Le 3-5-2 de l’OL est-il viable après la Ligue des Champions ?

OL

TACTIQUE. C’est grâce à lui que l’OL a été le tube de l’été lisboète en Ligue des Champions. Mais le 3-5-2 « caméléon » de Rudi Garcia peut-il avoir le même effet en Ligue 1 ?

En Ligue des Champions, tout s’est parfaitement emboîté. Dans une position d’outsider n’ayant jamais dépassé les 38% de possession de balle sur la phase à élimination directe, l’OL a eu ce qu’il voulait avec ce système : de la verticalité devant, avec un milieu capable de faire la rampe de lancement dès la récupération et des offensifs qui peuvent exploiter la profondeur grâce à leur vitesse ou leur qualité technique, et de la solidité derrière, grâce à une plus forte densité de joueurs et à la réduction des espaces adverses.

La bonne réponse à un problème précis, qui ne sera toutefois sans doute pas celui que devront résoudre les Lyonnais lors de la majorité des matchs de Ligue 1. L’OL sera alors dans la peau du favori et devra donc éviter de tomber dans le piège qu’il tendait lui-même en Ligue des Champions. Défensivement, Marcelo retrouvera par exemple une situation qu’il apprécie moins que de défendre bas. Et offensivement, il faudra cette fois faire le jeu et affronter des blocs beaucoup plus bas que ceux de la Juventus, de City et du Bayern.

Un exercice différent dans lequel l’OL s’est souvent montré peu inspiré ces dernières années, faute d’idées de jeu suffissament claires et travaillées. Cela s’est d’ailleurs même vu lors des derniers matchs européens : les pistons, par exemple, ont souvent été trouvés contre la Juventus grâce à de bons circuits pour les libérer, mais n’ont ensuite pas trop semblé savoir que faire. Mais l’OL a aussi de la ressource et des atouts pour faire la différence même dans ce système initialement pensé pour être solide. Fernando Marçal, si souvent dépassé avant le coronavirus, a ainsi montré qu’il pouvait faire le job dans une défense à trois, et même apporter être utile avec le ballon dans un rôle hybride de central capable de porter le ballon y compris dans le couloir ou d’envoyer des relances tranchantes.

Et l’OL peut surtout compter dans ce système sur des talents tous placés dans leur position préférentielle, au cœur du jeu. Avec un axe composé de Bruno Guimaraes, Maxence Caqueret, Houssem Aouar, Memphis Depay et un autre attaquant (du plus reculé au plus avancé), il y a sans doute moyen de percer bien des coffres-forts. Reste toutefois à savoir lesquels d’entre eux seront toujours lyonnais après le mercato, qui pourrait se révéler le vrai facteur X à prendre en compte avant de se projeter trop avant.

Hugo Hélin

(Photo Damien LG / OL)

One Comment

  1. Mik Mortsllak

    21 août 2020 at 9:29

    Il serait encore plus viable si on avait la bonne idée de s’inspirer de l’Atalanta ou de l’Inter, qui évoluent aussi dans ce système.
    Commencer par copier au moins en partie leur comportement sans le ballon (donc presser un minimum) serait déjà un gros changement.

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