OL : Pourquoi il faut suivre les U17 d’Amaury Barlet

Barlet

JEUNES. Les U17 entraînés par Amaury Barlet ont débuté leur championnat par une victoire 5-0 contre le FC Lyon. L’occasion de donner envie aux supporters lyonnais de suivre cette équipe, qui le mérite pour plusieurs raisons.

Parce que la la catégorie est intéressante

Tout d’abord , le championnat U17 est à la fois une étape importante de la formation – surtout a l’OL – et très agréable à suivre. Beaucoup plus ouvert que celui des U19 et surtout que le National 2, avec un football encore « jeune » et spectaculaire (il n’est pas rare de voir des matchs à plus de trois buts de chaque équipe ou/et des retournements de situations), c’est aussi le premier championnat « National » pour les jeunes et la catégorie la plus jeune diffusée sur OLTV. Et s’il y a parfois de gros écarts de niveau entre les centres de formations professionnels et certaines équipes amateures qui peuvent beaucoup encaisser, ce sera moins le cas cette saison dans une poule C plus compliquée.

groupes u dix sept

 

Les U17 ont toujours été une étape importante de la formation à l’OL. Si certains joueurs ont pu passer des U17 à la réserve sans passer par le championnat U19, les U17 sont une étape obligatoire où les jeunes talents lyonnais ont souvent performé. Rayan Cherki en est un bon exemple, lui qui a été doublement surclassé en U17 avant de passer la saison d’après en réserve et même rapidement en pro. Mais c’est en U17 qu’il a d’abord marqué les esprits avec son but contre l’ASSE, et c’est aussi en U17 que des joueurs comme Anthony Martial, Yassine Benzia ou Houssem Aouar ont explosé les statistiques. Et si les résultats ne sont pas le plus important dans les catégories de jeunes, c’est aussi la catégorie où ceux de l’OL, souvent présent en play-offs, sont les meilleurs : il s’agit d’ailleurs de la dernière compétition remportée par l’OL, avec le titre U17 de la génération 1997 et de quelques 1998 comme Aouar en 2014. La saison passée, l’OL surclassait d’ailleurs sa poule avant l’arrêt de la compétition.

Parce qu’Amaury Barlet est lui aussi un jeune à suivre

Et si le passage en U17 est aussi fondamental à Lyon, c’est aussi pour ses coachs. Tout le monde a toujours loué le travail et la personnalité d’Armand Garrido, figure de la formation et du club, qu’il a quitté en 2019. Amaury Barlet a depuis repris le flambeau, sur le banc mais aussi au rang de chouchou des suiveurs de la Formidable Académie. Car non seulement les résultats sont bons, mais la manière est tout aussi intéressante : au cœur de du projet de jeu mis en place pour les catégories U16 et U17, le coach de 31 ans, très orienté sur la tactique, sait bien faire jouer ses équipes, produire des matchs à buts et changer de système en cours de match. Et sa façon de demander beaucoup de réflexions à ses joueurs est également passionnante à suivre. Les matchs U17 de l’OL ne se regardent pas seulement, au bord du terrain ou sur OLTV, mais ils s’écoutent aussi avec des consignes venus du banc (on en reparlera).

>>> Portrait de Nathan Tanard, latéral gauche passé cet été de Limonest (N3) à Bourg (N1), avec de gros bouts d’Amaury Barlet qui parle de foot et de futsal dedans

Car il y a déjà des talents à découvrir

On en avait présenté cinq d’entre eux en début de saison, mais cette génération 2004 est dense. Outre donc Ayrton Ramaj, Breyton Fougeu, Chaïm El Djebali, Al Amin Aid et Hugo Vogel (qui a commencé en U19), on pourrait ainsi rajouter Yad Lochereau, vrai numéro 9 arrivé du FC Lyon et qui a déjà connu l’équipe de France U16, Ryad Talbi, paraît-il convoité par le PSG et attaquant à la lyonnaise, complet, avec une bonne technique, capable aussi bien de passer, de percuter et de marquer, ou Yannis Lagha, meilleur buteur U16 de l’OL l’an passé. Quelques 2005 viendront aussi compléter ce groupe, comme Antonin Marsin qui avait offert la victoire en finale contre le PSG au tournoi de Sens 2018, un défenseur central ou numéro 6 au grand gabarit, Pape Fuhrer, milieu qui a lui aussi brillé dans certains tournois de jeunes, ou Yacine Chaïb, offensif très technique au format de poche.

Et tout ça se voit déjà !

La première journée du championnat U17 National contre le FC Lyon a d’ailleurs été l’occasion de confirmer ces trois éléments, avec une victoire à cinq buts, du jeu, des talents et un Barlet très pédagogue.

OL : Patouillet – Djime, Barisic (Antunes, 71e), Degorce (Nouri, 80e) – Ali Hassan, Ramaj, Marsin, Chaïb – El Djebali (cap.) – Talbi (Charid, 71e), Lochereau.

Une composition très offensive, avec trois défenseurs centraux, un vrai numéro 6, puis des profils offensifs : Ramaj, que l’on a connu plus haut sur le terrain, était cette fois reculé aux côtés de Marsin, et les deux joueurs de cotés étaient plus des ailiers que des défenseurs. On notera l’absence de Fougeu, Aid ou encore Lagha, et le retour de Téo Barisic apres 1 an sans jouer a cause d’une blessure au genou.

L’OL domine rapidement le match et ouvre le score par El Djebali (7e) apres une frappe de Ramaj repoussé epar le gardien. Le deuxième but arrive rapidement avec un contre son camp sur un corner de Ramaj (29e) et l’OL continue de dérouler malgré un trop grand nombre de fautes qui ont un peu haché la première période. Juste après avoir failli marquer sur un exploit personnel, Talbi marque le troisième en deuxième période (64e). Les deux derniers buts viennent conclure de belles actions collectives, par El Djebali après un jeu à trois avec Ramaj et Chaib (78e) et par Lochereau sur une passe très altruiste d’El Djebali (87e).

On retiendra aussi de ce large succès les interactions de Barlet avec ses joueurs, avec qui il parle toujours avec bienveillance et dans l’esprit du jeu. « Pour quoi faire ? » est certainement la phrase qui est le plus revenue, preuve d’une volonté incessante de faire réfléchir ses joueurs et de les responsabiliser. Mais aussi « Quatre sous le ballon, on ne veut jamais voir ça ! », pour demander a un de ses défenseurs centraux de monter pour compenser le décrochage d’un milieu. Ou encore ces consignes pour demander aux joueurs de ne pas balancer à la relance, et si la passe est ratée, ce n’est pas grave, le fautif est encouragé. Des dialogues d’autant plus appréciables à écouter qu’on a aussi l’impression que l’arbitre n’existe pas pour Barlet, qui ne fait jamais un commentaire pour s’en plaindre ou tenter de l’influencer, mais préfère se focaliser sur le jeu. Un plaisir à voir, et à entendre.

Kevin G.

(Photo Damien LG / OL)

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