Les notes de Nice-OL (2-1) : en fait, c’était mieux un match moins fou et le score inverse

Dolberg

LES NOTES. Mis à mal par l’expulsion précoce de Marçal puis mené au score à la demi-heure de jeu, l’OL avait pourtant tout en main pour retourner le match après avoir réussi à égaliser à la fois au score et au niveau des cartons rouges. C’était sans compter sur des intentions frileuses, un arbitrage contestable et des maillons toujours plus faibles. Lyon est sixième à huit points de Rennes et peut préparer ses adieux à la Ligue des Champions pour l’an prochain.

Les notes : Tatarusanu 4 – Marcelo 3, Denayer 4, Marçal nn – Rafael 4, Caqueret 5, T. Mendes 3 , Aouar 5, Cornet 3 – Toko-Ekambi 4, Dembele 4 + Tousart 5

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de Nice-OL (2-1) !

Tout avait pourtant bien commencé pour l’OL dans ce deuxième Nice-Lyon de la semaine : pendant 20 minutes, les Lyonnais montrent des intentions rarement vues ces derniers mois (années ?) avec un pressing haut et cohérent et un collectif plutôt bien huilé. Jusqu’à la 22e minute, on s’est même dit qu’on allait avoir du mal à juger les individualités tant aucun joueur ne paraissait en-dessous (à part Cornet).

Malheureusement, cette 22e minute est le moment choisi par Marçal pour récolter un énième carton rouge (en fait son troisième en trois saisons si Soccerway est à jour, ce qui semble presque décevant). La sentence était certes sévère pour cette fois, Marçal faisant son maximum pour ne pas faire tomber Boudaoui lancé vers le but, mais la scène d’un match bien parti qui tourne sur un rouge évitable commence à être trop habituelle pour ne pas être gênante. Et puisque le sort semble s’acharner sur l’OL, Dolberg ouvre le score dix minutes plus tard sur une frappe mal repoussée par Tatarusanu.

L’OL parviendra à se débattre tant bien que mal, d’abord grâce à un exploit individuel de Houssem Aouar qui offre une égalisation toute faite à Karl Toko-Ekambi puis par un one-man show de Marcelo qui, en soulevant Claude-Maurice pour le jeter par-dessus bord, provoque le pétage de cable d’Adam Ounas et ramène l’OL à 10 contre 10. Malheureusement, à égalité numérique, les Gones ne parviendront jamais à faire jeu égal avec les Niçois, la sortie précoce de Caqueret pour Tousart n’ayant probablement pas aidé l’OL à poser son jeu.

A la 64e minute, Dolberg inscrit son deuxième but en profitant d’une masterclass défensive de l’OL : milieu trop passif, placement ubuesque de Cornet qui confirme qu’il n’est définitivement par arrière gauche, et marquage à la rue de Marcelo qui ouvre la porte du but à l’attaquant danois du Gym. 2-1 pour Nice, les Aiglons ferment boutique et l’entrée de Traoré n’y fera rien : on pourrait dire que l’OL s’est tiré une nouvelle balle dans le pied, mais à force, il ne doit plus rester grand chose de ses orteils.

Thiago Mendes, le gentil fantôme

Il existe un adage sur les milieux de terrain défensifs qui dit que si on ne les voit pas, c’est qu’il font bien leur boulot. Si on suit ce dicton, alors Thiago Mendes fait super bien ton taf depuis plusieurs mois. Totalement invisible à la relance comme à la récupération, celui qui devait être le remplaçant de Tanguy Ndombele enchaîne les prestations insipides au possible. Au tournant de cette rencontre, la sortie de Caqueret pour Tousart en première mi-temps avait de quoi faire grimacer tant le jeune Maxence avait brillé par son activité et ses relances. Le match de Tousart a bien légitimé ce changement dans le sens des entrées, mais on se demande encore pourquoi Thiago Mendes a été autorisé à disputer une nouvelle fois 95 minutes cet après-midi sans apporter quoi que ce soit dans aucun domaine. L’ancien Lillois avait montré de belles choses lors des tous premiers matches de la saison. Après six mois de présence, son bilan est famélique, et sa place dans le onze plus que contestable. Ne reste plus qu’à espérer que le souffle chaud de Bruno Guimaraes dans sa nuque d’ici quelques semaines lui fera retrouver son football… - CM

