Les notes d’Angers-OL (0-1) : bien outillés, mais pas formidables

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LES NOTES. L’OL est revenu à quatre points du PSG en s’imposant à Angers (0-1). Une victoire qu’il doit moins à sa capacité à dominer le SCO qu’à une profondeur de banc qui a de nouveau fait la différence, Lyon trouvant de l’allant après un triple changement à l’heure de jeu et marquant dans le dernier quart d’heure.

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d’Angers-OL (0-1)

On commence par les satisfactions, et ce n’est pas vraiment un choix éditorial mais juste une question d’ordre de présentation. Anthony Lopes (7) a peut-être lancé un grand débat national sur les genoux sortis par les gardiens sur les sorties aériennes, mais a surtout été l’homme fort de cette victoire lyonnaise. Décisif devant une frappe de Fulgini de l’entrée de la surface (27e), sur un coup franc rentrant de Capelle (33e) ou dans un duel gagné en sortant vite devant Doumbia (57e). Sa charnière centrale Marcelo (6) – Jason Denayer (6) a elle aussi été très solide (en ayant même le brin de réussite qui va bien lorsque le Brésilien a coupé un centre en retrait et que le ballon est passé du bon côté du poteau), et l’on peut même rajouter à ces louanges Sinaly Diomandé, qui a remplacé Léo Dubois à dix minutes du terme (histoire de se donner toutes les chances de serrer les fesses en passant à trois centraux alors que l’OL dominait) et sorti un ballon chaud sur sa ligne dans les derniers instants.

Léo Dubois (4). Certes, il est l’auteur de la passe décisive sur le but lyonnais et du centre qui a amené un penalty annulé à la vidéo, mais on a l’impression de toujours voir le même match avec lui : des ballons balancés sur son ailier, aucune percussion et une sensation qu’il est constamment diminué physiquement. La case “coup de pied arrêté mal tiré” a également été cochée, et plus souvent qu’à son tour.

Melvin Bard (3). Son duel contre Sada Thioub était intéressant à suivre, mais il a beaucoup souffert contre la puissance de l’ailier angevin. Avec le ballon, ce n’était pas bien mieux et lui qui est habituellement assez fiable techniquement a raté beaucoup de passes simples. C’était peut-être une tentative d’imiter Maxwel Cornet pour obtenir les faveurs de Garcia, mais pas sûr que ça ait l’effet escompté. Remplacé à la 59ème par Mattia De Sciglio, auteur d’une entrée solide malgré un carton un peu sévère.

Thiago Mendes (6) confirme l’idée d’un retour en forme avec une bonne performance, notamment à la récupération. Il a également su, bien qu’un poil trop rarement, proposer de bonnes passes vers l’avant, et a même eu l’occasion la plus « nette » (guillemets importants ici) avant la pause, avec une tête trop piquée. Son petit défaut, surtout en première période, aura été de ne pas se rendre très disponible quand ses centraux cherchaient des solutions, accentuant la fréquence des longs ballons. Remplacé dans les arrêts de jeu par Jean Lucas.

Les 59 minutes de Lucas Paqueta (3) sur le terrain sont sans doute les plus laborieuses depuis son arrivée. Ce qu’on peut retenir de positif ? Sur le peu de ballons qu’il a touchés, une très forte proportion a été jouée vers le but adverse. Le gros problème : quasiment aucun n’a été fructueux, avec notamment cette sensation qu’il marchait sur des oeufs arrivé dans les trente derniers mètres (l’occasion d’évoquer la pelouse horrible et très grasse, un facteur atténuant pour tout le monde). Son remplacement par Bruno Guimaraes (59e) a fait du bien. Dans une équipe soudain plus à l’initiative (et il a forcément une part de responsabilité), ce dernier a su orienter le jeu avec plus de précision et de tranchant, le but concluant par exemple une action initiée par le Brésilien.

Maxence Caqueret (4). L’un de ses plus mauvais matchs depuis le début de sa jeune carrière. Il a mal utilisé le ballon les rares fois qu’il l’a eu, même si sa volonté de jouer vers l’avant et d’accélérer étaient louables face au néant collectif. Louable aussi sa volonté de presser, mais ses tentatives isolées ont surtout déstabilisé le bloc défensif en laissant beaucoup d’espaces derrière les attaquants lyonnais, espace dont se sont bien servis les Angevins. Même sur son point fort, le duel, il a peu gratté de ballons, peut-être à cause d’un terrain gras ne lui permettant pas de faire ses changements d’appuis rapides. Il a survécu aux changements grâce à la volonté de ménager Paqueta post-trève internationale. Beaucoup mieux après l’entrée de Guimaraes, et son placement plus haut sur le terrain.

Rayan Cherki (2). Son jaune sur un repli défensif à la 31e aura été le seul fait marquant de sa petite heure sur le pré, avec un penalty qu’il aurait pu obtenir pour un tacle qui emporte le ballon mais aussi sa cheville. Il a traversé le match comme on traverse le plateau de Langres en novembre. Et les autres mois, mais là n’est pas le sujet. Dans tous les cas, il n’y a pas grand chose à raconter. Sans doute l’un des plus handicapés par la pelouse, et le plan de jeu souvent minimaliste de l’OL lorsqu’il était là. Moussa Dembélé qui l’a remplacé est rentré dans l’axe à l’heure de jeu et a été plus dangereux dès ses cinq premières minutes, entre appels en profondeur et tête sur corner. Il semble moins à la cave que dans un passé récent, ses courses ont fait du bien à l’OL et son petit piqué au-dessus de la défense est décisif sur le but, mais on est obligés de signaler encore qu’on attend toujours le but qui lancerait sa saison. Le ballon qui a roulé du mauvais côté du poteau après une frappe forte sur Bernardoni a symbolisé son manque de réussite actuel.

Tino Kadewere (6). Sa mobilité et sa volonté de jouer simple font du bien dans un collectif dont les rouages grincent. Peu en vue malgré tout, comme ses compères de l’attaque, il a fait preuve de sang froid pour concrétiser le temps fort lyonnais à la 78e. 3 buts en 2 matches, tous cruciaux. Pour Tino, c’est déjà Noël.

Memphis Depay (4). Il s’est débattu tout le match, pas avare de courses offensives et défensives. Il a tenté de faire remonter le bloc en venant chercher les ballons bas et en tentant de combiner avec les rares partenaires à sa disposition. Dans le dur physiquement en seconde mi-temps, mais irréprochable dans l’engagement. On ne pourra décidément pas reprocher à ce quasi-parti de tricher.

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Patrice

    23 novembre 2020 at 2:34

    Pour Tino c’est deja Noel ! Aahahah Bravo mais il faut avoir plus de 60 ans pour comprendre ;-)

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