Les notes de Montpellier-OL (2-1) : c’est reparti pour un four

MHSCOL

LES NOTES. C’est la fin de l’été, même si les températures élevées ne le laissent pas forcément deviner. Et qui dit fin de l’été dit moment où l’on se rend compte que les amourettes d’été resteront des amourettes, et que ce qui s’est passé dans la moiteur de belles nuits portugaises ne sera qu’un doux souvenir sur lequel il sera impossible de bâtir un avenir. On arrêtera toutefois là le parallèle avec l’OL en espérant que les dernières minutes plus excitantes à 10 qu’à 11 aient donné envie à certains d’avoir des gamins. Sur le terrain, s’entend.

Anthony Lopes (4). Il n’a toujours pas eu grand-chose à faire, et il a cette fois mal lu l’intention de Savanier sur sa panenka et ne pouvait rien sur la patate du même. Le fait d’être si peu sollicité sur ce début de saison est peut-être plutôt prometteur, même si ça ne consolera pas grand-monde après une défaite où l’utilisation du ballon par l’OL a été inquiétante.

Marcelo (6) a confirmé que le passage à la défense à trois lui avait fait du bien, avec un match solide et où il aura même apporté le danger sur corner. On aura presque des regrets quand Besiktas reviendra le chercher.

Joachim Andersen (3) a lui confirmé que plus le temps passe et plus il ressemble à une erreur de casting. Les deux ou trois actions sur lesquelles on veut voir du positif sont systématiquement pourries par d’autres où il ressemble à un enfant perdu. Quel que soit l’avis que l’on a sur son potentiel et la probabilité qu’il le montre sur un terrain à très haut niveau, il est pour l’instant difficile de faire confiance à un central pouvant paniquer à n’importe quel moment. Si Florian Maurice veut rapatrier une autre de ses pépites à Rennes, on est prêts à lui faire au tarif d’achat.

Jason Denayer (4) a inspiré une vanne à Rudi Garcia plutôt qu’à nous, puisque le coach l’a fait passer milieu défensif pendant une vingtaine de minutes du retour des vestiaires à son remplacement à la 68e par Melvin Bard (très disponible sur son côté gauche et qui parle clairement le même football que les bons joueurs de l’effectif – c’est facile, ce sont globalement ceux formés au club plus Memphis et Bruno). Sacré Rudi, ça nous rappelle l’époque où tu faisais ça en Ligue des Champions pour éviter de mettre Caqueret !

Léo Dubois (4). Point de bonus totalement inattendu : il a tiré plusieurs corners et contribué à ce que cet exercice soit beaucoup plus dangereux qu’à l’accoutumée. Pour le reste, il a été éliminé les doigts dans le pif par son vis-à-vis une paire de fois dans une entame de match compliquée et a apporté une contribution offensive trop limitée dans ce système. Peut-être une ouverture pour recycler Toko piston droit ?

Maxwel Cornet (3). Si vous avez ouvert un article du Libéro Lyon sur une défaite de l’OL, vous vous attendez vraisemblablement à voir Maxwel Cornet se faire incendier. Pour ne pas être là où vous nous attendez, on ne va pas développer sur ses lacunes habituelles à un poste qui est toujours inhabituel. A saluer, des centres forts devant le but plutôt dangereux dont un ou deux réussis, qui nous feraient presque adhérer au plan de jeu de Garcia. Pendant 30 minutes maximum, car le latéral lyonnais a ensuite tout simplement disparu. Remplacé par Moussa Dembélé (74e)


Maxence Caqueret (6). Sa disponibilité est une bouffée d’air frais dans une attaque très statique. Efficace à la récupération, avec toujours un volume de jeu qui est devenu une valeur sûre. Il est tellement indiscutable que son match ce soir est presque dans la moyenne basse, avec deux ballons perdus (!) – dont un récupéré dans la foulée après un sprint monumental.

Bruno Guimaraes (4). Pas vraiment son meilleur match non plus, avec un jaune précoce sur une intervention en retard. Il n’a d’ailleurs jamais vraiment donné l’impression d’être dans le rythme. Néanmoins, c’est lui, sur une récupération haute, qui provoque la seule occasion lyonnaise de la première mi-temps avec le centre de Cornet pour le poteau de Toko-Ekambi. Sa récupération enchaînée avec un petit pont sur Le Tallec permettra d’étoffer sa compilation d’highlights, c’est déjà ça de pris. Remplacé par Jean Lucas (55e).

Houssem Aouar (non noté). C’est avec Caqueret une des seules sources de satisfaction du début de match : dans un collectif aussi pauvre, on le reconnaît à la moindre touche de balle par sa gestuelle et son envie d’aller vers l’avant. Mais son match est forcément descendu par son carton rouge (même si on le met en « non noté » parce qu’on l’aime bien, si ça avait été Marcelo on aurait dit que 43 minutes c’est suffisant pour faire une exception, hé hé) : s’il peut être jugé sévère, on a quand même du mal à se dire qu’il n’avait pas d’autre solution que coller sa semelle sur le tibia adverse à 100 mètres de ses buts. Si c’était sa dernière apparition avec l’OL, on espère au moins que la vidéo Insta d’adieu sera belle.

Tino Kadewere (2). On regrettait de ne pas l’avoir plus vu contre Bordeaux, car on souhaitait voir ce que l’attaquant pouvait apporter comme variété dans l’attaque lyonnaise. On a eu plus de temps de jeu cette fois, mais on a vu exactement la même chose. Remplacé par Memphis Depay (55e) qui a dans un premier temps tout raté, puis mis un cachou sur penalty permettant aux plus optimistes d’y croire.

Karl Toko-Ekambi (2). On regrettait de l’avoir autant vu contre Bordeaux, car on considérait avoir vu tout ce qu’il ne pouvait pas apporter comme variété dans l’attaque lyonnaise. On a subi (un peu) moins de temps de jeu cette fois ci, mais on a vu exactement la même chose. Remplacé par Rayan Cherki (68e) qui a fait exactement ce qu’on attend de lui : apporter de la variété, provoquer, être décisif. Dommage que l’OL n’ait pas besoin de ça en ce moment.

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