Les notes d’OL-Angers (3-0) : forts avec l’éphèbe

Caqueret

LES NOTES. L’OL a remporté au bout du quatrième essai sa première victoire lors d’une de ses fameuses « dix finales ». Contre Angers (3-0), la présence de Maxence Caqueret dans le onze a incarné un jeu offensif plus huilé. Sans qu’on puisse le qualifier de joueur de quartier, tant son travail à la récupération a lui aussi été indispensable à un secteur défensif parfois flottant (en particulier sur l’aile gauche ahem) et peu protégé par un pressing trop rare.

Votez pour le Jurynho
d’OL-Angers (3-0) !

Anthony Lopes (6). Décisif du pied face à Bahoken (17e), d’une superbe main-opposée-Richard sur une frappe enroulée de Fulgini (28e), puis au sol face au même Fulgini (63e), il a réussi son premier bon match depuis longtemps. Rien d’exceptionnel au regard de ses saisons précédentes, mais quand il est juste bien, l’OL va beaucoup mieux.

Léo Dubois (4). Il a délivré un ou deux bons centres, ce qui permettra à ceux qui ont envie de dire que c’est un bon joueur qu’il a fait un match pas mal, « et puis il est en Equipe de France, c’est pas rien ». On espère que ceux qui pensent ça auront apprécié le Zone Interdite sur les Pompiers de Paris, mais ceux qui ont regardé le match auront vu un latéral trop souvent approximatif en défense, et n’apportant que trop rarement en attaque, où il s’est surtout contenté de faire des passes latérales aux milieux plus inspirés que lui. Remplacé à la 58e par Mattia De Sciglio, très neutre, ce qui est déjà super à ce poste en ce moment.

Marcelo (5). Face à une équipe angevine pas avare de longs ballons, il avait un rôle simple : monter sur les épaules de Bahoken et dégager de la tête. Il l’a souvent réussi, et en plus en faisant rarement faute : une prestation simple mais efficace, certes en plein dans sa zone de confort.

Jason Denayer (6). Lui aussi a été bon, dans un registre autre : il a plus chassé les attaquants angevins loin de ses buts, a plutôt bien râtissé dans les pieds adverses, tout en couvrant parfois les hectares dans le dos de Cornet à sa gauche. En plus de ça, il a été inspiré à la relance, avec de belles passes vers l’avant : un peu plus fébrile quand le ballon était entré dans la surface, mais ça ne ternit pas un bon match.

Maxwel Cornet (3). Chaque match qui passe nous rappelle qu’il est bien un attaquant. Parfois même, à force de le voir mauvais derrière, on en arrive à se persuader qu’il était bon devant. Tellement accueillant dans son dos qu’il est il est parvenu à faire passer Abdoulaye Bamba pour Trent Alexander-Arnold. Mangé sur la première grosse occasion de Bahohen (17e), il cadre la première frappe lyonnaise deux minutes plus tard. Mais ça ne suffira pas longtemps à équilibrer son bilan. Remplacé à la 73e par Melvin Bard, dont une tonique interception a abouti au but refusé de Slimani (78e).

Bruno Guimaraes (6). On aime quand il est associé à Maxence Caqueret, et ce n’est pas seulement grâce au blondinet. Placé devant la défense, il s’est proposé constamment pour remonter les ballons, et a beaucoup bougé. De quoi se rendre disponible pour des jeux en triangle avec ses deux compères du milieu. En bonus, un ou deux passes lasers dans le dos du latéral gauche adverse pour servir son ailier droit, sa spéciale. Reste juste à peaufiner la couverture défensive avec Caqueret, à l’origine de quelques trous d’air en première mi-temps. Remplacé par Thiago Mendes (73e), entré dans le ton du match, à l’image de son avant-dernière passe sur le troisième but, qui a émerveillé nos yeux (enfin surtout ceux d’Habib Beye).

Maxence Caqueret (8). Il a tout fait. Ce qu’on sait de lui depuis toujours, comme le pressing incessant, le volume défensif monstrueux, ou les passes verticales en une touche pour se sortir de la pression adverse. Et puis il y a ce qu’on découvre de plus en plus, à l’image de ces feintes de corps dos au jeu quand l’adversaire vient le chercher, ou les projections offensives de plus en plus pertinentes, à l’image de cette passe décisive pied gauche (certes non convertie par KTE). On pensait ne pas pouvoir l’aimer plus, mais on se découvre de nouvelles capacités. Comme Maxence, finalement.

Lucas Paqueta (8).  On l’aimait bas sur le terrain, avec du champ devant lui et son pied gauche pour l’arroser. Mais c’était peut-être un peu trop facile, alors maintenant, ça se passe plus haut, là où les espaces sont rares et la justesse technique encore plus indispensable. Rien d’insurmontable pour un type qui sait décidemment tout faire. Buteur, passeur, et presque passeur sur le premier but suite à un énorme raté. Merci du (paqueta) cadeau Juni. Remplacé par Rayan Cherki (89e), qui n’a pas su profiter des arrêts de jeu pour briller. Surcoté ?

Islam Slimani (5). On a souvent dit pour le complimenter que sa dégaine masquait une vraie finesse, ce dimanche sa technique a trop souvent été aussi brute que son allure. Mais ses intentions et son intelligence ont elles aussi été bien visibles, et ont surtout semblé parfaitement complémentaires d’un Memphis Depay (7) plus central que sa position sur la compo présentée en début de match. Le Néerlandais n’a pas semblé disputé son 37e match en 22 jours et a été très en jambes. Un lob pour finir le travail et marquer ce fameux but impair théorisé par Habib Beye (3-0, 83e), et surtout une action vraiment décisive pour ouvrir le score. Le capitaine de l’OL réussit en effet l’exploit d’offrir une passe décisive à Paqueta et de marquer un but sur la même action (1-0, 21e). Nique les xG.

Karl Toko Ekambi (6). Il a eu du déchet, à l’image de ce raté au deuxième poteau sur un centre du pied gauche de Caqueret, mais hé c’est Karl Toko Ekambi ! On lui reconnaîtra donc la capacité à avoir su accélérer au bon moment, des deux côtés du terrain. Il a d’abord sprinté pour faire un gros retour défensif dans sa propre surface alors qu’on commençait à se dire que s’il avait le malheur d’être technique il se ferait pourrir pour son absence de travail défensif. Il a ensuite réussi à avoir pendant une action la technique au même niveau que son activité offensive, ce qui ne semblait pourtant pas gagné quand son slalom à l’origine du deuxième but a semblé le conduire en plein dans Islam Slimani. On notera aussi un incroyable triplé, avec un but refusé (pour une main de Paqueta), une passe décisive refusée (pour un hors jeu) et un penalty refusé (pour un hors jeu).

(Photo Damien LG / OL)

Commenter

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>