Les notes d’OL-Juventus (1-0) : la commedia dell’Tousarte

Tousart

LES NOTES. Après l’affaire de l’entraîneur clown dans la journée, l’OL a remporté une victoire de prestige contre la Juventus dans la soirée (1-0) grâce à un but de Lucas Tousart. Et grâce à un Bruno G. gigantesque pour sa première en Ligue des Champions.

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d’OL-Juventus (1-0) !

On s’attendait à ce que la défense soit mise à l’épreuve, elle n’a finalement pas trop souffert. Bien en place et pas vraiment mise hors de position par une Juventus sans grandes idées, elle s’est toutefois fait quelques frayeurs. Mais bien moins que prévu. Anthony Lopes (6) a ainsi inquiété sur deux centres de CR7 depuis la gauche très mal lus en début de match, puis s’est plus ou moins retrouvé au chômage technique. À part d’autres centres, mieux gérés cette fois.

Jason Denayer (6) a bien géré Cristiano Ronaldo, même s’il en a laissé pour Marcelo (6) qui s’est embrouillé avec CR7 en fin de match. Un moment forcément plus tendu, où l’OL l’a joué à l’italienne et où le jeu aérien du Brésilien a fait du bien dans la surface. Fernando Marçal (5) a lui toujours semblé à la limite de la rupture (ou du péno, ou du carton rouge), avec notamment un check VAR pour « potential red card » puis une vilaine faute par-derrière juste devant la surface lors du premier quart d’heure. Mais il n’a pas cédé, à l’image de toute la défense.

Léo Dubois (5). Comme Cornet, il a commencé à défendre tellement bas qu’on a cru qu’il allait finir la soirée dans l’Ain. Puis il s’est rendu compte qu’il y avait mieux à faire. Il n’a pas trop emmerdé Sandro et laissé Cristiano seul au monde (et à Denayer), mais s’est montré assez propre dans le camp adverse. Les jours de L1, on aurait été méchants. Mais contre la Juve, c’était franchement pas si mal. Remplacé par Kenny Tete (78e).

Lucas Tousart (7). positionné à droite d’un milieu à 3, il a été intéressant dans un rôle de harceleur, chargé de bloquer et densifier la zone de Rabiot, Sandro et Cristiano. Il n’a jamais hésité à proposer des solutions, y compris en profondeur, malgré des limites dans l’exécution technique. Son gros match dans le combat a été ponctué d’un but sur lequel il aura su être au bon endroit, au bon moment.

Bruno Guimaraes (8). On dirait qu’il est là depuis des mois (même si à la relecture ce n’est pas forcément un compliment). Pour sa première en LDC et son second match avec l’OL, il a livré une masterclass en première mi-temps dans un rôle de sentinelle. Première rampe de lancement, il aura été quasi toujours juste balle au pied. Mais ce qui a le plus frappé les esprits, c’est sa mobilité et sa capacité à toujours demander le ballon dans les bonnes zones. Il a changé le jeu de l’OL, et n’a commis sa vraie première faute technique qu’à la 57e sur une relance trop longue pour Marçal, sous pression du pied gauche. Un sombrero mémorable à la 68e, et en relance s’il vous plait, sur Cuadrado. Précieux de bout en bout.

Houssem Aouar (7). Mis sous pression par Aulas en début de semaine, il a répondu présent en livrant un match de haut vol. Malgré quelques imprécisions sur des situations offensives en première MT, il a soulagé l’équipe par sa capacité à absorber la pression et à offrir des solutions axiales. Une action de classe sur le but qui aura fait voler en éclats la défense de la Juventus et sur laquelle JMA a dû entendre un bruit de tiroir-caisse. 

Maxwel Cornet (6). Quand l’OL impose à ses supporters d’être gentils pour ne pas risquer un procès, on aurait aimé de dire tout le mal que l’on pense de ce replacement en latéral gauche qui n’a pas vraiment de sens à l’échelle de l’histoire de Lyon et du football. Mais il a fait le job, avec notamment un sauvetage à la 24e sur un centre vicelard de Cristiano. Le reste fut sans génie mais dans les clous. Et c’est comme pour qui vous savez : si c’est pour partir dans le ventre mou de Bundesliga à la fin du printemps, alors on gardera un bon souvenir de la soirée. Remplacé par Joachim Andersen (81e) pour les dix dernières minutes serrage de fesses.

Karl Toko Ekambi (6). Dans ce 5-3-2 avec deux solides devant, il a fait le taf. Même quand il n’était pas hyper précis, Aouar et Bruno se démerdaient bien avec ce qu’il faisait. Puis il a eu les meillleures – autres – occases, dont cette tête sur la barre sur un corner d’Aouar (21e). Tellement intégré dans l’histoire de l’OL qu’il a failli marqué sur une galette de… Pjanic (41e). Sorti cramé (à la 66e pour Martin Terrier), et c’est plutôt une bonne nouvelle.

Moussa Dembélé (6). Une première action à se marcher sur les pieds avec Toko Ekambi, ce qui laissait augurer d’une parodie de match improvisé. Mais vu ce que l’OL maîtrisait depuis trois mois (trois ans ?), l’impro était plutôt une bonne idée. Et le grand Moussa, attaquant de formation, a fait un match défensif de toute beauté, des nombreux coups de pied arrêtés repoussés à la petite faute à l’italienne en fin de match. Pas là où on l’attendait, mais difficile de faire plus beau symbole.

(Photo UEFA)

One Comment

  1. Gone with the wind

    27 février 2020 at 12:15

    J’aurais donné plus à Dubois, que j’ai trouvé très serein jusqu’à sa baisse physique, et je vous trouve sévère avec Marçal, combatif et omniprésent. Par contre Denayer est bien payé avec votre 6 et m’a beaucoup plus inquiété que ses confrères en défense.
    Sinon c’est bien vu pour le match de Dembele, cramé en fin de rencontre pour avoir beaucoup participé aux tâches défensives. Et bien sûr, grande presta du milieu ce soir !

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