On a maté Kazakhstan – Pologne (juste pour voir jouer Maciej Rybus)

Rybus

DÉBRIEF. Les éliminatoires européennes pour la Coupe du Monde 2018 commençaient ce dimanche. Au programme notamment un Kazakhstan-Pologne lors duquel Maciej Rybus était titulaire. Et l’arrière gauche de l’OL a vécu une soirée compliquée à l’Astana Arena, à l’image de sa sélection contrainte de concéder le nul (2-2) après avoir mené 2-0 à la mi-temps.

 

Malgré ses 40 sélections (un total pas exorbitant à 27 ans), Maciej Rybus est un taulier de la sélection polonaise. Première preuve : la façon dont il a calmé ses coéquipiers lors d’une altercation consécutive à un coup de coude de Robert Lewandowski à la 17e minute. Seconde preuve : la confiance accordée par Adam Nawałka. L’arrière gauche lyonnais était en effet le seul titulaire à ne pas avoir fait partie des 23 Polonais présents à l’Euro (qu’il avait raté pour cause de blessure). Son profil de latéral offensif doit en tout cas plaire à son sélectionneur, puisque son pendant à droite Łukasz Piszczek est lui aussi plutôt porté vers l’avant. Le sélectionneur sait d’ailleurs comment utiliser deux latéraux offensifs en même temps. Et pas forcément besoin de 3-5-2 pour cela : à la relance, les deux latéraux étaient en effet invités à monter d’un cran (du moins quand le Kazakhstan leur en offrait la possibilité), en laissant à Grzegorz Krychowiak le soin de redescendre au niveau de ses défenseurs centraux.

Rybus

Prends ça la palette à Doudouce !

Un système qui permet notamment de décharger Maciej Rybus des tâches défensives, où il n’est pas forcément à son avantage. Exemple sur les centres venus de la droite : sur l’un d’eux, le latéral n’a pas été assez attentif dans son dos, ce qui a permis au Kazakhstan de trouver le poteau. Le premier but kazakh vient d’ailleurs d’une situation semblable, où Rybus était cette fois en retard… avant de rater sa tête. Gros souci d’inattention aussi sur le second but des Léopards des Neiges, où Rybus est trop passif et laisse centrer l’ailier. (Petit) point positif : l’arrière gauche ne pêche pas par fainéantise et n’hésite jamais à taper un sprint pour revenir défendre à toute allure.

 

Le plus souvent placé le long de la ligne en phase offensive, Rybus a laissé le soin à Bartosz Kapustka de repiquer. Le numéro 13 polonais s’est d’ailleurs souvent contenté de passes sobres vers l’ailier gauche. Mais ses quelques percées ont aussi fait mal quand il a été trouvé dans les espaces : bien lancé par Piotr Zieliński, le Lyonnais a ainsi offert un beau ballon de but à Arkadiusz Milik qui a trouvé la transversale alors que le but était vide (32e). On notera aussi quelques centres « de loin » (dans le camp kazakh, environ 10 ou 15 mètres après la ligne médiane) qui ont abouti à de belles combinaisons grâce au jeu aérien des deux attaquants polonais. Pas sûr cependant que cela soit très utile à l’OL, où les joueurs offensifs sont beaucoup moins à l’aise dans les airs. Enfin, signalons que Ryburto Carlos a tiré quelques coup-francs indirects rentrants depuis le côté droit (ceux du côté gauche étant réservés à Jakub Błaszczykowski). Il n’est pas dit cependant que ses coéquipiers à l’OL lui en laissent beaucoup alors que Nabil Fekir ou Mathieu Valbuena sont dans l’effectif.

Hugo Hélin

(Capture d’écran Foot+)

One Comment

  1. Etienne

    5 septembre 2016 at 11:23

    Donc toujours autant d’incertitudes à son sujet, sauf malheureusement sur la qualité de son jeu défensif.. Et qui a dit qu’on n’a pas recherché de second latéral gauche pendant le mercato ?

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