Jonathan Rivas (La Duchère), meilleur buteur de National et bien plus que ça

Rivas

PORTRAIT. Jonathan Rivas a marqué il y a deux semaines à Laval (1-1) le dixième but de sa saison en National, avant de prendre la tête du classement des meilleurs buteurs grâce à son doublé contre Créteil vendredi dernier (3-2). Et l’influence dans le jeu du numéro 11 de la Duchère ne se limite pas aux stats.

La barre symbolique des dix buts en championnat, Rivas ne l’avait encore jamais franchie depuis le début d’une carrière passée entre la Ligue 2 (à ses débuts) et le National depuis cinq ans. « Je sais que c’est important d’atteindre les dix buts parce qu’on est un peu plus respecté en tant qu’attaquant », confie l’avant-centre de 27 ans. Son entraîneur Laurent Roussey, qui connaît bien le poste, abonde. « C’est ce que je lui ai expliqué récemment : quand on commence à mettre deux chiffres, on n’est plus considéré comme un attaquant mais comme un buteur. Et ça fait toute la différence dans la valeur du joueur. »

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Mais pour saisir toute l’importance de Rivas cette saison à la Duchère, il convient de ne pas se limiter qu’aux stats. Rapidement préféré à Cédric Tuta par Roussey lors de son intronisation cet été, l’attaquant n’a jamais semblé aussi fort dans le jeu que cette saison. S’il convient lui-même que la tête n’a jamais été son point fort malgré son mètre 84, Rivas est pourtant un « combattant » selon les termes de son entraîneur.

Le genre de joueur capable de faire le taf en pivot, en s’imposant en puissance pour contrôler parfaitement le ballon de la poitrine dos au but avant de faire remonter le bloc en résistant à la charge du défenseur. Mais aussi un joueur pas aussi lent que son gabarit laisse supposer quand il part dans la profondeur. « Ce qu’on essaye de travailler c’est la fluidité, avoir des appuis plus légers et plus aériens pour gagner encore en explosivité et en vitesse », explique Roussey. « Il va plutôt vite sur de la longue distance, mais plus le niveau monte, plus les blocs défendent bien leur zone et moins il y a d’espaces. »

Et l’ancien entraîneur de l’ASSE de comparer Rivas avec un autre attaquant né comme lui à la Seyne-sur-Mer, et que Roussey a cotôyé au début de sa carrière pro. « C’est un peu le travail que j’avais fait avec Bafé Gomis. Ce sont de belles bêtes, de grands gabarits avec du poids. Plus ils ont des appuis légers, plus ils sont vifs et plus ils vont utiliser cette puissance pour être efficace. » Avec 12 buts en 17 matchs joués, Rivas est a priori sur la bonne voie.

Hugo Hélin

(Photo Lyon Duchère AS)

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