Avant OL-Lens, on a revu les 8 points perdus dans les 10 dernières minutes

OGCNOL

AVANT-MATCH. Après avoir été prostrés sous la douche pendant une semaine suite à la défaite à Nice, on s’est dit qu’on allait en reprendre une dose en regardant les quatre fins de matchs lors desquelles l’OL avait perdu des points.

> OL-Lens, ce samedi à 21h00 (en direct sur Canal+ Décalé)

Enjeu. C’est comme un nouveau Star Wars : on savait très bien qu’on n’allait pas prendre du plaisir et qu’on allait regretter le visionnage. Mais contrairement à un nouveau Star Wars, ça a au moins eu le mérite de ne durer que 40 minutes. Le scénario de ces quatre matchs est quand même moins prévisible que ceux de la franchise Disney, et toujours différent.

Prenez les deux matchs finis à 11 contre 11, ceux contre Clermont et le PSG : vous cherchez de la frustration ? On peut vous en proposer deux types différents selon ce que vous souhaitez. Contre les Auvergnats, c’était la frustration de voir une équipe incapable de réussir une phase de possession défensive histoire d’endormir les dix dernières minutes face à plus faible. La faute à un déchet technique trop important (avec en exemple criant une passe latérale de Gusto pour Denayer mal ajustée qui met fin à une de ces rares tentatives de séquence lente) et à des espaces laissés par Clermont qui donnaient envie de jouer vite vers l’avant (en ayant d’ailleurs plus d’expected goals que le CF63 dans les 10 dernières minutes, 0,9 contre 0,69). Contre les Parisiens, c’était au contraire la frustration d’aller presser haut ou de réussir de belles sorties de balle sans aucune crainte à l’extérieur chez un prétendant à la victoire en Ligue des Champions, et de finir par se faire avoir.

En infériorité numérique aussi, le nul à Sainté après avoir formé deux lignes de quatre sans grandes envolées (si le but de l’OL a eu lieu à la 42e minute, le dernier tir date de la 69e) mais peu mises en difficulté n’a rien à voir avec la défaite à Nice, où plus d’occasions auront été concédées mais où une des plus belles actions collectives aura eu lieu à 10, dans la foulée immédiate du coup d’envoi post 2-2.

Dur donc de trouver des points communs entre ces défaites. On peut bien sûr évoquer un problème mental, solution de facilité, tout comme signaler que l’OL semble à la merci des éléments et subir tout ce qui peut mal tourner.

On notera aussi l’impact du banc de touche,. Dans les deux sens d’ailleurs, avec trop d’erreurs techniques de la part des entrants contre Clermont ( la passe de Gusto évoquée plus tôt, un contrôle qui part en touche du jeune latéral droit, un autre mal assuré par Mendes, et un face-à-face incompréhensiblement joué en piqué par Kadewere qui aboutira sur le deuxième but des Auvergnats à la 80e) et pas assez d’entrants à Nice, où le premier changement n’est intervenu qu’à la 88e, après l’expulsion de Kadewere qu’on sentait hors du coup et alors que l’OL avait joué en Ligue Europa moins de 72 heures auparavant. Un équilibre est donc encore à trouver de la part de Bosz.

Emerson, auteur d’un début de saison où l’on a souvent loué sa fiabilité, a lui semblé moins sûr en s’enquillant ces quatre fins de matchs. Trop lent sur le premier but niçois et auteur de la faute amenant le penalty après un mauvais contrôle sur le deuxième, l’international italien a lui aussi participé à la fébrilité contre Clermont en ratant une passe en retrait qui se serait transformée en 3-4 si Bayo n’avait pas trop croisé son tir. Et il aurait peut-être plus serrer Icardi sur le but de la victoire parisienne, même si c’est moins clair. On peut d’ailleurs peut-être rapprocher ça des soucis de banc de touche : avec un Henrique qui a parfois semblé limité en back-up, Emerson se retrouve à beaucoup jouer alors qu’il sort d’une saison à 15 matchs.

Enfin, il faut évidemment parler des cartons rouges qui ont joué sur deux de ces quatre contre-performances. Avec 6 expulsions en 13 matchs cette saison, l’OL est forcément beaucoup trop exposé. Et, dans les cas qui nous intéressent, le tacle sans intérêt de Kadewere ou la sortie ratée de Lopes qui le pousse à faire main hors de sa surface auraient pu être évités.

Comptes OL Groupe :
un virus peut en cacher un autre

Le groupe de l’OL: Lopes, Barcola, Bonnevie – Dubois, Gusto, Boateng, Da Silva, Denayer, Diomandé, Emerson, Henrique – Aouar, Caqueret, Guimaraes, Keita, Paqueta, Shaqiri, Mendes – Cherki, Slimani, Toko Ekambi.

Compo. Six jours de repos, du retard en Ligue 1 et un taf presque déjà fait en Ligue Europa.

On ne devrait donc pas voir trop de surprises ce samedi contre Lens, qui est en plus un adversaire direct pour les places européennes. Tout au plus pourrait-on se poser la question de l’avant-centre, en se demandant si Paqueta continuera d’être aligné en pointe ou si Slimani fera son retour. Mais l’Algérien devrait plutôt être titularisé contre le Sparta Prague jeudi, et se contenter d’une rentrée en cours de match ce samedi.

La composition probable de l’OL : Lopes – Dubois, Boateng, Denayer, Emerson – Caqueret, Guimaraes – Shaqiri, Aouar, Toko Ekambi – Paqueta.

Le prono de la rédac. Le pressing lensois pourrait faire mal à l’OL, mais les Lyonnais le contrent plutôt simplement en n’hésitant pas à allonger quand il faut. Toko Ekambi s’engouffre sur le côté gauche pour marquer (1-0, 28e) avant de servir Paqueta (2-0, 41e). La réduction de l’écart de Sotoca (2-1, 74e) fait évidemment planer le spectre d’un nouvel épisode d’une franchise déjà éculée, mais Boateng ouvre son compteur lyonnais sur corner dans la foulée ou presque (3-1, 78e). Pas de quoi flipper, même si on s’allume trois clopes dans les dix dernières minutes.

Hugo Hélin

(Photo via OGC Nice)

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