Rudi can fail

Le coaching de Rudi Garcia ces dernières semaines envoie un message clair : impliquer tout le monde, avec un gros turnover. C’est ainsi que cinq joueurs sont entrés dans le 11 de départ au coup d’envoi cet après-midi par rapport au match de Coupe. Trois jours avant, lors de ce match de Coupe, Rudi Garcia avait choisi six nouveaux joueurs dans son équipe de départ par rapport au match contre Toulouse. Et c’est la tendance habituelle du technicien lyonnais en 2020, où seul le 11 de départ contre Lille comprenait moins de quatre changements par rapport à celui du match précédent. Le calendrier serré est évidemment l’explication la plus logique derrière ses choix, mais n’est-ce pas au détriment des automatismes ?

Surtout que, même entre les matchs, l’OL n’hésite pas à beaucoup changer de système. D’un 4-4-2 à Nantes, puis deux matchs en 4-3-3 contre Lille et Toulouse puis deux matchs avec une défense à trois (3-4-3 jeudi soir, 3-5-2) aujourd’hui. Des systèmes bien différents qui, en partie, n’aident pas l’OL à avoir de la maîtrise. Surtout que dans le jeu, la marge est encore bien trop faible pour se permettre autant de chamboulements. D’ailleurs, des changements forts, Rudi Garcia aurait pu s’en permettre aujourd’hui. On ne reviendra pas sur Thiago Mendes qui aurait légitimement pu être remplacé à deux reprises. Mais Aouar n’aurait-il pas pu finir le match dans le cœur du jeu avec le trio Traoré, Dembele et Toko Ekambi devant ? Utiliser un changement pour sortir Rafael, même avec un carton jaune, est-ce que c’était optimal ? En tout cas sur ce match, Garcia n’a pas semblé très inspiré. - RJ

Dis Tata, pourquoi tu tousses ?

Pas question évidemment de se poser en juges des enflammades, puisqu’on pensait que Bahlouli serait Ballon d’or alors qu’il vient de signer à la Duchère (bon, on l’avoue, on y croit toujours un peu, y aura une place à prendre après les retraites de Messi et Ronaldo). Pas question non plus de faire passer la petite hype Ciprian Tatarusanu des dernières semaines pour une enflammade généralisée, on en était loin. Mais la petite musique est tout de même parvenue à nos oreilles de temps en temps : et si le Roumain méritait la place de numéro 1 d’un Lopes moins décisif que la saison précédente ? Une interrogation qu’on trouvait déjà basée sur pas grand chose : le Roumain avait bien sorti quelques arrêts décisifs, mais son jeu au pied défaillant et sa lenteur à se mettre au sol ne semblaient pas vraiment dessiner le profil d’un gardien titulaire dans un club du calibre de l’OL. Ce qu’a confirmé aujourd’hui une petite boulette sur le premier but niçois, qui prendra désormais sans doute le dessus sur ce fameux premier tir au but contre Lille en demi-finale de Coupe de la Ligue au moment d’évoquer le numéro 30 lyonnais. Sans toutefois, on l’espère, faire oublier que Tatarusanu est un très bon gardien remplaçant, ce qui est plutôt appréciable après des années à claquer des fesses lorsque Lopes était absent. - HH

(Photo OGC Nice)

2 Comments

  1. Thom

    2 février 2020 at 6:51

    Attendez… Marcelo au même niveau dans la notation que Mendes et Cornet ??
    Ça serait pas très sévère et subjectif ? Ok le placement est pas bon sur le deuxième, même si à force de se faire bouffer à gauche ça devient difficile de compenser, j’ai trouvé Marcelo plutôt sérieux

    • Hugo Hélin

      4 février 2020 at 10:35

      C’est rare, mais enfin quelqu’un qui remarque notre gentillesse ! Merci beaucoup !

      Parce que soyons sérieux, s’il faut changer les notes (et je serais plutôt d’accord maintenant que tu l’as fait remarquer) ce serait pour baisser Mendes et Cornet, pas pour monter Marcelo qui se fait lâcher par Dolberg sur les deux buts et qui peut se prendre un rouge débile (même s’il s’en sort bien en faisant expulser un adversaire).

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