Les notes d’OL-Amiens (0-0) : l’infect à la maison

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LES NOTES. L’OL n’a pas marqué lors de 6 de ses 11 matchs de championnat au Formidable Connecté Outil, et n’y a inscrit que 14 buts… dont 6 contre Angers. 17e à domicile, le club lyonnais a de nouveau semblé sans idées contre Amiens (0-0). Et a dû s’en remettre à l’entrée d’un gamin de 16 ans pour faire frissonner un peu ses rares supporters.

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d’OL-Amiens (0-0) !

Anthony Lopes (5). Au chômage technique jusqu’à une frappe flottante de Dibassy repoussée de façon peu orthodoxe des deux paumes lors du moment fou de ce match (trois minutes avec deux interventions de Gurtner et une du portier de l’OL !), il a ensuite bien fait le peu qu’il a eu à faire (oui, c’est un commentaire similaire à celui sur Denayer, l’autre joueur qui a la moyenne) avec des prises de balle rassurantes.

Kenny Tete (4). Il a alterné entre le neutre et le médiocre, preuve d’une parfaite intégration au projet.

Marcelo (4). Il n’est pas nécessaire d’être compétent dans la vie, il suffit de savoir s’entourer. Marcelo l’a compris, et tant pis si quelques rares duels en un-contre-un lui enlèvent la moyenne. Après tout, si ça passe encore, pourquoi s’en soucier ?

Jason Denayer (5). Il n’a presque rien eu à faire et a presque tout bien fait.

Maxwel Cornet (4). Son dégagement en panique du droit sur un attaquant adverse en bonne position a montré qu’il n’était pas vraiment un défenseur de métier. Il faut dire que le reste de son match a montré qu’il n’était pas vraiment un footballeur de métier non plus.

Bertrand Traoré (4). Il a bien entamé le match, créant les premiers semblants d’étincelles et réussissant des gestes plutôt utiles. Puis il a progressivement plongé. Les coups de pieds arrêtés dont il a pris la charge ont suivi la même courbe : pas mal pour commencer, avec notamment un coup-franc excentré rentrant touché par personne qui a provoqué les deux seuls arrêts de Gurtner en première période (le coup franc en lui-même, une tête de Jean Lucas sur le corner qui suit, 33e), avant de devenir moyens, voire dégueu. Remplacé par Rayan Cherki (66e), qui a sérieusement secoué ce match, mais n’a pas respecté les consignes du coach, incapable de marquer d’une reprise de volée du gauche (poteau, 71e) ni d’une frappe du droit en pleine lucarne (parade de Gurtner, 78e).

Il y a quelque chose de très agréable à regarder Lucas Tousart (4). Car on se voit. C’est comme si c’était nous qui jouions en Ligue 1, avec nos défauts de FSGT : se mettre derrière quand ça joue devant ; partir « donner des solutions » devant quand les potes s’aventurent à construire ; avoir des bonnes idées de passes mais pas les moyens de les réaliser. Tout ça malgré une vraie bonne volonté. En vrai, on aurait donné tout l’or du monde pour vivre ça une fois. Mais pour 25 millions, on veut bien laisser la place à un autre.

Jean Lucas (4). Titularisé pour la première fois en Ligue 1, il a commencé la soirée en sachant que c’était le soir ou jamais pour conclure. Volontaire, motivé, mais trop stressé pour saisir sa chance, il a passé sa soirée à s’en morfondre. Ça aussi, ça nous a rappelé des souvenirs. Remplacé par Thiago Mendes (66e), qui a arrêté de boire la nuit mais le fait visiblement désormais avant d’entrer sur le terrain (pas de procès svp, c’est juste une vanne).

Houssem Aouar (4). Rudi Garcia lit le Libéro Lyon (ou regarde les matchs de l’OL, mais on en doute quand on voit son coaching) et a aligné Aouar à gauche le lendemain d’un article expliquant pourquoi le numéro 8 y était intéressant. Celui-ci n’a toutefois jamais montré sa capacité à éliminer et à repiquer, et n’a pas non plus su enflammer le match lorsqu’il se recentrait au niveau du double pivot ou un cran au-dessus.

Karl Toko Ekambi (4). Est-il venu à l’OL pour jouer à l’aile, pour être la doublure ou la doublette de Dembélé ? Ce match n’aidera pas à trancher. D’abord en pointe, il a vite pris l’aile gauche, où il s’est montré surtout sur sa vitesse et sa capacité à profiter d’erreurs amiénoises. Passé à droite après l’entrée de Cherki : rien de folichon au final. Remplacé par Martin Terrier (86e), auteur d’une entrée en jeu.

Moussa Dembélé (4). Il y a sans doute mieux à faire avec lui que de simplement l’envoyer à la mailloche sur de gros parpaings, comme ça a été exclusivement le cas en première période. À peine plus visible en deuxième, où il a à peine plus touché le ballon avec les pieds. On a plutôt envie de le plaindre qu’autre chose sur ce genre de rencontres.

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Patrice

    6 février 2020 at 9:30

    pas mieux ! J’espere vraiment que le mec qui nous sert d’entraineur lit vos compte-rendus de match…. Il y trouverais beaucoup de reponses aux questions hallucinantes qu’il se pose encore quant à son effectif

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