Fort minable outil

OL

LIGUE 1. Avec deux matchs nuls en autant de matchs, l’OL de Peter Bosz a bien mal débuté sa saison à domicile. Et cela aurait même pu être pire, si Islam Slimani n’avait pas égalisé contre Brest ou si l’attaquant clermontois Mohamed Bayo avait moins croisé sa frappe dans les arrêts de jeu.

L’OL n’a pourtant même pas eu besoin de ça pour égaler son pire total de défaites à domicile en Ligue 1 sur une année civile au 21e siècle : déjà 5, autant que lors de la très troublée année 2019, partagée entre Bruno Genesio, Sylvinho et Rudi Garcia. Et pour voir plus de défaites lyonnaises à la maison en championnat sur une année civile, il faut remonter à 1997.

1997 annus horribilis… sur une demi-saison

Une autre époque : parmi les buteurs bourreaux à Gerland de l’OL de Bernard Lacombe figuraient des noms qui rappellent que Philippe Bruet a été présentateur de Jour de Foot avant d’être à OLTV : Ibrahima Bakayoko, Laurent Robert, Laurent Casanova, Victor Ikpeba ou Stéphane Ziani…

Fait amusant : les 6 défaites concédées en championnat en 1997 l’ont été lors du deuxième semestre (d’un revers lors de la première journée contre Metz le 2 août à un triste 0-1 hivernal contre le Havre le 13 décembre), ce qui signifie qu’aucune n’avait eu lieu lors de la seconde partie de saison 1996/97.

Juste un peu plus de 30.000 spectateurs ce dimanche ?

Peut-être un exemple, inversé, à suivre pour l’OL de Peter Bosz, qui hérite du passif de Rudi Garcia. Les 5 défaites à la maison en Ligue 1 en 2021 n’ont d’ailleurs pas seulement coûté cher, avec en point d’orgue cette dernière journée catastrophique contre Nice, mais ont aussi été plutôt logiques : l’OL était derrière aux expected goals lors de 3 d’entre elles selon le modèle d’Understat (PSG, Lille et Nice)

Pas dit toutefois que ces mauvais souvenirs soient la seule cause qui explique pourquoi le Parc OL devrait sonner creux dimanche contre Strasbourg. L’horaire en prime-time n’est pas le plus facile pour l’accessibilité, surtout pour le retour qui peut être tardif. Et, sans parler du pass sanitaire, la crise du covid a sans doute fait perdre à certains l’habitude d’aller au stade. La bonne nouvelle, c’est que l’OL n’a normalement pas besoin d’un Formidable Outil à guichets fermés pour battre Strasbourg. La mauvaise, c’est qu’on pouvait penser la même chose avant Brest et Clermont.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

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