Le Fraude Book d’OL-PSG

OL

FRAUDE BOOK. Qui dit grand match, dit dispositif exceptionnel. Pour cette finale de Coupe de la Ligue 2020 entre l’OL et le PSG, le Fraude Book revient donc. Et vous offre trois scénarios de match probables pour vous permettre de ne pas être surpris ce vendredi soir.

Cuisine à la lyonnaise

Le fameux « caméléon » de Rudi Garcia – système hybride qui fera bien des émules, mais c’est une autre histoire – permet à l’OL de gagner, mais surtout de séduire. Fernando Marçal rappelle qu’il est un fin manieur de chique à la relance, Marcelo un taulier impossible à passer lorsqu’il en a décidé ainsi, Maxwel Cornet est énorme comme toujours dans les grands matchs, Thiago Mendes se fait pardonner de sa première année difficile à l’OL « comme Juninho à son arrivée » savoure-t-il plus tard dans la soirée, accoudé au comptoir du We Are Juice, célèbre bar à jus parisien où il est venu célébrer le trophée en sirotant quelques smoothies. « Même si je me vois plutôt comme un mélange de Gueïda Fofana et de Jeannot Tigana… », avoue-t-il en montrant l’étendue de sa connaissance et de son amour pour le club. Cuisiné à la lyonnaise, avec générosité, robustesse et talent, le PSG est victime de la force de frappe offensive de l’OL parfaitement servie par cette base solide. 3-0… Trois… Comme le nombre d’étoiles de monsieur Paul… Comme un symbole…

La probabilité que ça arrive : 0,00045%. « 45 », comme l’âge qu’on a eu l’impression d’avoir en décrivant Marcelo comme un taulier et Cornet comme un joueur sur lequel un club comme l’OL peut compter. Allez, on vous laisse, on retourne sur Facebook partager une info importante sur la limitation à 80 km/h qui est en réalité un premier pas pour instaurer la charia en France.

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Crazy Gang des Lyonnais

Le fameux « caméléon » de Rudi Garcia n’inspirera sans doute pas grand monde, en-dehors de Diego Simeone et John Cena, mais ce système hybride et ultra-solide permet à l’OL de ne concéder aucune occasion face à l’une des équipes les plus talentueuses d’Europe. En comptant évidemment sur son duo de guerriers brésiliens Marçal – Marcelo, dont la célébration torse contre torse après un triple sauvetage miraculeux face à Neymar devient instantanément emblématique (et le fond d’écran de portable de milliers de Lyonnais), sur un énorme Maxwel Cornet comme toujours dans les grands matchs et sur un Thiago Mendes dur au mal, qui lancera au banc parisien un désormais mythique « Votre pire cauchemar s’est incarné sur Terre ! » après avoir envoyé valdinguer Angel Di Maria dans les panneaux publicitaires, et avant de se comparer à « un mélange de Flo Laville et Raymond Domenech, une identité Gone combattante et fière » en fumant une clope et en buvant une Amsterdam Maximator dans le vestiaire. L’OL tient le 0-0 et s’impose sans trembler aux tirs au but.

La probabilité que ça arrive : 0,00001%. Ce scénario impose d’avoir tout le monde au diapason de l’esprit Crazy Gang et donc de voir Léo Dubois porter un blouson noir de loubard, Houssem Aouar cracher entre ses dents de devant en écoutant de la funk sur une enceinte portable, et Maxence Caqueret arborer des tatouages Aryan Brotherhood of Texas. Aussi peu probable qu’une victoire de l’OL aux tirs au but dans une finale, on ne va pas se mentir.

La logique est respectée

L’OL réalise un début de match solide, qui permet aux plus critiques des supporters de se mettre à pousser leur équipe et d’être une nouvelle fois schizophrène. Mais un but sorti de nulle part, ou plutôt d’une belle frappe enroulée de Di Maria, puis un carton rouge sévère, ou plutôt logique après que Marcelo tacle Neymar avec trois secondes de retard, tuent a priori le suspense. Le PSG ne gère pourtant pas si bien, mais arrive à marquer le deuxième par Mauro Icardi, étrangement oublié par le côté gauche de la défense lyonnaise sur un centre. Moussa Dembélé se fait les croisés, mais l’OL se remet à y croire lorsque Karl Toko-Ekambi convertit une offrande en profondeur de Memphis Depay à dix petites minutes du terme. Il ne se passera pourtant plus rien au cours de cette rencontre. La logique est respectée, l’OL n’est pas totalement dépassé et peut donc aborder la prochaine saison sans grande remise en question du onze ou de sa politique, Rudi Garcia est imbuvable en interview d’après-match, Le Libéro Lyon met 2 à Cornet : c’est le match auquel on s’attend tous.

La probabilité que ça arrive : 1,3%. Marcelo n’est ni assez rapide ni assez intelligent dans son placement pour se trouver suffisamment proche de Neymar pour le tacler. Mais 96% avec un autre joueur. Oui, le total des scénarios étudiés ne fait pas 100%, mais il reste aussi la probabilité que l’OL gagne sans vraiment être convaincant, en ayant tout qui tourne bien et en serrant les fesses. A priori, c’est le plan sur lequel on va compter.

Zénon Zadkine

(Photo OL)

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