Les notes de Nice-OL (1-2) : on est vraiment obligés de revoir la même affiche dimanche ?

Aouar

LES NOTES. L’OL s’est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de France grâce à une victoire 2-1 à Nice à l’issue d’un match pas vraiment mémorable, malgré des dernières minutes animées. Rudi Garcia est encore en course pour devenir le premier entraîneur de l’histoire de l’OL masculin à réussir le quadruplé.

Les notes : Tatarusanu 5 – Tete 4, Marcelo 6, Andersen 4 – Rafael 6, Jean Lucas 5, Tousart 5, Cornet 6 – Traoré 5, Dembélé 6, Cherki 3. + Marçal 5.

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de Nice-OL (1-2) !

L’OL a clairement fait des coupes une priorité cette saison, mais ça n’empêche pas Rudi Garcia de faire tourner son effectif, soit parce qu’il n’a pas le choix (Tatarusanu), soit pour lancer ou relancer des joueurs (Andersen, Jean Lucas, Cherki). C’est sans doute en prenant en compte tous ces éléments que l’OL a évolué dans un inhabituel 3-4-3, qu’on ne reverra sans doute pas de si tôt mais dans lequel l’OL a produit la même chose qu’en 2020 : un match pas incroyable, avec de grosses lacunes techniques dans les sorties de balle. On regrettera ainsi l’absence de jeu en profondeur, qui avait bien marché au tour précédent à Nantes pour trouver Rafael et Maxwel Cornet. Notamment en première mi-temps, lorsque Nice avait du mal à ne pas leur offrir des espaces.

Autre constante de cette nouvelle année, Moussa Dembélé a marqué. Si l’homme aux yeux qui font peur n’a pas été aussi dominant dans le jeu que sur ses dernières prestations, il a parfaitement su enchaîner dans la surface pour profiter d’un centre de Cornet (et d’un trouage de Stanley Nsoki) et pour marquer déjà son huitième but en 2020. Les supporters de l’OL ont peut-être trouvé un nouveau joueur en faveur de qui faire du forcing pour une sélection en équipe de France avant la grande compétition internationale de l’été.

Enfin, comme toujours en 2020, l’OL a gagné (ou s’est qualifié, dans le cas de la demi-finale de Coupe de la Ligue). Même s’il s’en est cette fois fallu d’un tacle incroyablement idiot de Dante et du sang-froid d’Houssem Aouar pour convertir un penalty cadeau à la 93e (à se demander qui est le taulier avec 15 ans de carrière derrière lui entre les deux), quelques minutes à peine après l’égalisation d’Ounas qui avait fait éclater de joie un stade qui se dirigeait pourtant vers 30 minutes de bouillie en rab. Allez comprendre.

Encore une fois, ce n’était pas très beau. Encore une fois, l’OL peut faire sans doute beaucoup mieux dans le jeu. Mais encore une fois, l’OL accumule de la confiance. Il serait maintenant bon de la transformer en maîtrise, car de très gros sommets arrivent. Et ce ne sera pas à chaque fois Dante en face… sauf ce dimanche en Ligue 1. 


Que faire avec Joachim Andersen ?

La question devient légitime. Ne pas le faire jouer, c’est ralentir son adaptation au football français. Le mettre sur le terrain, c’est prendre au moins 50% de chances qu’il fasse une erreur décisive et donc risquer de le couler. S’il est assez mal placé au marquage avant l’égalisation d’Adam Ounas, qui le balade tranquillement pour s’ouvrir un bon angle de frappe, ce n’est pas non plus une énorme erreur individuelle car le bloc lyonnais est trop haut sur cette phase.

Mais c’est globalement le manque d’assurance et d’autorité qu’il dégage qui inquiète. La défense à trois, où il a fait ses meilleurs matchs cette saison (contre le PSG et à Leipzig) et où il est censé être moins exposé, n’a en effet pas changé grand chose. Juste avant l’égalisation niçoise, le même Adam Ounas le déborde ainsi facilement en un-contre-un pour centrer devant le but, ce qui aboutit l’occasion raté par Dolberg sur une talonnade.

Mais comme nous ne sommes pas méchants (enfin, pas tous) et que nous souhaitons vraiment qu’il réussisse, nous allons ressortir deux actions positives de son match : une passe en une touche pour Cornet avant le centre de ce dernier pour le but de Dembélé, et une intervention autoritaire dans la surface devant son compatriote danois Kasper Dolberg. Allez Joachim, muscle ton jeu.

Le pire match de la carrière pro de Cherki ?

Le schéma en 3-4-3 avait un autre intérêt : voir des latéraux occuper pleinement leur couloir, avec d’un côté Rafael dont on sait qu’il aime faire des aller-retour, et de l’autre Cornet qui, ne connaissant pas son poste, se balade un peu partout dans le doute. Le résultat a d’ailleurs été plutôt probant : on a beaucoup vu les deux joueurs, notamment en première mi-temps, et la « construction » est beaucoup passée par les côtés. C’était d’ailleurs nécessaire vu la performance moyenne dans la construction du double pivot : on n’attendait pas grand chose dans le domaine de Tousart, et Jean Lucas confirme qu’il est quand même meilleur quand il peut se projeter sans avoir la responsabilité d’orienter le jeu.

Le grand perdant de ce schéma, et c’était plutôt inattendu, a été Rayan Cherki : il a beaucoup laissé le côté gauche à Cornet pour se recentrer. Jusque là, intention louable, sauf qu’il s’est retrouvé dans un half space (oui, j’écoute Vu du Banc) un peu bâtard et inexploité où il a été très peu servi en première mi-temps, à l’image du but : Cornet prend le couloir et centre de l’autre côté, aucune utilisation de la zone de Cherki. Malheureusement, le fait qu’il touche plus de ballons en deuxième période n’a rien résolu, tant le jeune prodige a été incapable de bonifier ses actions, souvent en s’enfonçant en dribble dans des traquenards, ou même sur un étonnant contrôle raté alors qu’il pouvait se mettre en bonne position de frappe. Heureusement, il semble avoir gagné assez de crédit auprès de Garcia pour ne pas se voir sanctionné tout de suite de cette performance faiblarde.

RJ et NS

(Photo Alexandre Debbache / Kick Off Prod)

One Comment

  1. Lucky

    31 janvier 2020 at 9:51

    Je ne comprends pas comment Dante peut jouer dimanche après le tacle d’hier…

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