Le Fraude Book de la 27e journée de Ligue 1

Caqueret

FRAUDE BOOK. Le Fraude Book vous présente la 27e journée de Ligue 1, ou en tout cas les matchs du quatuor de tête. Avec un petit focus sur un personnage à chaque fois, car la Ligue 1 c’est d’abord des personnages avant d’être du football, et les probabilités estimées que les gros perdent des points.

Aouar, un coup de mou
visible statistiquement ?

Dijon-PSG (samedi, 17h00)

Le pourcentage de plantade possible du favori : 0,5%. Vous avez déjà regardé une compo d’équipe de Dijon cette saison ? Nous toutes les semaines, par professionnalisme, et on ne sait toujours pas qui sont tous ces êtres humains. On avait initialement mis 1% pour Anthony Racioppi, au profil de gardien énorme sur sa ligne capable de faire le proverbial « match de sa vie » contre le PSG, mais même ça on divise par deux par crainte de la boulette. On va dire qu’une contre-perf parisienne serait donc forcément une bonne surprise.

Le personnage. Yassine Benzia, ancien espoir du centre de formation de l’OL passé depuis par Lille, le Fenerbahçe, l’Olympiakos et Dijon, fait son retour dans le groupe après un an d’absence suite à un accident de buggy. On adore le joueur sous-coté par tout le monde, et même les supporters lyonnais, mais dit comme ça on dirait vraiment une vanne de Zénon Zadkine en 2015.

Monaco-Brest (dimanche, 13h00)

Le pourcentage de plantade possible du favori : 25%. La défense monégasque reste sur une clean sheet face au PSG, mais on a encore du mal à être totalement convaincus – sans doute le souvenir du match aller au Parc OL. L’attaque brestoise nous enthousiasme elle assez régulièrement – sans doute parce qu’on boit des IPA et qu’il nous arrive de faire des repas sans viande. Une chance sur deux que ça craque d’un côté, une chance sur deux que ce soit bouillant offensivement de l’autre, on va donc dire un quart de chances que Monaco perde des points.

Le personnage. Ou plutôt le non-personnage. On galérait un peu en se demandant quel gardien mettre dans une équipe des joueurs blancs totalement neutres de Ligue 1 : Benoît Costil est sans doute un peu trop bon, Baptiste Reynet un peu trop nul. Et finalement l’évidence : c’est Benjamin Lecomte qui doit garder les buts derrière Pierre Lees-Melou, Nicolas De Préville, Vincent Pajot, Corentin Jean et autres Martin Terrier. On est même sûrs qu’il aura le bon goût de ne pas faire d’arrêts pour ne pas tirer la couverture à lui.

Quand je repense
à Ferland…

Lille-Strasbourg (dimanche, 17h05)

Le pourcentage de plantade possible du favori : 40%. Un peu la même idée que pour Monaco-Brest, mais à l’envers : c’est l’attaque lilloise qui peut parfois manquer de tranchant et la défense strasbourgeoise qui sait être robuste (enfin on suppose, on a l’impression qu’ils font la même saison depuis leur remontée, mais de moins en moins bien).

Le personnage. Merlyn Partners SCSp, nouveau propriétaire du club qui a accepté de répondre à nos questions en exclusivité. « Je suis juste chargé de ramasser le courrier de cette boîte postale, monsieur », nous confie au Luxembourg, où nous l’avons rencontré, le nouvel homme fort du LOSC.

OM-OL (dimanche, 21h00)

Le pourcentage de plantade possible du favori : 50%. Oui, l’OL est sans doute celui des quatre premiers qui a le plus de chances de chuter. Un calcul qui se base sur un constat simple : l’OM est un club nawakesque qui est capable de tout quand il fait n’importe quoi. Autant dire qu’avec un président viré deux jours plus tôt, la nomination à son poste d’un scout espagnol de 34 ans qui semble n’avoir pas dormi depuis trois semaines et un climat de guerre civile au centre d’entraînement, la probabilité d’une contre-perf lyonnaise est proche de 100%. Mais on divise là aussi ce chiffre par deux, parce que les deux latéraux japonais seront sans doute titulaires et que Saïf-Eddine Khaoui est le leader technique de l’OM en ce moment. Marseille est capable de tout quand il fait n’importe quoi, mais y a quand même une limite au n’importe quoi.

Le personnage. Nasser Larguet évidemment, intermittent du spectacle qui interprétera le rôle de coach de l’OM pour la dernière fois avant de retrouver son costume blanc et son faux accent yankee pour une célèbre publicité télévisée. « Exkiouze-moi jeune homme, c’est de mon poulet que tou parles ? »

Zénon Zadkine

(Photo Damien LG / OL)

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