Les notes d’OL-Ajaccio (5-1) : Lyon trace sa rouste

Slimani

LES NOTES. Même remanié, l’OL a enchaîné en se qualifiant pour les seizièmes de finale de la Coupe de France grâce à un large succès face à l’AC Ajaccio (5-1). Et montré qu’il pouvait compter sur son large effectif, et son centre de formation.

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d’OL-Ajaccio (5-1) !

On a cherché à jouer sur le champ lexical de la gastro pour évoquer son remplacement au pied levé de Julian Pollersbeck, pour le côté potache. On a essayé, plus sérieusement, de mettre des petits « + » et des petits « – » sur une feuille à chaque ballon bloqué ou relâché, dégagement réussi ou raté, pour être consciencieux. Quelle que soit la stratégie, on arrive à peu près à la moyenne pour Anthony Lopes (5), ce qui prouve qu’il vaut mieux être devant que derrière dans ce genre de matchs.

On s’est un moment demandé s’il n’y avait pas match entre Sinaly Diomandé (6) et Djamel Benlamri (5) pour le rôle de numéro 3 en charnière centrale. C’est le premier cité qui a pris la gâche dans les faits, et ce match associant les deux remplaçants a confirmé son ascendant. Sûr de lui, il l’a jouée taulier, ne se cachant jamais et n’hésitant pas tenter quelques relances longues. Il s’est parfois même un peu exposé en allant chercher des duels pas évidents, ce qui lui a valu d’être un chouïa court une ou deux fois. Remplacé par Marcelo (67e) : pas de commentaire particulier. Benlamri a de son côté peaufiné sa réputation de joueur tout à l’énergie. Une chandelle exemplaire, peu d’efforts sur la relance et quelques approximations, pour finir sur un péno sévère. Mais surtout : quatre ou cinq tacles glissés sans aucune retenue, qui font toujours leur effet. On vous a déjà parlé de l’effet de sous-notation pour les mecs de derrière ?

Melvin Bard (6). Il a bien tenu son couloir, et a notamment créé un décalage offensif d’une talonnade inspirée. Et son argumentaire pour être vu plus fréquemment a été réhaussé par les prestations de Mattia De Sciglio (7), qui a sorti son meilleur match avec l’OL à droite, et de Maxwel Cornet (6), souvent brouillon (même son but est loin d’être une finition létale) mais dont l’activité est malgré tout utile en position d’ailier. A noter que, si le remplacement de l’Ivoirien par Karl Toko Ekambi (75e), celui de l’Italien par Lucas Paqueta (79e) a clairement illustré une fin de match où les changements étaient plus là pour des raisons physiques que tactiques. Enfin, on l’espère.

Bruno Guimaraes (8). Le revoir gambader sur la pelouse du Parc OL au côté de Maxence Caqueret rappelait un OL-Dijon (première journée de L1), où il s’était baladé. Plus encore qu’en championnat, le Brésilien s’est régalé des boulevards offerts par l’adversaire, signant deux avant-dernières passes sur les deux premiers buts, et une magnifique passe décisive sur le troisième. Il n’a pas non plus rechigné aux tâches défensives, avec un gros volume de courses et de duels. Il rappelle encore une fois qu’on a envie de le voir à chaque match de championnat. Remplacé poste pour poste (oui) par Léo Dubois (67e).

Maxence Caqueret (8). Un journaliste flemmard raconterait simplement le premier but, et comment il a jailli dans les pieds de l’adversaire pour lancer le contre qui met l’OL sur les bons rails, une action qui résume l’énorme match défensif du jeune milieu de l’OL. Le professionnalisme qui est pour tout rédacteur au Libéro Lyon une évidence oblige cependant à noter qu’il a encore une fois offert l’ensemble de sa panoplie : disponibilité, relais, jeu rapide vers l’avant, pressing, duels… Dommage que Cherki ne lui enlève une passe dé. Il rappelle encore une fois qu’on a envie de le voir à chaque match de championnat.

Rayan Cherki (6). Il rate une énorme opportunité à la première minute sur un caviar de Maxence Caqueret. On a craint pour lui que cette occasion ratée de se refaire la cerise ne le fasse passer à côté de son match. Heureusement, il va chercher au talent le (très beau) quatrième but, de quoi le libérer en deuxième mi-temps. Beaucoup plus juste et fluide en seconde, donc. Très concerné par le repli défensif, également, histoire de se remettre Rudi dans la poche et gratter quelques minutes en plus en L1. Ça tombe bien, il a précisément besoin d’un peu plus de temps de jeu sans se sentir sur le grill pour pouvoir enfin jouer libéré.

On était un peu curieux de voir Memphis Depay (7) mener le jeu, ça n’a finalement pas trop été le cas et la physionomie du match en a fait un deuxième attaquant. Un rôle dont il s’est acquitté avec gourmandise – et même parfois trop comme sur cette tentative de passe derrière la jambe où il manque le ballon en début de match. Il ouvre le score et quitte son équipe à 4-0 à la pause, remplacé par Houssem Aouar (6) qui a permis de confirmer que le 4-2-3-1 de l’OL était plutôt un 4-4-2. Pas là dans la meilleure mi-temps, Aouar a quand même su accélérer pour se créer un penalty transformé lui-même.

Islam Slimani (9) aura été la star lyonnaise du soir, en marquant son premier but avec l’OL, en délivrant deux passes décisives, en donnant une interview à la pause qui a instantanément donné envie d’être son pote, et en prenant tous les ballons de la tête. Un esthète dans un corps de besogneux, comme l’a prouvé sa passe par-dessus la défense pour l’ouverture du score de Memphis. C’est à se demander pourquoi il était aligné dans un duo d’attaque, puisqu’il en est un à lui tout seul.

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Brakovsky

    10 février 2021 at 1:55

    La note d’Aouar me parait un peu clémente, je l’ai trouvé personnellement très emprunté malgré la faible opposition.

    Je suis allé voir ses stats sur Sofascore pour confronter mes impressions. Sur sa mi-temps, c’est 1 dribble réussi sur 6, 1 tir cadré (le pénalty), 4 duels réussis sur 10, 0 tacle, 0 interception, aucune passe clé et 11 ballons perdus… Et il n’a pas vraiment aidé à mettre de l’ordre dans le gloubi-boulga tactique qu’a été notre 2eme mi-temps (mon dieu ces dézonages de cour d’école !)

    J’attends tellement plus de lui au niveau de l’organisation de l’équipe, de la gestion du tempo, de l’orientation du jeu, malheureusement je suis de plus en plus convaincu que je me trompe sur la nature du joueur. En fait Aouar c’est un ailier inversé soliste, un finisseur, qui joue au poste de 8/meneur de jeu. L’avantage pour lui c’est qu’il s’affranchit des tâches défensives qu’il aurait sur un côté, l’inconvénient pour nous c’est qu’il n’aura jamais le volume de jeu attendu pour un milieu. Reste les étincelles, intermittentes cette saison…

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