Juventus – OL (2-3) : un bien Malard acquis

Malard

FÉMININES. Mené deux fois par la Juventus, l’OL a réussi à s’imposer grâce à une entrée décisive de Melvine Malard (2-3).

Les soucis de l’OL sont collectifs, et la latérale Ellis Carpenter – fautive sur le premier but de la Juventus en se faisant naïvement passer devant par Lina Hurtig (1-0, 16e) – n’a par exemple pas vraiment aidé défensivement la centrale droit Kadeisha Buchanan. Mais la Canadienne a semblé trop courte pour un hiver rigoureux, où la Juventus est un adversaire plus costaud que ce que les premiers tours de Ligue des Champions réservent d’habitude, et rappelé que l’absence longue durée de Griedge Mbock compliquait les choses pour l’OL .

Avertie au bout de cinq minutes, Buchanan s’est vite mise en évidence dans le mauvais sens du terme. Après avoir chuté suite à un duel et offert la première occasion italienne à Lina Hurtig (14e), la numéro 21 de l’OL a continué son show après l’égalisation sur un penalty sifflé à la limite de la surface et transformé par Wendie Renard (1-1, 29e). Son dégagement directement sur Hurtig aurait pu permettre à la Suédoise à la Juventus de repasser devant si Sarah Bouhaddi n’avait pas remporté son duel en laissant traîner le pied (31e) et, puisqu’on n’est jamais aussi bien desservi que par soi-même, le 2-1 est finalement venu d’un csc de Buchanan où l’on n’a toujours pas compris pourquoi la Canadienne reculait autant (2-1, 37e).

Et si l’OL a semblé un peu plus fringant que lors de sa défaite contre le PSG, la marge sur le reste du continent a toujours l’air de plus en plus réduite. En manque d’idées malgré sa possession (68% sur l’ensemble du match), les Lyonnaises ont ainsi souvent accumulé les centres qui ne donnent rien. Le salut a donc dû venir d’un élément un peu improbable, en l’occurence l’entrée de Melvine Malard. Trop courte sur un centre à ras de terre sur sa première action (59e), la Réunionnaise de 20 ans avait déjà été plus dangereuse sur cette action que Nikita Parris pendant l’heure précédente. Puisque Dzsenifer Marozsán n’a pas voulu convertir les beaux mouvements initiés à deux (en étant trop altruiste à la 64e et en tirant trop sur la gardienne de loin à la 86e), Malard s’est chargé elle-même de remettre l’OL à flot (2-2, 68e) avant de donner la balle de la victoire à Saki Kumagai dans les dernières minutes (2-3, 88e). Plus inquiétant dans le contenu que dans le résultat, donc, au moins pour cette fois.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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