Ce qu’il faut retenir d’OL – Celtic (2-1)

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AMICAL. Face à une équipe du Celtic en gros turn-over, l’OL a d’abord eu la place de jouer un football plutôt enthousiasmant : peu de grands chantiers collectifs, mais des petites étincelles individuelles savoureuses. La deuxième mi-temps a été un peu moins virevoltante, et a surtout rappelé un poncif malheureusement trop bien connu : la défense des Lyonnais peut les trahir à tout moment. 

OL : Lopes – Dubois, Marcelo, Denayer, Marçal (Tete, 80e), Cornet (Koné, 85e) – Mendes, Guimaraes, Aouar – Dembele, Memphis.

 

Panique Celtic

La première période a donné lieu à de belles séquences de la part des Lyonnais, qui ont eu tout le loisir de s’échanger de belles passes : c’est d’ailleurs d’un centre d’un des grands artistes de l’effectif, Marcelo, qu’est venu le premier but de l’OL, une tête de Dembele. On a alors cru qu’une valise s’annonçait, tant l’équipe (qu’on va poliment qualifier de « remodelée ») du Celtic semblait faible. Pourtant, l’OL a enchaîné les mouvements agréables à l’oeil sans forcément se créer de grandes occasions. Si les belles passes se sont multipliées, elles n’ont que trop rarement été suivies de frappes dangereuses, à cause de glissades, de mauvais contrôles ou autres péripéties.

Mendes, mas que nada

Au milieu du terrain, dans un triptyque Aouar-Guimaraes-Mendes, ce n’est pas le dernier larron que l’on attendait. Il a pourtant été assez en vue, plutôt disponible offensivement sans pour autant oublier ses tâches défensives. Aouar et Guimaraes ont eux aussi évolué à un bon niveau, notamment technique, mais c’est moins surprenant de leur part.

Devant, c’est Memphis qui a été le plus en vue : au-delà, évidemment, de son but, il a été très disponible dans le jeu, en décrochant notamment beaucoup pour venir participer au jeu très bas. Son but vient d’ailleurs d’une belle action de sa part, et il est plaisant de le voir récompensé à la fin. Dembélé, lui, a fait un match un peu plus moyen : des appels, de la présence physique, on en a eu, mais il a semblé un peu en décalage avec les enchaînements à une touche de ses compères dans les actions offensives.

Derrière, on ne change pas une équipe qui rame

Les deux plus grandes déceptions sont sans grande surprise à trouver dans la ligne arrière : malgré un schéma mettant très en avant les latéraux, malgré une opposition plutôt faible, malgré une condition physique a priori plutôt bonne, Maxwel Cornet a livré une très triste performance. Entre contrôles ratés, choix hasardeux, il a récité une partition assez habituelle, symbolisée notamment par une action où, seul dans la surface, il se condamne à un angle impossible en une touche pas maîtrisée. Plus le temps passe, et plus le fait de le considérer comme une option à ce poste apparaît incompréhensible pour quiconque livre une analyse plus poussée que « il mouille le maillot et se bat bien. »

Lui aime se battre, mais « bien », c’est autre chose : on aurait aimé que son centre augure de belles choses, et son jeu long a d’ailleurs été plutôt bon, mais Marcelo a complètement coulé face à des attaquants de niveau bien inférieur à Dybala ou Ronaldo. Il aurait pu donner un penalty en première période à quelques centimètres près (même si le commentateur OL TV soutient qu’il n’y avait rien), s’est rendu coupable de quelques fautes grossières (heureusement que les cartons sortent moins vite en amical), et s’est fait ridiculiser sur le but écossais d’Elyounoussi. On n’irait pas jusqu’à vouloir Mamadou Sakho, mais c’est très inquiétant.

Une constance qui inquiète

Alors, que retenir de cette confrontation ? Déjà, que l’opposition doit relativiser les constats positifs. La complémentarité technique a notamment été belle, mais face à des adversaires un peu trop perdus : on peut notamment se demander si le beau duo Guimaraes-Aouar aurait été autant en vue techniquement s’il avait fallu assurer plus de présence défensive. Malgré cela, on a vu une première période plutôt agréable, une deuxième un peu plus calme mais avec des transitions milieu-attaque parfois enthousiasmantes.

Ce qui inquiète plus, c’est que la composition d’équipe et le nombre réduit de changements laisse penser que Rudi Garcia a orchestré une répétition générale des grosses échéances à venir. Et si la relation Aouar – Guimaraes – Memphis a sûrement l’étoffe des grands soirs, si le retour de Thiago Mendes nous rappelle que son niveau incroyable au LOSC il y a 2-3 ans a existé, on ne voit pas comment cette triste ligne de 5 pourrait protéger le but lyonnais sans craquer à des multiples reprises. Denayer et Dubois ont affiché un niveau tout à fait correct, Marçal assez moyen, mais les autres ont réellement mis en avant une phrase que l’on pense tristement réécrire bientôt : sans grosse remise en question défensive, la saison post-confinement de l’OL risque de n’être qu’une très courte anecdote.

Nicolas Schweisguth

(Photo Damien LG / OL)

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