Ce qu’il se trame vraiment en interne à l’OL

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PUTACLIC. Mais que se passe-t-il à l’OL ? On n’en sait rien. Rien du tout. Mais après une énième semainus horribilis sur le terrain, c’est sûr, ça doit cogiter pas mal en interne. Et puisque tout le monde semble avoir un avis, voire mieux : des « infos », pourquoi ne pas y aller d’un article au titre bien racoleur, où on se contente de se poser des questions ?

Tensions dans l’organigramme. Portes qui claquent. Tractations en vue d’une révolution en interne. Si vous espérez trouver ce type de scoop ici, passez votre chemin (soyez sympa de ne pas fermer la fenêtre de votre navigateur trop vite, qu’on soigne notre taux de rebond, merci). Nous ne faisons pas partie des dizaines de twittos qui, depuis le nul contre Nîmes, inondent la toile d’informations « inside ». Quelles sont les sources de tous ces « Juninho cherche à remplacer Garcia », « Les joueurs en veulent à l’entraîneur » et autres affirmations du même tonneau ? Difficile de ne pas croire qu’une poignée de ces « informateurs » n’inventent pas purement et simplement, par envie de faire l’intéressant ou par une forme de superstition (on espère que ce qu’on écrit influence la réalité).

Inside story

On peut aussi avoir confiance en son prochain (même sur Twitter) et croire en sa sincérité. Et se dire que le petit monde de l’OL compte un organigramme suffisamment épais pour que de nombreux quidams lyonnais connaissent « le fils d’une responsable de la CEGID qui discute souvent avec Aulas » ou « le pote d’un cadre administratif du club ». Le type de contact qui peut éventuellement avoir entendu un bout d’information. Mais considérant qu’un bruit qui court, même en interne, n’est pas toujours béton, et que chaque intermédiaire dans une chaîne d’info est potentiellement un facteur de déformation… Sachant aussi que dans cette période de crise, les protagonistes les plus directs n’y voient pas forcément très clair eux-mêmes et sont susceptibles de naviguer rapidement d’une idée à une autre… Comment faire le tri dans les informations qui tombent dru depuis vendredi soir ?

Un élément est à noter : tous les échos vont dans le même sens. Garcia isolé, joueurs perdus, Juninho mécontent. Ce qui pourrait alimenter la thèse des infos vérifiées, qui du coup se recoupent. À moins que ces éléments soient forts probables dans une équipe en galère, tout simplement. Au fond, tout ce qui « sort » vient conforter une sensation que chaque supporter peut avoir rien qu’en observant un club qui ne tourne pas. La question est de savoir si la crise actuellement relayée à coup d’infos anonymes peut réellement aboutir à une décision forte au sein du club, ou si deux victoires étriquées contre Lorient et Marseille suffiront à alimenter le retour à l’autosatisfaction. Comme d’habitude.

JMA, la pénurie de tweets troll

Au fond, le plus notable en cette période trouble est le silence d’Aulas. Les enchaînements de trois matchs décevants, jeu et résultats cumulés, ont été légion ces dernières saisons. Le président de l’OL est alors traditionnellement présent pour défendre son club et découper tous ceux qui seraient tentés de critiquer. Un petit « [insérer le prénom de l’entraîneur] est formidable » par-ci, un petit « 33 ans d’expérience m’ont appris à [insérer un truc qui l’arrange bien] » par-là, avant de faire un passage au centre d’entrainement pour « parler aux joueurs », et c’est reparti. Même l’arrivée d’un directeur sportif n’a pas changé la donne l’an passé. Or la recette habituelle, qui permet d’occuper le terrain et de ne surtout pas bousculer l’ordre établi, semble cette fois se faire attendre. Un changement qui peut s’expliquer en partie par le contexte : avec un stade quasi vide, le traditionnel appel à l’union sacré a peut-être moins de sens, par exemple.

Reste que le mutisme de JMA en cette période est particulièrement peu familier pour le supporter de l’OL. Cette modification des habitudes suggère, peut-être, une confiance moins grande de la part du président. Et elle explique en partie le foisonnement des hypothèses à droite et à gauche. Les lobbyistes d’un changement de cap (ou plus prosaïquement d’entraîneur) peuvent y voir un signe. Il est, au fond, surtout un peu triste de constater que l’espoir d’un redressement de l’équipe via de vrais changements de fond ne soit jamais plus palpable que quand le président du club cesse de jouer les trolls devant les micros ou sur les réseaux sociaux.

Eloi Paillol

(Photo archive Damien LG)

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