Betis – OL : joindre le futile à l’agréable

AVANT-MATCH. L’OL a suffisamment de soucis domestiques pour se jeter à corps perdu dans une très hypothétique épopée même pas lucrative. Mais les soirs d’Europe peuvent encore réveiller quelques vieux réflexes. Alors même si ce n’est que de l’Europa League, on va savoir à quel point l’OL a changé.

Olympique Lyonnais

Henri Bédimo, l’homme qui prend de la place. (Photo Panoramic – Anthony Bibard)

 

L’enjeu. Se rassurer, déjà, après cinq match sans victoires, dont quatre défaites, sept buts encaissés pour un seul rendu. Après, en cas de victoire sur le terrain du Betis Séville, a priori l’autre favori du groupe (complété par les Portugais de Guimaraes et les Croates de Rijeka), la qualification pour les 16es de finale de l’Europa League serait quasi acquise. Pas de quoi s’extasier, mais le souvenir de la double confrontation contre Tottenham l’an dernier est autrement plus exaltant que la course pour la cinquième place de Ligue 1 qui s’annonce.

La compo. La « petite » coupe d’Europe, c’est fait pour faire tourner. Sauf que Rémi Garde le répète assez souvent : il n’a pas de quoi faire tourner. Et il n’a pas vraiment intérêt à le faire s’il veut que son équipe retrouve un semblant de cohésion. Mais a-t-il vraiment une équipe type ? La gène à la cuisse de Maxime Gonalons, qui l’avait contraint à sortir en fin de match face à Rennes, pourrait être le prétexte qui permettrait à Garde de tester la vie sans son capitaine. L’occasion de voir Jordan Ferri et, pourquoi pas, Arnold Mvuemba, histoire de laisser au joueur une ultime chance de montrer ce qu’il vaut. Ou, pour son coach, de trouver un argument définitif pour ne plus avoir à s’en soucier.

Si Mvuemba est de trop, numériquement, au milieu, Jimmy Briand a une carte à jouer au sein d’une attaque bien moins pourvue. Cela fait trois ans qu’il n’a plus été bon, si ce n’est – parfois – dans le registre de la combativité. Le come-back le plus inattendu de l’été va peut-être débouché sur la surprise de l’automne. À vrai dire, on n’y croit guère. Mais on ne demande qu’à être surpris.

Olympique Lyonnais
Le groupe : A. Lopes, Gorgelin, Frick – Zeffane, Dabo, B. Koné, Umtiti, Bedimo – Gonalons, Fofana, Mvuemba, Ferri, Malbranque, Grenier – Pléa, Briand, Lacazette, Gomis, Fekir.

Le prono de la rédac. Un match nul 1-1. Un bon résultat à l’extérieur mais un nouveau match sans victoire. Pour un avenir toujours aussi incertain.

Pierre Prugneau

5 Comments

  1. Edmi38

    19 septembre 2013 at 4:13

    Pas du tout d’accord avec vous. L’Europa League, ça se joue. A fond. Avec nos moyens. Mais apparemment, c’est la mentalité française d’épicier, de petit bras (exemple sur les saisons précédentes : Lille,…). Le Portugal, à égalité de moyens voire moins pour certains clubs, ne se pose pas de question, lui.
    De plus, si en septembre, on doit faire tourner, autant changer de sport. Bref, belle langue de bois. Le Libéro ne m’avait pas habitué à ça. Déçu. Sinon, comme vous le soulignez, un bon résultat à Séville et l’on ne devrait pas trop laisser de forces pour la suite. Donc.
    Quant à la compo, comment se passer de Fofana qui pourrait ENFIN évoluer à son poste ? On viendra pleurer par la suite que nos meilleurs éléments se barrent. Remember : Giuly, Malbranque, Balmont, Hellebuick,…
    Amicalement

    • Pierre Prugneau

      19 septembre 2013 at 4:58

      Le Libéro ne donne pas de conseils à Rémi Garde (enfin si, parfois, mais il ne les écoute pas…). On ne dit pas ici qu’il faut lâcher la coupe d’Europe, mais on pense que l’OL ne va pas la jouer à fond. Au moins au début.

    • Pierre Prugneau

      19 septembre 2013 at 5:00

      Quant à Fofana, son vrai poste n’est pas récupérateur, mais relayeur. Mais quoiqu’il advienne, ce serait plutôt bon signe pour lui de ne pas débuter : ça voudrait dire qu’il est (enfin) devenu titulaire.

  2. Edmi

    20 septembre 2013 at 9:31

    Commentaire post match :
    Match physique où Fofana avait largement sa place de titulaire (en tant que relayeur, on est bien d’accord sur le poste pour lequel il est taillé). Erreur de coaching. Ferri beaucoup trop tendre dans l’entrejeu. Seul Gonalons ose « mettre la semelle ». Question d’expérience ?
    Dernier point sur le débat de jouer à fond l’Europa League : J’ai appris hier qu’aucun déplacement de supporters n’avait été mis en place par le club faute de demandes. Ceci apporte de l’eau à mon moulin. Faire 15 heures de bus pour voir jouer une CFA améliorée (turn over remis en question) aux quatre coins de l’Europe, non merci. Quant aux matches joués à domicile, même combat. De plus, ce n’est pas avec un horaire à 19h00 (merci M6) bien que les prix soient au ras des pâquerettes que le public va revenir.
    Sinon Gillot et sa CFA bordelaise, merci de laisser la place à un club motivé.
    Amicalement

    • Pierre Prugneau

      20 septembre 2013 at 10:03

      Je vous suis à peu près sur tout.

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