Bruno Genesio de retour au Parc OL, là où l’indicible s’était produit (des sifflets et une banderole)

Genesio

RÉDACTION. On a essayé de participer au concours d’écriture mélodramatique avant le retour de Genesio au Parc OL. Même si, il faut bien l’avouer, ce n’est pas le sujet qui nous inspire le plus (on aurait peut-être dû prendre le commentaire de texte sur « L’humeur de Pierre Prugneau » du 17 février 2020, « Pourquoi je préfère Farès Bahlouli à ma propre fille »).

Les dés étaient pipés. Dès le départ, les supporters de l’OL n’ont pas aimé Bruno Genesio. Avant même sa nomination, une pétition était ainsi lancée : 3000 personnes l’ont signé au 12 mars 2022 (dont une bonne moitié de noms fantaisistes puisqu’il n’y a pas de vérification d’identité), 25.000 articles l’ont cité comme pièce à évidence.

Les arguments des supporters ? Ils étaient mauvais. Au point qu’on ne leur a même pas demandé directement, mais qu’on a préféré les faire dire par des chroniqueurs qui jugeaient ces arguments stupides après avoir imaginé des arguments stupides.

Malgré ce climat nauséabond (des gens ont critiqué sur les réseaux sociaux une personnalité publique), Bruno Genesio a fait front et a eu des résultats. Il a toujours atteint les objectifs de l’OL (même si ce n’était pas toujours ceux de départ) et a toujours qualifié l’OL en Ligue des Champions (sauf quand il n’a pas qualifié l’OL en Ligue des Champions).

Un départ précipité, au bout de son contrat et de 3 ans et demi

Genesio aurait sans doute mérité plus de temps à la tête du club, mais un climat hostile (un président qui le porte aux nues deux fois par semaine, des joueurs qui le soutiennent même quand il les désignent comme responsable des résultats décevants, Daniel Riolo qui reprend un surnom moqueur) et des supporters impatients ont fini par en décider autrement. Celui qui est toujours resté digne et ne s’est jamais plaint a donc dû partir précipitamment, au bout de son contrat et de 3 ans et demi passés à la tête du club.

Certaines images d’horreur restent en mémoire : un stade qui siffle son entraîneur, une banderole dont la violence des termes fait froid dans le dos (« Ton amour pour le club t’honore, mais il est temps de tourner la page »).

La France du foot croise désormais les doigts pour que tout se passe bien ce dimanche, mais ce n’est pas sûr. Les supporters de l’OL sont en effet restés obsédés par Genesio, et les 500 articles pour évoquer son retour en leur expliquant à quel point ils sont cons en sont bien la preuve.

Quand Rennes privait l’OL d’une finale
et Bruno Genesio d’une prolongation

ZZ

(Capture d’écran Canal+ Sport)

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