Coup de tonnerre : l’OL affirme que son coeur de métier est le football

OL

Ce ne sont que quelques mots dans un communiqué sur l’organigramme, mais ils constituent un véritable changement de paradigme pour OL Groupe. Institution innovante dans de nombreux domaines comme l’apiculture, le lifestyle ou les piscines à vagues, l’entreprise indique en effet au détour de quelques lignes que son « core-business » est le « football ».

Codifié par les Britanniques à la fin du XIXe siècle, le football est l’un des sports les plus populaires au monde et attire chaque semaine des milliers de « supporters » dans d’immenses stades. L’OL est d’ailleurs depuis quelques années propriétaire de l’un d’eux, ce qui ne semblait jusque-là être que l’un des outils de sa fameuse stratégie full entertainment. Car le Parc OL ne servait en effet pas qu’à recevoir des matchs du sport football, mais aussi d’autres events (concerts ou Monster Jam) et même à accueillir des clients quotidiennement grâce à une large offre de services (espace séminaires, brasserie, escape game).

Une diversification qui avait porté ses fruits ces dernières années (avec un EBITDA qui a systématiquement tourné aux alentours du quart du chiffre d’affaires) et qui se retrouve donc ébranlée en quelques mots. Reste maintenant à connaître la réaction des marchés financiers à cette annonce. Ceux-ci apprécieront-ils le retour aux sources que constitue ce virage (puisqu’avant de devenir une société d’entertainment reconnue internationalement l’OL n’était qu’un club de football dont la réputation était régionale et dont la diversification consistait simplement en la vente de quelques maillots, fanions et autocollants) ? Ou l’Institution prend-elle un risque en mettant en avant le secteur où son savoir-faire est le moins reconnu ces dernières années ?

« Les performances ont été plombées par quelques actifs toxiques sur lesquels l’OL s’est fait flouer au lieu de miser sur les circuits courts et les produits locaux », détaille ainsi Hugh Elling, de l’agence de notation The Sweeper Lion en citant notamment « d’incertains investissements turco-brésiliens ou ivoiro-mosellans qui pénalisent quasi quotidiennement les rendements. » « L’OL n’a pas une bonne culture managériale », tranche sans détour le journaliste web Edward Fleck, « Il se contente de promotions internes douteuses ou de recrutements externes expédiés rapidement, en oubliant que dans ‘project manager’ il y aussi ‘project’. (rires) Cela se ressent sur la production, appelée ‘le jeu’ dans le jargon. » Moins sévère, Harry Penlow du The Lancashire Accounting Review tempère en faisant remarquer que « les indicateurs statistiques poussés comme le nombre de points indiquent que la branche football de l’OL fait partie des 7 meilleures de France depuis plus de 20 ans, n’en déplaise aux LinkedInos. » L’action OL Groupe a, elle, clôturé quasiment stable (0,0002 centimes et un T-shirt Thiago Mendes offert).

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Zénon Zadkine

(Photo Damien LG / OL)

2 Comments

  1. Rems

    28 juillet 2020 at 6:17

    Magnifique.

  2. Nico

    29 juillet 2020 at 9:36

    Vous êtes des génies

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