OL – Leipzig : un match à combien de millions ?

Memphis

EBITDA. Vous maîtrisez tous les scénarios possibles pour savoir si l’OL va finir premier, second, troisième ou dernier de sa poule de Ligue des Champions ? Tant mieux, on passe au niveau 2.

Vous le savez, l’OL n’est plus complètement/seulement/du tout (rayer les mentions inutiles) un club de football. Il suit une stratégie « full entertainment », dans laquelle le football n’est qu’un des paramètres. Mais en attendant que les festivals de musique et le basket rapportent des pépètes, c’est encore le ballon rond qui permet d’apporter les ronds sur le compte bancaire d’OL Groupe.

Du foot, de l’argent ? Par ici, la Ligue des Champions ! En attendant que la Ligue 1 Uber Eats rapporte davantage (à partir de l’année prochaine), c’est bien la Ligue des Champions qui change du tout au tout le compte de résultat. La cuvée 2019/20 s’annonce déjà intéressante. Grâce à ses résultats sportifs en poule (deux victoires, un nul), l’OL a déjà touché 6,3 millions d’euros. Auxquels s’ajoutent 15,25 millions de participation aux poules, et entre 18 et 20 millions de classement de coefficient sur les dix dernières années (c’est expliqué ici, mais l’UEFA n’a toujours pas mis le classement). L’OL a donc déjà empoché un peu plus de 40 millions d’euros.

Une finale de Ligue Europa = une qualif en huitièmes de Ligue des Champions = 10 millions d’euros

La suite est plus incertaine, alors commençons par le scénario le plus simple. Si l’OL gagne contre Leipzig, il empochera à coup sûr 12,2 millions d’euros (2,7 millions grâce à la victoire + 9,5 millions grâce à la qualification en huitièmes). S’il fait nul, deux scénarios sont possibles : il peut empocher 10,4 millions d’euros si le nul suffit à aller en huitièmes (0,9 M€ pour le nul + 9,5 la qualif) ou 1,4 millions si le nul envoie en Ligue Europa (0,9 M€ pour le nul et 0,5 M€ pour la qualif en seizièmes de C3). S’il perd, et qu’il se qualifie quand même en Ligue Europa (c’est possible, si le Benfica ne bat pas le Zénith), il devra se contenter de 500.000 euros (la prime de qualification en seizièmes de Ligue Europa). La défaite et l’élimination feraient évidemment très mal au porte-monnaie (0€).

Voilà une présentation basique des scénarios avec les dotations « pures » de l’UEFA. Mais d’autres critères entrent bien sûr en jeu. Déjà parce que ces dotations « brutes » dépendent en partie de la prime de « parts de marché »,  « distribué[e] proportionnellement à la valeur de chaque marché TV des clubs participant[s] » et à leurs résultats. Une victoire de l’OL contre Leipzig gonflerait ainsi les gains, et une qualification serait d’autant plus rentable que Lille ne jouera de son côté pas les huitièmes.

Ensuite, impossible de connaître le meilleur scénario à l’avance vu le nombre de paramètres qui entrent en jeu. Jouer le Barça et se prendre un quasi-set de tennis est intéressant financièrement en termes de recettes billetterie et « match day » (5 millions d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière, soit probablement 2,5 M de recettes), mais un joli parcours en Ligue Europa jusqu’à la finale (c’est dans les cordes de Rudi) apporterait 10 millions d’euros de dotations UEFA, et probablement quelques matchs à guichets fermés contre des équipes intéressantes. Plus incertain pour l’EBITDA, mais pas forcément moins entertaining.

Vincent G.

(Photo Damien LG / OL)

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