Jean-Michel Aulas transfère le Parc OL en Angleterre « pour continuer de grandir »

Parc OL

TRANSE PRESSE. « L’Institution prouve une nouvelle fois sa capacité à valoriser ses actifs. » Tout sourire, Jean-Michel Aulas a officialisé avec ces quelques mots le transfert du Parc OL à un fond de pension anglais. « C’est le moyen le plus efficace de rembourser l’emprunt consenti pour le construire, avec une plus-value substantielle », s’est réjoui le président lyonnais lors de la conférence de presse. Le stade, qui avait coûté un peu plus de 400 millions d’euros, aurait été cédé pour près du double (750M€, plus 50 M€ d’incentives maximum, plus 15% d’intéressement sur plus-value future).

« Il est difficile de retenir ce genre d’infrastructure que les plus grands groupes financiers s’arrachent » a martelé Aulas à ceux qui affirmaient que ce transfert laissait un goût d’inachevé, d’autant que l’enceinte avait affirmé il y a quelques semaines dans une interview à BTP Magazine se sentir bien à Décines-Charpieu (d’où elle est originaire) et rêver d’aider l’OL à remporter un trophée. « Garder un stade de cette qualité plus de quatre ans est déjà la preuve de la bonne santé financière de l’OL. »

Quel formidable successeur ?

Les spéculations vont évidemment déjà bon train pour trouver un successeur au stade de 59.186 places. Si Aulas a répété que l’OL « comptait totalement sur le Groupama Training Center », celui-ci n’a toujours pas connu la moindre minute en pro. Fidèle à sa stratégie, le club pourrait donc se tourner vers de jeunes enceintes à fort potentiel (Timsah Arena de Bursa, Puskàs Aréna de Budapest, Allianz Rivera de Nice). Certains supporters rêvent eux à haute voix d’un recrutement plus ambitieux permettant de s’installer dans le top des plus grosses recettes matchday en Europe, en demandant au directeur sportif Juninho d’activer ses réseaux brésiliens afin d’attirer le Maracanã.

Mais la piste la plus probable semble mener pour l’instant au stade Camille Tisserand de Nœux-les-Mines, choisi personnellement par le conseiller spécial Gérard Houllier qui l’a côtoyé au cours de sa carrière d’entraîneur et lui fait toute confiance. Les négociations avec la communauté d’agglomération de Béthune-Bruay Artois-Lys Romane seraient déjà bien avancées.

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« On n’a pas le temps de s’identifier »

Une chose est sûre : l’argent dégagée par la vente du Parc OL ne sera pas totalement réinvestie dans un nouveau stade. « Cette belle opération financière va nous permettre de continuer de grandir, en terminant plus vite la construction de la piscine à vagues et de la patinoire olympique », s’est ainsi félicité Aulas. « Deux équipements indispensables à notre stratégie de full entertainment, puisqu’ils permettront ensuite de financer le parcours accrobranche, le food court et le village Pierre Et Vacances. Nos fans pourront ainsi passer des semaines entières à OL Vallée ! »

Du côté des supporters, on hésite toutefois entre résignation et satisfaction après cette belle opération financière. « Dommage de ne rien avoir gagné avec ce stade, qui aurait probablement accepté de rester une ou deux saisons de plus », regrette ainsi Olivier, qui tient le compte Twitter @ActifsFinanciersAcadémie consacré aux pépites d’OL Groupe. « Le club semble l’avoir un peu poussé dehors, même si c’est dur pour toutes les parties de résister à une telle offre. Mais on n’a même pas vu le stade totalement peint. On a l’impression de ne pas avoir le temps de s’identifier à nos actifs les plus productifs et les moins toxiques… » Ainsi va sans doute la vie d’une holding de divertissement en 2020.

Agence Transe Presse / EP et ZZ pour le bureau de Lyon

(Photo Damien LG)

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