Les notes d’OL-ASSE (2-0) : deux Moussa, les Verts c’est pour moi

Dembélé

LES NOTES. L’OL a prolongé l’euphorie de sa victoire contre la Juventus (1-0) en se payant les Verts (2-0) grâce à un doublé de Moussa Dembélé et une première période enthousiasmante.

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d’OL-ASSE (2-0) !

Buts : Dembélé (27e et 90e + 5)

Avertissements : Dubois (53e), Dembélé (67e), Tousart (77e), Guimaraes (87e) à l’OL. Debuchy (26e), Trauco (39e), Abi (77e) et Kolodziejczak (90e+4) à l’ASSE.

OL : Lopes – Dubois, Denayer (cap), Marcelo, Marçal – Tousart, Guimaraes, Aouar (Rafael 84e) – Traoré, Dembélé, Terrier (Toko Ekambi 72e). Entraîneur : Rudi Garcia.

ASSE :  Moulin – Debuchy (cap), Fofana, Saliba, Kolodziejczak – Honorat (Boudebouz 79e), Cabaye, M’vila, Trauco (Abi 70e) – Diony, Bouanga. Entraîneur : Claude Puel.

Anthony Lopes (6). Au chômage technique absolu en première mi-temps, il a répondu présent en seconde. Vigilant sur une première frappe lointaine plein axe de Diony, il s’est ensuite bien employé sur sa droite face à Bouanga suite à un ballon perdu par Guimaraes. Décisif ensuite sur un coup franc de Bouanga où le placement de son mur aura été légèrement suspect. Toujours là dans les Derbies, comme d’habitude.

Léo Dubois (5). On l’a beaucoup vu en début de match, bien aidé par le bloc très bas de Saint-Etienne : il a passé plus de temps dans la moitié de terrain des Verts que dans la nôtre. Un peu moins vu en deuxième période, mais pas grand chose à lui reprocher non plus, donc on reste sur une appréciation plutôt positive.

Marcelo (5). Points positifs : Il a fait du Marcelo, en étant fort dans les duels physiques et très impliqué dans les confrontations, qu’elles soient dans le jeu ou dans la bagarre. Points négatifs : il a fait du Marcelo, en gérant assez mal les phases de défense en reculant, notamment en laissant des espaces très inquiétants entre lui et Denayer.

Jason Denayer (5). Ok, on peut nous reprocher d’être assez anti-Marcelo d’habitude, mais ça va être compliqué de ne pas reprocher aussi à Denayer les espaces ouverts au milieu de la charnière. Par contre, il a été très plaisant dans le rôle du défenseur qui oriente le jeu depuis la ligne médiane quand le bloc adverse est ultra bas. Mais comme son compère, ils ont laissé une impression trop peu rassurante face à une équipe si faible. Clean sheet, ceci étant.

Fernando Marçal (6). Tranquille sur son côté en première mi-temps, il a donc pu contribuer sereinement au jeu vers l’avant, plutôt proprement au demeurant. Ses centres, pas toujours au poil de cul, ont malgré tout créé leur lot de situations « presque » ou « potentiellement » dangereuses dans une défense à la ramasse. Plus en vue derrière sur la fin de match, bien en place (expression très L1 qui veut dire que, même sans génie, il a assuré le job) avant même de passer dans l’axe.

Bruno Guimaraes (8). Il a changé l’OL en huit jours. Sa première mi-temps a été exceptionnelle de fluidité et de disponibilité malgré le carré de joueurs stéphanois disposés autour de lui. Il rend les sorties de balle de l’OL infiniment moins prévisibles et sait se montrer disponible en permanence. Sa capacité à utiliser la bonne surface du pied pour libérer rapidement le ballon est un exemple du genre. Un peu plus en retrait en seconde mi-temps (perte de balle qui aurait pu coûter l’égalisation à la 58e), mais toujours précieux. Il est, de loin, celui qui a touché le plus de ballons dans ce match, avec 90 passes (93% réussies), dont 3 passes-clés. Il a également été très précieux défensivement avec 10 récupérations et 3 duels gagnés, ce qui démontre à la fois de sa science du placement et son âpreté au duel.

Lucas Tousart (6). Quatre jours après la Juventus, Tousart aurait pu encore marquer sans la nouvelle règle sur les mains offensives. L’Aveyronnais a sorti une performance dans un rôle taillé pour lui où il s’agit globalement de toujours courir, au pressing quand l’OL n’a pas le ballon et dans les espaces libres pour recevoir une passe ou faire une fausse piste quand l’OL est en possession. De quoi cacher ses limites défensives (oui, oui, dans le placement et même dans le taf pur) et techniques (même si, par exemple, un centre en début de match qui aurait été parfait si Dembélé mesurait 12 mètres les a rappelées). Ses fans diront qu’il a de nouveau fait fermer des bouches, le Libéro Lyon dira que c’est exactement le rôle qu’on lui imaginait depuis des mois quand les Tousartistes le voyaient comme une sentinelle.

Houssem Aouar (5) a réussi, à plusieurs reprises, à enclencher des débuts d’actions prometteuses, mais ces premiers décalages n’ont que trop rarement été valorisés. Légèrement moins tranchant dans le registre plus défensif malgré des efforts répétés, qui expliquent peut-être qu’on l’ait moins vu dans les 20 derniers mètres. Il a proposé une deuxième mi-temps plus neutre. Remplacé par Rafael (84e) qui ne s’est pas fait expulser en une petite dizaine de minutes de jeu dans un Derby, ce qui est presque décevant.

Bertrand Traoré (5). Du déchet, comme d’habitude. Mais de bons mouvements avec ou sans ballon pour créer des espaces pour Léo Dubois et Lucas Tousart en première mi-temps. Très discipliné défensivement en deuxième mi-temps quand l’OL a plus souffert. Une chose rare chez lui qui mérite d’être soulignée.

Moussa Dembélé (7). Cela faisait un moment qu’on ne l’avait pas vu aussi actif dans le jeu, surtout en première mi-temps. Et comme souvent avec lui en 2020, les stats suivent. Le genre de matchs qui pourrait amener les supporters de l’OL à râler s’il n’est pas sélectionné en Equipe de France (on a quand même une réputation à tenir).

Martin Terrier (6). Evaluer Martin Terrier est très simple. Il joue rarement autrement qu’au niveau de son équipe. Quand l’OL est mauvais, Terrier est fantomatique. Quand l’OL est bon, Terrier est là. Du coup, Terrier a été bon en première mi-temps, moins en deuxième. A noter qu’il obtient le coup-franc du premier but qu’il tire dans la zone la plus dangereuse possible pour le gardien. Remplacé par Karl Toko Ekambi (72e), qui a marqué un but refusé pour un hors jeu de Dembélé à proximité de la trajectoire du tir et, pas rancunier, provoqué via une frappe contrée de la main par Timothée Ctrl-C Ctrl-V Kolodziejczak le penalty converti par ce même Dembélé.

(Photo Damien LG / OL)

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