Thiago Mendes (2) a-t-il fait pour être le seul membre du trio du milieu à disputer tout le match ? Sa passe molle à l’origine du but bordelais aura été le point d’orgue d’une prestation dont on a vite compris qu’elle serait difficile, avec une attention particulière des Girondins pour l’empêcher de faire la première relance et un avertissement au quart d’heure de jeu. Ceci expliquant peut-être pourquoi il se fait transpercer sans rien faire sur quelques actions, comme celle aboutissant à l’occasion d’Oudin, mais encore moins pourquoi il n’est pas sorti.

Tino Kadewere (3). Une volonté de jouer vite qui a perpétuellement viré à la précipitation. Son pire match avec l’OL, mais valait mieux le faire à l’ombre du Derby. Remplacé à la 72e par Islam Slimani, qui a failli marquer six minutes plus tard d’une reprise réflexe après que Koscielny (peut-être le meilleur Lyonnais ce vendredi soir) a raté son intervention sur un centre de Cornet.

Memphis Depay (4). Parti dans un projet individuel aventureux, il obtient quand même le corner qui aboutit à l’ouverture du score de Toko Ekambi, après que son centre du gauche a trouvé un adversaire, bien attentionné (1-0, 32e). Ce doit être ça avoir un destin, peut-être pas de champion, mais au moins de star. À Lyon, en tout cas, là où on passe son morceau Heavy Stepper avant la reprise de la seconde période. Tu crois qu’ils feraient ça au Camp Nou, Memphis ?

Karl Toko Ekambi (5). Un beau mouvement et une belle passe en retrait sur la frappe de Bruno sorti par Costil (17e) avant de convertir de manière moins gracieuse l’offrande de Koscielny sur ce qui n’était que la deuxième « occasion » lyonnaise (32e). Une jolie performance quand on a si peu vu le ballon, même s’il n’a pas su dépasser sa fonction pour créer du danger dans une zone dépourvue de meneur. Remplacé par Maxwel Cornet (63e) auteur du centre pour la lulu de Dubois, car deux miracles valent mieux qu’un certains soirs (2-1, 90e+2).

Clément Turpin (2). Match raté aussi pour le natif d’Oullins. Grosse mésentente avec Mendes en début de match, avec cet avertissement rapide. Il s’est toutefois bien rattrapé en ne sortant jamais le deuxième jaune, même si les plus cyniques diront que ça n’a pas vraiment favorisé l’OL. Surtout, il se rate totalement sur un service impeccable qui aurait pu lui permettre d’être le héros du soir. Et dire que certains nous survendent les produits de l’Académie.

(Photo Damien LG / OL)

3 Comments

  1. SteedMal

    30 janvier 2021 at 11:25

    « Le danger amené par les centres de Cornet, dont celui qui amène au but de Dubois » –>

    • SteedMal

      30 janvier 2021 at 11:26

      Cette phrase a dû être dure à écrire pour vous qui n’êtes d’habitude pas tendres avec l’ami Maxwell

  2. LuckyL

    1 février 2021 at 10:48

    J’aurais cru que vous auriez donné un 11/10 à Dubois. Je suis déçu.

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