Le débrief d’OL-Brøndby (2-0), pas rassurant à neuf jours du PSG

Marozsan

FÉMININES. L’OL a fait le taf en s’imposant contre Brøndby en huitième de finale aller de Ligue des Champions (2-0), à neuf jours du choc face au PSG en D1 féminine.

Olympique Lyonnais – Brøndbyernes Idrætsforening 2-0

Buts : Parris (30e) et Malard (90e+3).

Avertissement : Renard (5e)

OL : Bouhaddi – Carpenter, Buchanan, Renard (cap), Bacha (Gunnarsdottir, 61e) – Marozsan (Cayman, 84e), Kumagai (Egurrola, 75e), Karchaoui – Parris (Malard, 75e), Macario (Le Sommer, 61e), Majri. Entr. : Jean-Luc Vasseur.

Brøndby : Bahrenscheer – Nielsen (cap.), Sunde, Kildemoes, Pleidrup – Nielsen (Lamti, 90e+1), Hasbo, Winnem Jørgensen, Gejl – N. Christiansen, Winther (Lindhardt, 57e). Entr. : Per Nielsen.

On s’attendait à un match déséquilibré, on l’a eu. On a même une compo de l’OL assez déséquilibrée : Saki Kumagai en seule couverture au milieu, les latérales très haut, et donc quasiment sept joueuses offensives face à un bloc danois bas et compact. Et dont l’abnégation a parfois offert des gestes étranges.


Le jeu a donc longtemps consisté à se demander à quelle minute l’OL ouvrirait le score, ce qui est finalement arrivé à la 30e sur une tête de Nikita Parris quelques secondes après une grosse occasion sauvée à l’arrache. Pas forcément une anomalie tant l’Anglaise, 1m62 mais vaillante, faisait office de seul petit danger aérien dans une équipe qui a accumulé les centres sans vrai point d’appui.

Le plus dur semblait fait pour l’OL, sauf que le rythme des situations chaudes a à partir de là considérablement diminué. Alors qu’on griffonnait des notes toutes les deux minutes jusque-là, en en laissant de côté, notre calepin se retrouvait au chômage technique jusqu’aux vingt dernières minutes, avec notamment une frappe du coin de la surface d’Amel Majri à la drôle de surface conclue sur le haut de la transversale (73e) et surtout un deuxième but via Melvine Malard (90e+3), déjà décisive en entrant en jeu lors de l’aller contre la Juventus.

De quoi annihiler quasi totalement tout suspense pour le match retour. Car Brøndby n’a jamais semblé en mesure d’inquiéter vraiment l’OL. A part sur une contre-attaque où Wendie Renard a pris un avertissement et qui s’est terminée par un coup franc de Nanna Christiansen en feuille morte sur la barre (6e). Pas sûr qu’un but là-dessus aurait énormément changé la physionomie d’un match qui a déjà ressemblé à un attaque-défense.

Inaction collective

On avait beaucoup d’interrogations avant le match sur la capacité de l’OL à créer du jeu collectif et à déstabiliser un bloc dense au centre du terrain, et on est repartis avec les mêmes incertitudes. Face à une équipe danoise venue comme prévu en 4-4-1-1 avec des ailières ayant tendance à dégarnir les couloirs, l’OL a semblé une nouvelle fois manquer d’inspiration offensive et a eu du mal à appuyer sur ce déséquilibre flagrant pour obtenir des situations franches d’attaque.

Hormis quelques lueurs d’espoir en seconde période, la créativité lyonnaise individuelle et collective a semblé être en berne sur une bonne partie du match, avec une ligne de milieux souvent statique et incapable de créer des décalages intéressants si les joueuses adverses ne partent pas directement à la faute, et des attaquantes ayant tendance à déserter la surface de réparation sur les mouvements offensifs. Un constat que l’on modérera un peu plus après les différents remplacements et notamment l’entrée de Sara Björk Gunnarsdottir qui a semblé amener un peu de tranchant et d’activité entre les lignes danoises.

Si ce constat sur le jeu placé lyonnais pouvait également être effectué lorsque Reynald Pedros était aux commandes, il était néanmoins beaucoup moins visible sur le terrain grâce à une ligne de pressing extrêmement haute et intense permettant énormément de récupérations dans des zones de jeu intéressantes, qu’il suffisait par la suite d’exploiter en quelques passes pour marquer un but. Dit autrement, l’OL ne créait pas plus de jeu à l’époque, mais n’en avait pas besoin pour déséquilibrer les blocs adverses puisque le travail était déjà fait sur la séquence de pressing juste avant.

Sans pressing et sans fond de jeu, l’Olympique Lyonnais n’est finalement pas beaucoup rassuré avec cette petite victoire face à un adversaire nettement dominé. Plutôt inquiétant, alors qu’il ne reste plus qu’une échéance à Jean-Luc Vasseur pour faire les derniers réglages de son équipe avant la confrontation face au PSG.

HH et JP

(Photo Damien LG / OL)

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