Ce qu’il faut retenir d’OL – Port-Valais (12-0)

OL

(TRÈS) AMICAL. Premier club français à disputer un match amical depuis la reprise post-confinement, l’OL avait fait le choix d’une programmation à l’italienne, avec une opposition contre une modeste équipe du coin (ou au moins du coin de sa préparation) pour débuter. Au programme donc, l’US Port-Valais, équipe à la lutte pour le maintien en sixième division suisse avant le coronavirus et désormais dans l’histoire de l’OL.

OL : Lopes – Dubois, Diomandé, Denayer, Cornet – Jean Lucas (Caqueret, 33e), Mendes (Jean Lucas, 62e) – Toko Ekambi, Kadewere, Memphis, Reine-Adélaïde. Entr. : Rudi Garcia.

La Ligue 1, c’est meiilleur que la D6 suisse

C’est le principal enseignement de ce match : n’écoutez pas les déclinologues, la Ligue 1 fait toujours peur en Europe. Ou au moins aux clubs amateurs suisses, puisque la différence de niveau est apparue criante dès les premières secondes. Même pas auteur du premier coup d’envoi du match, l’OL a obtenu un penalty au bout d’une minute de jeu et a ensuite déroulé sans surprise. Au point qu’on s’est posé la question de l’intérêt de cette rencontre, au niveau sans doute moins élevé qu’une opposition en interne contre la réserve ou les U19. Même si, rassurez-vous, cela n’a pas empêché Maxwel Cornet d’à peu près tout rater techniquement (dont deux ballons envoyés dans le Lac Léman, ou plutôt le Lac de Genève comme on l’appelle là où ils ont atterri) et Thiago Mendes de se prendre un petit pont qui restera sans doute un grand souvenir pour son auteur.

 

Une attaque-défense sans défense

Dans un tel contexte, c’est évidemment l’attaque de l’OL qui a été le secteur le plus en vue. Dur toutefois de tirer de grands enseignements tactiques : la simple accumulation de joueurs devant dans une sorte de 4-2-4 a suffi à faire la différence, quasiment toutes les accélérations ou dribbles réussissant à créer un décalage. Memphis Depay et Jeff Reine-Adélaïde se sont ainsi beaucoup baladés sur tout le front de l’attaque, le premier inscrivant un quadruplé et plaçant en bonus quelques skills pour ses futures compils Instagram. Mais, comme pour Tino Kadewere, qui a inscrit quatre fois son nom sur la feuille de match pour ses débuts avec l’OL, il est compliqué de dire ce que cela signifie en termes de niveau avant la finale de la Coupe de la Ligue ou la fin de la Ligue des Champions. Les prochains amicaux devraient apporter plus d’enseignements (ou alors ce sera inquiétant pour Nice et La Gantoise).

La Machine à buts

Le douzième but, inscrit en toute fin de match par Karl Toko Ekambi, aura tout de même permis à cette rencontre de rentrer dans la petite histoire de l’OL. Cette victoire est en effet devenue la plus large du club lyonnais, à égalité avec celle contre La Machine sur le même score le 27 mai 1960. Ca ne valait pas vraiment le coup de perdre 90 minutes devant OLTV, mais c’est déjà ça.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Mik Mortsllak

    1 juillet 2020 at 10:21

    On peut également retenir qu’il reste au moins une petite équipe.

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